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BILLET : La Russie envoie des chars des années 1960 au front et prétend rivaliser avec l’OTAN
Crédit: Adobe Stock

L’inventaire de la honte russe

Regardons de plus près ce que la Russie envoie réellement sur le champ de bataille. Le T-62, entré en service en 1961, est un char qui a été conçu pour des doctrines de combat datant de la Guerre froide. Son blindage est incapable de résister aux munitions antichar modernes. Son système de visée est primitif comparé aux technologies actuelles. Il ne possède pas de chargeur automatique, ce qui nécessite un quatrième membre d’équipage et ralentit considérablement la cadence de tir. Les soldats russes le surnomment eux-mêmes avec ironie, tandis que les Ukrainiens l’appellent le cercueil roulant. L’usine de réparation blindée numéro 103, dans le village d’Atamanovka en Transbaïkalie, travaille jour et nuit pour remettre en état ces reliques, mais même modernisés, ces véhicules restent fondamentalement inadaptés au combat moderne.

En face, regardons ce que possède l’Occident. Le char américain M1A2 Abrams SEPv3 représente l’aboutissement de cinq décennies de développement continu. Son blindage composite multicouche, renforcé par de l’uranium appauvri, est considéré comme le plus résistant au monde. Son système de visée permet d’engager des cibles à plus de quatre kilomètres, de jour comme de nuit, en mouvement. Le Leopard 2A7 allemand et le Leclerc français rivalisent en sophistication. Ces machines ne sont pas de simples évolutions des chars de la Guerre froide. Ce sont des plateformes de combat intégrées, connectées en réseau, capables de partager des données en temps réel avec l’ensemble du dispositif militaire. Comparer un T-62 à un Abrams, c’est comparer un téléphone à cadran rotatif à un iPhone dernier cri.

Ce qui me frappe personnellement dans cette situation, c’est le cynisme absolu du régime de Poutine. Envoyer de jeunes hommes combattre dans des véhicules qui étaient déjà obsolètes avant leur naissance, c’est un acte d’une cruauté calculée qui dépasse l’entendement. Chaque T-62 envoyé au front est un aveu silencieux d’échec industriel, militaire et moral. Et pourtant, la propagande russe continue de marteler que tout va bien, que la victoire est proche, que la Russie est invincible.

Le gouffre technologique entre les blindés

La différence ne se limite pas aux chars. L’ensemble de la flotte blindée russe souffre d’un retard technologique considérable. Les véhicules de combat d’infanterie BMP-1 et BMP-2, conçus dans les années 1960 et 1970, sont encore massivement utilisés. Leur blindage en aluminium peut être percé par des armes légères de gros calibre. En comparaison, le Bradley M2A3 américain, le Puma allemand ou le CV90 suédois offrent une protection balistique et contre les mines incomparablement supérieure, ainsi que des systèmes de combat électroniques que les Russes ne peuvent qu’envier. Les données de Warspotting montrent que la Russie a perdu plus de 8 700 véhicules de combat d’infanterie depuis le début de l’invasion, un chiffre astronomique qui témoigne à la fois de l’intensité des combats et de la vulnérabilité criante de ces équipements face aux armes modernes.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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