Skip to content
ÉDITORIAL : L’Europe tombe, l’Amérique regarde — Le scandale Epstein ou l’art de l’impunité sélective
Crédit: Adobe Stock

Le cas Mandelson : quand l’ambassadeur devient un fardeau

Peter Mandelson, ancien commissaire européen et ministre britannique, a été nommé ambassadeur du Royaume-Uni aux États-Unis en février 2025. Un an plus tard, il est contraint à la démission après que les dossiers Epstein ont révélé l’étendue de ses échanges avec le financier. Un email de 2014 montre qu’Epstein organisait des réunions téléphoniques avec d’anciens Premiers ministres, comme l’Australien Kevin Rudd. Mandelson n’est pas un cas isolé : en Norvège, en France, en Allemagne, des figures politiques ou économiques sont éclaboussées. Certaines démissionnent. D’autres, comme le PDG du Forum économique mondial, Borge Brende, expriment des « regrets » tardifs.

Mais aux États-Unis, les mêmes noms resurgissent, sans conséquence. Elon Musk, dont les échanges avec Epstein sont documentés, continue de façonner l’avenir technologique du monde. Steve Bannon, dont les briefings à Epstein sur les politiques européennes sont consignés, reste une figure influente de l’extrême droite américaine. Et Donald Trump, dont la proximité avec Epstein est connue depuis des décennies, se contente de hausser les épaules : « Je n’ai rien à me reprocher. »


À quel moment avons-nous décidé que certains étaient au-dessus des règles ? À quel moment avons-nous accepté que la puissance efface les crimes ? Les victimes d’Epstein, elles, n’ont pas cette chance. Leurs vies, brisées à jamais, ne bénéficient d’aucun « regret » ni d’aucune immunité.

La Russie dans l’ombre : Epstein, Poutine et les services secrets

Les documents révèlent que des officiels russes, formés par le FSB, entretenaient des liens avec Epstein. Le financier a même tenté d’organiser une rencontre avec Poutine. Ces révélations devraient faire trembler les chancelleries. Pourtant, à Washington, on préfère parler d’autre chose. Comme si l’implication de la Russie dans ce réseau n’était qu’un détail, une anecdote de plus dans le grand roman de la géopolitique.

En Europe, on démissionne. En Amérique, on minimise. Et pourtant, les faits sont les mêmes : des élites qui ont fermé les yeux, des institutions qui ont failli, des victimes qui attendent toujours justice.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu