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ÉDITORIAL : Cisjordanie, l’annexion silencieuse — quand Israël enterre l’idée même de Palestine
Crédit: Adobe Stock

Un enterrement en règle

Les accords d’Oslo, signés en 1993, avaient divisé la Cisjordanie en trois zones : A (contrôle palestinien), B (contrôle mixte), C (contrôle israélien). Aujourd’hui, Israël s’attaque aux zones A et B. Il y étend son administration, son droit, sa police. Il y facilite l’installation de colons. Il y retire à l’Autorité palestinienne ses derniers pouvoirs.

Bezalel Smotrich, ministre d’extrême droite et colon lui-même, ne s’en cache pas : « Nous approfondissons nos racines dans toutes les régions de la Terre d’Israël et enterrons l’idée d’un État palestinien. » Israël Katz, ministre de la Défense, enfonce le clou : « La Judée-Samarie [nom biblique de la Cisjordanie] est le cœur du pays. »

Les accords d’Oslo sont morts. Israël a signé leur arrêt de mort.

La communauté internationale, complice silencieuse

Et le monde ? Il regarde. Il condamne, mollement. Il « s’inquiète ». Mais il ne fait rien. Les États-Unis, principal allié d’Israël, se contentent de rappeler qu’ils « ne soutiennent pas l’annexion ». L’Union européenne émet des « réserves ». L’ONU « appelle au respect du droit international ».

Mais pendant ce temps, Israël avance. Il construit. Il annexe. Il efface la Palestine de la carte. Et personne ne l’arrête. Personne ne sanctionne. Personne ne fait vraiment pression.

La complicité, parfois, se mesure à ce qu’on ne fait pas.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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