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BILLET : Dnipropetrovsk sous les bombes, une fillette de 13 ans parmi les blessés à la veille des pourparlers
Crédit: Adobe Stock

Un acharnement quotidien contre les civils

Nikopol. Ce nom devrait résonner dans la conscience collective internationale avec la même gravité que Marioupol ou Bakhmout. Située sur la rive droite du Dniepr, en face de la centrale nucléaire de Zaporijjia occupée par les forces russes, cette ville de quelque 100 000 habitants subit un bombardement quasi quotidien depuis le début de l’invasion à grande échelle. Le 15 février, les forces russes ont de nouveau frappé le centre-ville, ainsi que les communautés de Pokrovske et de Marhanets, avec de l’artillerie et des drones FPV kamikazes. Des véhicules de tourisme et utilitaires ont été endommagés. Un homme de quarante ans a été blessé.

La veille, le bilan de la journée précédente faisait état de seize attaques contre les districts de Pavlohrad et de Nikopol, avec des drones, de l’artillerie et des systèmes de lance-roquettes multiples Grad. Une dizaine de maisons privées, des dépendances et un commerce avaient été touchés. Le 12 février, c’est la ville de Dnipro elle-même qui avait été frappée par des missiles et des drones, provoquant des coupures de courant dans plusieurs quartiers. Et le lendemain, dans la région voisine de Sumy, un drone avait percuté un immeuble résidentiel, blessant un civil. À Kyiv, environ 500 foyers restaient sans chauffage à la suite de l’attaque russe du 12 février, selon le maire Vitali Klitschko.

On pourrait remplir des encyclopédies entières avec la liste des bombardements que subissent les habitants de Nikopol et de sa région. Chaque jour apporte son lot de destruction, chaque nuit son cortège d’explosions. Et pourtant, les gens restent. Ils réparent, ils reconstruisent, ils s’obstinent à vivre dans un endroit que la Russie semble déterminée à rayer de la carte. Il y a dans cette obstination quelque chose de profondément humain, de profondément noble, que les salles feutrées de la diplomatie internationale ne parviendront jamais à saisir.

Quand les secouristes deviennent des cibles

Un détail de l’attaque du 15 février mérite une attention particulière. Dans la communauté de Mezhova, au sein du district de Synelnykove, un drone ennemi a frappé une zone où se trouvent des bâtiments de services d’urgence. Ce n’est pas un cas isolé. En janvier dernier, six personnes avaient été blessées dans la communauté de Vasylkivka, et le bâtiment d’une unité de pompiers-secouristes avait été endommagé par le souffle d’une explosion, avec des fenêtres et des portes arrachées. Les secouristes n’avaient pas été blessés cette fois-là, mais le message était clair : personne n’est à l’abri, pas même ceux dont la mission est de sauver des vies.

Human Rights Watch a documenté cette tactique de manière approfondie. Les frappes à double impact, où une deuxième attaque vise délibérément les équipes de secours arrivées après la première frappe, sont devenues une méthode systématique des forces armées russes. Entre décembre 2024 et novembre 2025, le Haut-Commissariat aux droits de l’homme des Nations Unies a vérifié des pertes parmi 22 travailleurs humanitaires et 116 membres des services d’urgence en Ukraine. L’Organisation mondiale de la santé a quant à elle vérifié 577 attaques contre des infrastructures de santé au cours de la même période. Depuis février 2022, au moins 2 665 établissements de santé et membres du personnel médical ont été touchés par les frappes russes.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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