Le message envoyé à l’Ukraine
Lizzie Johnson couvrait la guerre en Ukraine. Elle était là où les bombes tombent, où les civils meurent, où l’histoire s’écrit dans le sang et les décombres. Elle faisait ce travail essentiel : témoigner. Montrer au monde ce que Poutine inflige à un peuple qui n’a rien demandé. Documenter les crimes de guerre pour que personne ne puisse dire « on ne savait pas ».
Et puis un jour, un courriel. Un message froid, administratif, inhumain. Licenciée. En pleine zone de guerre. Sa réaction, sur les réseaux sociaux : « Je suis sans voix. » Nous aussi. Le Washington Post, le journal qui prétend que « Democracy Dies in Darkness », vient d’éteindre une des rares lumières qui éclairaient encore les horreurs du Donbass.
Quand on licencie une correspondante de guerre pendant qu’elle couvre un conflit, on ne fait pas qu’économiser un salaire. On envoie un message. On dit au monde : la vérité sur cette guerre ne vaut pas le prix d’un billet d’avion retour. On dit aux victimes : vos souffrances ne méritent plus d’être racontées. On dit aux bourreaux : dormez tranquilles, plus personne ne regarde.
Le prix du silence
L’Ukraine perd plus qu’une journaliste aujourd’hui. Elle perd un témoin. Un relais. Une voix qui portait ses cris jusqu’aux oreilles de l’Amérique. Et ce n’est pas un hasard si cette voix est réduite au silence précisément maintenant, alors que Donald Trump revient au pouvoir avec ses promesses de « deal » avec Moscou.
Car oui, parlons-en, de Trump. Parlons de ce président qui a déclaré au Washington Post lui-même : « Le Washington Post est nul et vous avez une très mauvaise attitude. » Parlons de cet homme que Jeff Bezos a choisi de courtiser plutôt que de défier. Parlons de cette investiture où le propriétaire du journal était assis au premier rang, souriant, pendant que ses journalistes se faisaient égorger.
Bezos et Trump : la danse macabre
Le rapprochement qui explique tout
Octobre 2024. Le Washington Post s’apprête à publier son endorsement pour l’élection présidentielle. La tradition veut que le journal soutienne un candidat. Cette année-là, la rédaction avait choisi Kamala Harris. Normal : face à Trump, face à ses mensonges documentés, face à son assaut sur le Capitole, face à ses appels à la violence, le choix semblait évident.
Et puis Jeff Bezos a dit non. Pas d’endorsement. Pour la première fois depuis des décennies, le Washington Post resterait muet sur la course à la Maison-Blanche. La raison officielle? « Revenir aux origines du journal. » La raison réelle? Bezos avait des contrats avec le gouvernement fédéral. Amazon Web Services fournit le cloud à la CIA. Blue Origin, sa société spatiale, dépend des contrats de la NASA. Critiquer Trump, c’était risquer des milliards.
Alors voilà. Le journal qui a fait tomber un président préfère maintenant s’agenouiller devant un autre. Le journal qui affichait fièrement « Democracy Dies in Darkness » a choisi d’éteindre lui-même les lumières. Et le slogan sonne désormais comme un aveu, pas comme un avertissement.
L’argent de Melania
Mais attendez, il y a pire. Jeff Bezos aurait versé des dizaines de millions de dollars à Melania Trump pour un documentaire. Des dizaines de millions. Pour la femme du président qu’il prétendait autrefois affronter. Pour s’attirer les bonnes grâces d’un homme qui l’avait publiquement attaqué, menaçant même de lui créer des « problèmes antitrust ».
Imaginez la scène. D’un côté, Bezos signe des chèques à Melania. De l’autre, ses propres journalistes — ceux qui auraient pu enquêter sur ces transactions, sur ces conflits d’intérêts, sur cette corruption déguisée en mécénat — reçoivent leur lettre de licenciement. La coïncidence est tellement parfaite qu’elle en devient insultante.
Le Watergate inversé
De chasseur à chassé
1972. Deux jeunes journalistes, Bob Woodward et Carl Bernstein, commencent à tirer sur un fil. Un cambriolage au siège du Parti démocrate. Des connexions avec la Maison-Blanche. Des mensonges, des écoutes illégales, des fonds secrets. Fil après fil, ils démêlent la pelote jusqu’à ce que le président des États-Unis soit contraint de démissionner.
Le Washington Post avait alors un propriétaire courageux : Katharine Graham. Une femme qui a résisté aux pressions de Nixon, aux menaces sur ses licences de diffusion, aux intimidations de toutes sortes. Elle a tenu. Le journal a tenu. Et pourtant, personne n’aurait parié sur leur victoire. Et l’Amérique a découvert que personne, pas même le président, n’était au-dessus des lois.
Cinquante ans plus tard, le même journal appartient à un homme qui invite le pouvoir à son mariage avec sa fiancée, qui finance la famille du président, qui musèle sa propre rédaction. Katherine Graham doit se retourner dans sa tombe. Le Washington Post n’enquête plus sur le pouvoir. Il rampe devant lui.
Les fantômes de la salle de rédaction
Dans les couloirs du Post, les fantômes de Woodward et Bernstein doivent errer, incrédules. Woodward est encore vivant, d’ailleurs. Il a 81 ans. Il a passé sa vie dans ce journal. Il a vu des présidents tomber et d’autres se relever. Et maintenant, il voit 300 de ses collègues jetés à la rue pendant que le propriétaire fait des courbettes à Mar-a-Lago.
Qu’aurait fait Katharine Graham aujourd’hui? Aurait-elle accepté de censurer un endorsement? Aurait-elle versé des millions à la femme d’un président hostile? Aurait-elle sacrifié sa rédaction pour protéger ses contrats gouvernementaux? La question se pose. La réponse, hélas, est évidente.
La mort de la presse libre
Un symptôme, pas une exception
Ne nous y trompons pas : ce qui arrive au Washington Post n’est pas un cas isolé. C’est un symptôme. Le Los Angeles Times a fait pareil. Pas d’endorsement. Licenciements massifs. Les hedge funds rachètent les journaux locaux pour les vider de leur substance. Les milliardaires transforment les rédactions en jouets politiques. La presse américaine agonise, et personne ne semble s’en émouvoir.
Facebook et Google aspirent les revenus publicitaires. Les abonnements s’effondrent. Les fake news prolifèrent. Et pourtant, on continue de parler de la presse comme si elle était en pleine santé. Et pendant ce temps, les vrais journalistes, ceux qui vérifient, qui enquêtent, qui recoupent, se retrouvent au chômage. Le quatrième pouvoir n’a plus les moyens de contrebalancer les trois autres.
On dit souvent que la liberté de la presse est le baromètre de la démocratie. Si c’est vrai, alors le baromètre américain vient de dégringoler. Et nous, en Europe, nous regardons ça avec l’illusion que ça ne pourrait pas nous arriver. Mais les mêmes forces sont à l’œuvre partout. Les mêmes milliardaires. Les mêmes algorithmes. La même indifférence.
Le modèle économique de l’extinction
Le Washington Post a perdu 100 millions de dollars. C’est beaucoup pour un journal. C’est rien pour son propriétaire. Mais Bezos a fait un calcul : le coût politique d’un journal indépendant est supérieur au bénéfice d’image qu’il lui rapporte. Mieux vaut un journal docile, même déficitaire, qu’un journal libre qui pourrait nuire à ses intérêts commerciaux.
C’est ça, le nouveau modèle. Les médias ne sont plus des contre-pouvoirs. Ce sont des actifs stratégiques. Des leviers d’influence. Des outils de négociation. Bezos ne possède pas le Washington Post pour gagner de l’argent. Il le possède pour en éviter de perdre ailleurs. Pour avoir un siège à la table. Pour que les présidents réfléchissent à deux fois avant de s’attaquer à Amazon.
Les victimes oubliées
27 ans de maison, une ligne comptable
Dave Sheinin a travaillé 27 ans au Washington Post. Vingt-sept ans. Presque trois décennies à couvrir le sport américain, à raconter les victoires et les défaites, à donner une voix aux athlètes et aux fans. 27 ans de deadlines, de nuits blanches, d’articles écrits dans les vestiaires et les stades. 27 ans de vocation.
Et puis un jour, terminé. Merci pour vos services. Bonne chance pour la suite. Voici la porte. Pas de cérémonie. Pas d’au revoir digne de ce nom. Juste un courriel et un carton à remplir. Après 27 ans, Dave Sheinin n’est plus qu’une « ligne comptable » qu’on efface pour améliorer le bilan trimestriel.
Pour nous, c’était une vocation. Pour eux, ce n’est qu’une ligne comptable. Cette phrase devrait être gravée au fronton de tous les journaux rachetés par des milliardaires. Elle résume tout. La passion contre les chiffres. L’humanité contre les algorithmes. La vérité contre le profit. Et le profit gagne. Toujours.
Les critiques littéraires à la poubelle
Parmi les 300 licenciés, il y a aussi des critiques littéraires. Ces gens qui lisent les livres, qui les analysent, qui aident les lecteurs à naviguer dans l’océan des publications. Ces passeurs de culture. Ces gardiens du sens. On n’en a plus besoin, apparemment. L’intelligence artificielle fera le travail. Ou personne ne le fera. Peu importe.
C’est ça aussi, le message : la culture n’a plus de valeur. La réflexion n’a plus de valeur. Seul compte ce qui clique, ce qui buzz, ce qui engage. Les longs articles fouillés? Trop chers. Les enquêtes de plusieurs mois? Pas rentables. Les chroniques littéraires? Obsolètes. Le Washington Post se transforme en machine à contenus, et les journalistes sont remplacés par des producteurs de flux.
Trump le vainqueur
La vengeance servie froide
Donald Trump déteste le Washington Post. Il l’a dit et répété. « Fake news ». « Ennemi du peuple ». « Journal nul ». Pendant des années, le Post a enquêté sur ses mensonges, ses affaires, ses conflits d’intérêts. Pendant des années, Trump a fulminé, menacé, insulté. Et maintenant, regardez-le : il a gagné.
Le journal qui l’a le plus combattu est à genoux. Son propriétaire mange dans sa main. Ses journalistes sont virés par centaines. Trump n’a même pas eu besoin de lever le petit doigt. Il lui a suffi de revenir au pouvoir. Le reste s’est fait tout seul. La peur a fait le travail. La lâcheté a terminé le boulot.
Il y a une ironie cruelle dans cette situation. Trump a toujours accusé le Washington Post de le persécuter. Il disait que Bezos utilisait le journal pour le détruire. C’était faux, bien sûr. Mais maintenant, c’est l’inverse qui est vrai : Bezos utilise le journal pour séduire Trump. Et le journal en meurt.
Le message aux autres
Ce qui arrive au Washington Post est aussi un avertissement. Un message envoyé à tous les médias américains : tenez-vous tranquilles. Ne cherchez pas les ennuis. Jouez le jeu. Car si le Post peut être mis au pas, si le journal du Watergate peut être domestiqué, alors personne n’est à l’abri.
Les rédactions du New York Times, du Wall Street Journal, de CNN regardent ce qui se passe et prennent des notes. Ils voient ce qu’il en coûte de défier le pouvoir. Ils calculent les risques. Et certains, beaucoup peut-être, choisiront la prudence. C’est-à-dire la soumission. C’est-à-dire le silence.
Democracy Dies in Darkness
Le slogan devenu prophétie
Quand le Washington Post a adopté son slogan « Democracy Dies in Darkness », c’était une mise en garde. Un rappel que la démocratie a besoin de lumière, de transparence, de vérité. C’était un engagement implicite : nous serons cette lumière. Nous éclaircirons les zones d’ombre. Nous empêcherons la nuit de tomber.
Aujourd’hui, le slogan sonne comme une prophétie autoréalisatrice. Le Post éteint ses propres lumières. Il ferme les bureaux à l’étranger. Il licencie les enquêteurs. Il musèle les éditorialistes. La démocratie meurt dans l’obscurité, et c’est le Washington Post lui-même qui tire les rideaux.
« Democracy Dies in Darkness. » Cinq mots. Vingt-cinq lettres. Et chacune de ces lettres est maintenant une accusation. Le journal ne protège plus la démocratie. Il la regarde mourir. Pire : il participe à son agonie. Le slogan devrait être retiré. Ou alors changé. « Democracy Dies. We Watched. »
Ce que nous avons perdu
Qu’est-ce qu’on perd exactement quand 300 journalistes sont licenciés? On perd des enquêtes qui ne seront jamais menées. Des scandales qui ne seront jamais révélés. Des abus qui ne seront jamais dénoncés. On perd des témoins. Des vigies. Des empêcheurs de tourner en rond. On perd un peu de la capacité collective à savoir ce qui se passe vraiment.
Et ça, ça n’a pas de prix. Ou plutôt si : ça a un prix, et ce prix est la démocratie elle-même. Sans journalistes, pas d’information fiable. Sans information fiable, pas de citoyens éclairés. Sans citoyens éclairés, pas de démocratie fonctionnelle. C’est aussi simple que ça. Et aussi tragique.
L'argent roi
200 milliards contre 100 millions
Mettons les chiffres en perspective. Jeff Bezos pèse plus de 200 milliards de dollars. Le Washington Post a perdu 100 millions l’an dernier. Cela représente 0,05% de la fortune de Bezos. Un vingtième de un pour cent. Si vous aviez 1 000 dollars en banque, cela équivaudrait à une perte de 50 cents.
Cinquante cents. C’est pour ça qu’on licencie 300 personnes. C’est pour ça qu’on ferme des bureaux à l’étranger. C’est pour ça qu’on démantèle une institution centenaire. Cinquante cents symboliques que l’homme le plus riche du monde refuse de sortir de sa poche. L’avarice élevée au rang de philosophie d’entreprise.
On nous dit que les milliardaires créent de la valeur. Qu’ils sont des bienfaiteurs. Qu’ils font tourner l’économie. Mais regardez ce que fait Bezos : il détruit une institution démocratique pour économiser l’équivalent de ce qu’il gagne en dormant. La valeur qu’il crée, c’est pour lui. La destruction, c’est pour nous.
Le journalisme n’est pas une entreprise
Le problème fondamental est là : on traite le journalisme comme une entreprise ordinaire. Profits. Pertes. Rentabilité. Actionnaires. Mais le journalisme n’est pas une entreprise ordinaire. C’est un service public. Une infrastructure démocratique. Un bien commun. Et on ne gère pas un bien commun comme on gère une usine de smartphones.
Les pompiers ne sont pas rentables. Les écoles ne sont pas rentables. Les tribunaux ne sont pas rentables. Et pourtant, on les finance. Parce qu’une société a besoin de pompiers, d’écoles et de tribunaux. Elle a aussi besoin de journalistes. Mais ça, les milliardaires ne veulent pas l’entendre. Le journalisme doit rapporter, sinon il disparaît.
Et maintenant?
Les leçons à tirer
Que faire face à ce désastre? D’abord, ouvrir les yeux. Comprendre que ce qui arrive au Washington Post n’est pas un accident. C’est le résultat logique d’un système où la presse est une marchandise et les journalistes des coûts à réduire. Comprendre que les milliardaires ne sont pas les sauveurs du journalisme. Ils en sont les fossoyeurs.
Ensuite, agir. Soutenir les médias indépendants. S’abonner aux journaux qui résistent. Financer le journalisme d’investigation. Refuser de lire les sites qui ne font que du clic et du buzz. Chaque euro, chaque dollar dépensé pour un journalisme de qualité est un vote pour la démocratie. Chaque abonnement annulé chez un média vendu est un message envoyé.
Nous ne sommes pas impuissants. Pas encore. Le journalisme peut survivre sans les milliardaires. Il l’a fait pendant des siècles. Mais il faut que les citoyens décident que la vérité a de la valeur. Que l’information fiable mérite d’être payée. Que la démocratie vaut plus que le prix d’un café par mois.
L’espoir malgré tout
Car oui, il reste de l’espoir. Il reste des journalistes qui n’abandonneront pas. Des rédactions qui tiennent bon. Des lecteurs qui comprennent l’enjeu. Lizzie Johnson, licenciée en zone de guerre, continuera probablement à écrire. Dave Sheinin, après 27 ans de maison, trouvera peut-être une autre tribune. La vocation ne s’éteint pas avec un courriel de licenciement.
Et puis il y a la colère. Cette colère saine qui monte quand on voit l’injustice. Cette indignation qui refuse de se taire. 300 journalistes viennent d’être sacrifiés. Mais leurs collègues voient. Le public voit. L’histoire jugera. Et Bezos, malgré ses 200 milliards, ne pourra pas acheter le verdict de l’histoire.
Conclusion : Le silence qui parle
Ce que nous devons retenir
Le Washington Post était un symbole. Le journal qui avait fait tomber Nixon. Le gardien de la démocratie américaine. Le phare dans la nuit. Aujourd’hui, ce phare s’éteint. Non pas parce que le pétrole manque, mais parce que son propriétaire a décidé que la lumière coûtait trop cher. Ou plutôt, qu’elle éclairait des choses qu’il préférait laisser dans l’ombre.
300 journalistes. 300 voix réduites au silence. 300 plumes brisées. Et derrière ce chiffre, des milliers d’articles qui ne seront jamais écrits. Des enquêtes qui ne seront jamais menées. Des vérités qui resteront enfouies. Le prix de cette décision ne se mesure pas en dollars. Il se mesure en démocratie perdue.
Le dernier mot
« Democracy Dies in Darkness », disait le slogan. Et bien, la voilà, l’obscurité. Elle n’est pas venue d’un dictateur étranger. Elle n’est pas venue d’une loi liberticide. Elle est venue de l’intérieur. D’un propriétaire qui a préféré son portefeuille à ses principes. D’un système qui transforme tout, même la vérité, en marchandise.
Et pourtant, au milieu de cette nuit qui tombe, une certitude demeure : tant qu’il y aura des gens pour refuser le silence, tant qu’il y aura des plumes pour écrire ce qui dérange, tant qu’il y aura des lecteurs pour chercher la vérité, la flamme ne s’éteindra pas complètement. Le Washington Post a peut-être trahi sa mission. Mais la mission, elle, survit. Elle cherche simplement de nouveaux porteurs. Et elle les trouvera.
Signé Maxime Marquette
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Cet éditorial part du principe que la liberté de la presse est un pilier fondamental de la démocratie et que son affaiblissement constitue une menace pour tous les citoyens. Le licenciement massif de journalistes au Washington Post est analysé comme un symptôme d’une crise plus large du journalisme indépendant face aux intérêts économiques et politiques. Jeff Bezos est critiqué non en tant qu’individu mais en tant que représentant d’un système où la concentration de la richesse permet à quelques personnes de contrôler l’information.
Méthodologie et sources
L’analyse s’appuie sur les déclarations publiques des journalistes licenciés, notamment Dave Sheinin et Lizzie Johnson, sur les faits documentés concernant la décision de Bezos de bloquer l’endorsement présidentiel en octobre 2024, et sur les informations financières disponibles concernant les pertes du journal et la fortune de son propriétaire. Les références historiques au Watergate et à Katharine Graham sont des faits établis de l’histoire du journalisme américain.
Nature de l’analyse
Il s’agit d’un éditorial engagé, qui assume une prise de position en faveur de l’indépendance journalistique. La tonalité est volontairement critique envers les décisions de Jeff Bezos et le rapprochement avec l’administration Trump. Cette analyse ne prétend pas à la neutralité mais à l’honnêteté : les faits présentés sont vérifiables, les opinions clairement identifiées comme telles, et les conclusions ouvertes à la discussion.
Sources
Sources primaires
France Info – Washington Post : le célèbre journal annonce le licenciement de 300 journalistes
The Washington Post – Site officiel
Dave Sheinin – Déclaration sur les réseaux sociaux
Lizzie Johnson – Correspondante Ukraine
Sources secondaires
The New York Times – Couverture du Washington Post
The Guardian – Washington Post coverage
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.