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CHRONIQUE : Ukraine et Greenland, deux fronts où l’Occident perd pied sous nos yeux
Crédit: Adobe Stock

Quand Starlink devient une arme à double tranchant

La connectivité satellitaire Starlink est devenue pour l’Ukraine ce que les rations alimentaires étaient pour les armées de la Seconde Guerre mondiale : absolument vitale. Depuis le début de l’invasion russe en février 2022, les terminaux Starlink ont permis aux forces ukrainiennes de maintenir des communications même lorsque l’infrastructure terrestre était détruite. Ils ont permis de coordonner des frappes de drones d’une précision dévastatrice, de diriger l’artillerie avec une efficacité redoutable, et de maintenir le moral des troupes isolées. Mais cette dépendance technologique cache un vice fondamental : elle place la souveraineté militaire ukrainienne entre les mains d’une entreprise privée américaine.

Les récentes coupures de service Starlink sur certaines portions du front n’ont pas été officiellement expliquées. Étaient-elles le résultat d’une guerre électronique russe de plus en plus sophistiquée ? D’une décision politique prise quelque part entre Washington et les bureaux de SpaceX ? D’un simple problème technique amplifié par le brouillard de la guerre ? Personne ne le sait avec certitude, et c’est précisément le problème. L’Ukraine se bat pour sa survie en dépendant d’un système dont elle ne contrôle ni le fonctionnement ni la fiabilité. C’est comme essayer de traverser un océan déchaîné sur un radeau dont quelqu’un d’autre tient la corde.

Les contre-attaques locales dans un contexte impossible

Malgré ces handicaps technologiques, les forces armées ukrainiennes ont lancé plusieurs contre-offensives locales ces dernières semaines. Dans la région de Bakhmut, dans certains secteurs du Donbass, et même près de Avdiivka, des unités ukrainiennes ont repris l’initiative tactique, repoussant les assauts russes et récupérant des positions perdues. Ces opérations ne font pas les gros titres internationaux parce qu’elles ne changent pas fondamentalement la carte du conflit, mais elles révèlent quelque chose de crucial sur la nature de cette guerre : l’Ukraine continue de se battre avec une détermination féroce, même lorsque tout semble conspirer contre elle.

Les assauts russes, quant à eux, ont ralenti de manière notable. Ce n’est pas nécessairement le résultat d’un changement stratégique russe, mais plutôt l’épuisement naturel d’une machine militaire qui a brûlé ses meilleures unités dans des offensives coûteuses et souvent futiles. Les pertes russes continuent de s’accumuler à un rythme insoutenable, même selon les estimations les plus conservatrices. Chaque village conquis coûte des centaines de vies, et Moscou commence à manquer de soldats expérimentés pour mener ces opérations avec efficacité. Mais cela ne signifie pas la fin de la menace russe. Cela signifie simplement que la guerre entre dans une nouvelle phase, plus lente, plus brutale, plus imprévisible.

Sur ce front glacé, chaque mètre de terrain gagné ou perdu se paie en vies humaines, et la technologie censée sauver ces vies devient elle-même un champ de bataille invisible.

Sources

Sources primaires

Ukrainian Forces Press Local Counterattacks as Russian Assaults Slow After Starlink Cutoff – Kyiv Post, consulté en février 2025

Why Trump’s Push for Greenland is Forcing U.S. Allies to Consider Their Own Nukes – 19fortyfive.com, février 2026

Sources secondaires

Institute for the Study of War – Rapports quotidiens sur la guerre en Ukraine, 2024-2025

Carnegie Endowment for International Peace – Analyses sur la prolifération nucléaire et les alliances de sécurité, 2024-2025

Atlantic Council – Publications sur l’Arctique et la sécurité transatlantique, 2024-2025

Center for Strategic and International Studies – Études sur la guerre électronique et les capacités spatiales militaires, 2024-2025

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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