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ÉDITORIAL : Les pertes russes en Ukraine qualifiées d’époustouflantes par l’ex-chef du MI6 révèlent l’ampleur d’un désastre humain
Crédit: Adobe Stock

Les vagues d’assaut et l’indifférence au coût humain

Les tactiques employées par l’armée russe tout au long de ce conflit révèlent une approche profondément déshumanisée de la guerre. Les officiers russes, formés à l’école soviétique où la vie individuelle comptait moins que l’objectif stratégique, ont déployé des méthodes d’une brutalité désarmante. Les vagues successives d’assauts d’infanterie, envoyant des dizaines de milliers de soldats, souvent mal entraînés et mal équipés, face aux défenses ukrainiennes retranchées, rappellent les pires heures des batailles de la Première Guerre mondiale. Les commandants russes semblent avoir fait le calcul froid que la quantité pouvait compenser la qualité, que la masse humaine pouvait venir à bout de n’importe quelle résistance, peu importe le prix à payer en sang.

Cette stratégie de chair à canon a atteint son paroxysme lors de la bataille de Bakhmout, où les forces russes, appuyées par les mercenaires du groupe Wagner, ont sacrifié des milliers d’hommes pour conquérir une ville qui n’avait plus de valeur stratégique réelle. Les images satellitaires des positions russes montrent des rangées interminables de tombes fraîchement creusées, témoins silencieux de l’ampleur du massacre. Les récits des soldats survivants, lorsqu’ils osent parler, décrivent un chaos organisationnel où les ordres contradictoires, le manque de ravitaillement et l’absence de soutien médical transforment chaque offensive en une entreprise suicidaire. La discipline militaire russe s’est effondrée dans de nombreuses unités, remplacée par un fatalisme sombre et une désespérance que les autorités militaires tentent désespérément de dissimuler.

Comment peut-on envoyer des hommes à la mort sans même leur donner les moyens de se battre dignement ? Cette question hante les familles des soldats russes qui découvrent avec horreur les conditions réelles du front, loin de la propagande télévisée qui présente une guerre glorieuse et victorieuse.

Les conscrits et la promesse trahie

L’une des dimensions les plus tragiques de cette guerre réside dans le sort réservé aux conscrits russes, ces jeunes hommes appelés sous les drapeaux pour un service militaire qui devait être une formalité administrative et qui s’est transformé en sentence de mort. La mobilisation partielle décrétée par Vladimir Poutine en septembre 2022 a jeté dans la bataille des centaines de milliers de réservistes, souvent pères de famille, souvent sans aucune expérience du combat, envoyés tenir des positions face à une armée ukrainienne déterminée et de mieux en mieux équipée. Les promesses de formation, d’équipement adéquat et de missions défensives se sont envolées dès les premiers engagements, révélant une supercherie organisationnelle qui a coûté la vie à des milliers d’hommes.

Les témoignages des familles de mobilisés, recueillis par des journalistes russes indépendants en exil, dressent un portrait déchirant de l’impréparation totale de ces hommes jetés dans la fournaise. Des uniformes datant de l’époque soviétique, des armes rouillées, des rations de combat périmées, et surtout cette absence totale de formation aux conditions réelles du front moderne où les drones, l’artillerie de précision et les mines transforment chaque déplacement en risque mortel. Le contrat social russe, cet accord tacite entre le pouvoir et le peuple qui garantissait une certaine stabilité en échange d’une docilité politique, s’est brisé sur les champs de bataille ukrainiens, et les conséquences de cette rupture commenceront à se manifester dans les années à venir.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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