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OPINION : L’OTAN au chevet de l’Ukraine : achat d’armes ou capitulation déguisée
Crédit: Adobe Stock

Jour 1448 : entre routine et catastrophe

Tandis que les diplomates préparent leurs annonces pour le 12 février, la réalité du terrain ukrainien continue son implacable descente aux enfers. Le jour 1448 de cette guerre ressemble tragiquement aux 1447 précédents : des bombardements russes sur des zones civiles, des coupures d’électricité qui plongent des millions de personnes dans le froid hivernal, des hôpitaux qui manquent de tout, des familles qui fuient sous les obus. Cette banalisation de l’horreur est peut-être le crime le plus insidieux de tous.

Les listes d’événements clés publiées quotidiennement par les médias internationaux ne parviennent plus à saisir l’ampleur du désastre. On y lit des formules aseptisées : « frappes aériennes dans la région de Kharkiv », « combats intensifs dans le Donbass », « nouveaux déplacements de population ». Derrière chaque ligne se cachent des drames humains d’une ampleur dévastatrice. Des enfants orphelins. Des femmes violées. Des hommes torturés. Des villages entiers rayés de la carte. Mais tout cela devient statistique, routine, élément de chronologie parmi d’autres.

Comment en sommes-nous arrivés à ce point d’insensibilité collective où la souffrance d’un peuple entier ne suscite plus que des réunions bureaucratiques et des promesses d’achat d’armement?

La lassitude comme arme de destruction massive

Poutine l’a compris depuis longtemps : le temps joue pour lui. Chaque jour qui passe émousse un peu plus la compassion occidentale. Chaque mois qui s’écoule rend plus difficile de mobiliser l’opinion publique. Après quatre ans de guerre, l’Ukraine n’occupe plus les unes des journaux. Elle est reléguée en page internationale, coincée entre un tremblement de terre au Pérou et une crise politique en Australie. Cette disparition médiatique équivaut à une condamnation à mort différée.

Et c’est précisément dans ce contexte d’épuisement généralisé que Washington choisit de transformer l’aide à l’Ukraine en opportunité commerciale. L’administration américaine sait pertinemment que les Européens n’ont plus ni l’énergie ni le courage politique pour augmenter significativement leur soutien. Alors elle leur propose un marché : achetez nos armes, et vous pourrez dire que vous avez fait quelque chose. C’est l’alliance parfaite entre la lâcheté politique et le cynisme économique.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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