Skip to content
BILLET : Pendant que nous dormons, l’ordre mondial s’effondre en Ukraine et en Arctique
Crédit: Adobe Stock

Quand votre arme principale s’éteint sans préavis

Imaginez que vous soyez pompier. Votre ville brûle. On vous a donné une lance à incendie ultramoderne, la meilleure technologie disponible, celle qui pourrait vraiment sauver des vies. Mais elle appartient à une entreprise privée qui peut couper l’eau à tout moment, sans prévenir, sans s’expliquer. C’est exactement la situation dans laquelle se trouve l’armée ukrainienne avec Starlink. Cette dépendance à un service commercial pour mener une guerre existentielle est tellement absurde qu’on aurait du mal à l’inventer dans un roman de science-fiction dystopique. Pourtant, c’est notre réalité.

Les récentes coupures de Starlink sur certaines zones du front ne sont pas anodines. Elles arrivent à un moment critique, alors que l’Ukraine essaie de maintenir une pression offensive malgré des ressources limitées. Chaque drone qui perd sa connexion, chaque unité qui ne peut plus communiquer, chaque système d’artillerie qui ne reçoit plus ses coordonnées de tir, c’est un avantage donné aux forces russes. Et le plus terrifiant, c’est qu’on ne sait même pas pourquoi ces coupures se produisent. Est-ce un problème technique ? Une cyberattaque russe ? Une décision politique prise dans les bureaux de SpaceX ? Personne ne nous le dira.

Les contre-attaques du désespoir

Malgré tout ça, les soldats ukrainiens continuent de se battre. Ils lancent des contre-offensives locales près de Bakhmut, dans le Donbass, partout où ils peuvent reprendre l’initiative. Ils le font sans les outils technologiques sur lesquels ils comptaient. Ils le font en sachant que l’aide occidentale diminue, que la fatigue de guerre s’installe en Europe et en Amérique, que chaque jour qui passe rend leur situation plus précaire. Ils se battent parce qu’ils n’ont pas le choix, parce que l’alternative, c’est la disparition de leur nation.

Et pendant ce temps, les assauts russes ralentissent. Pas parce que Moscou a soudainement découvert la compassion ou le respect du droit international. Non, ils ralentissent parce que l’armée russe est épuisée, qu’elle a brûlé ses meilleures unités dans des offensives suicidaires, qu’elle manque de munitions précises et de soldats bien entraînés. Mais ne vous y trompez pas : ce ralentissement ne signifie pas la fin de la menace. Cela signifie simplement que la guerre entre dans une phase différente, peut-être encore plus dangereuse parce que moins prévisible.

Chaque soldat ukrainien qui meurt pendant que nous débattons tranquillement de l’aide à apporter est une accusation directe contre notre lâcheté collective.

Sources

Sources primaires

Ukrainian Forces Press Local Counterattacks as Russian Assaults Slow After Starlink Cutoff – Kyiv Post, consulté en février 2025

Why Trump’s Push for Greenland is Forcing U.S. Allies to Consider Their Own Nukes – 19fortyfive.com, février 2026

Sources secondaires

Institute for the Study of War – Daily Updates on Ukraine Conflict, janvier-février 2025

Carnegie Endowment for International Peace – Nuclear Proliferation in Asia: Challenges and Prospects, 2024

Center for Strategic and International Studies – Arctic Security in an Era of Climate Change, 2024

Atlantic Council – The Future of NATO and Transatlantic Security, 2024-2025

Stockholm International Peace Research Institute – Global Nuclear Arsenals and Proliferation Risks, rapport annuel 2024

European Council on Foreign Relations – European Strategic Autonomy and Defense Capabilities, 2024

Chatham House – Russia’s Military Capabilities and Electronic Warfare Systems, 2024

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu