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CHRONIQUE : Chasiv Yar, l’enfer qui résiste malgré la fureur russe
Crédit: Adobe Stock

Des vagues d’assaut qui se brisent sur la résistance

Comment décrit-on l’horreur méthodique d’une offensive militaire moderne? D’abord, les bombardements. L’artillerie russe pilonne Chasiv Yar avec une régularité mécanique, réduisant systématiquement chaque structure en gravats. Les missiles pleuvent, les obus sifflent, les explosions résonnent jour et nuit. Cette préparation d’artillerie vise à briser le moral des défenseurs, à détruire leurs positions fortifiées, à rendre la ville inhabitable. Puis viennent les assauts d’infanterie, ces vagues humaines envoyées conquérir les ruines fumantes, souvent au prix de pertes effroyables.

Les forces russes emploient ici la tactique qui leur a permis de s’emparer de Bakhmout après des mois de combats sanglants : l’attrition pure. Peu importent les pertes, l’objectif est de submerger l’adversaire par la masse, de l’épuiser, de le forcer à abandonner ses positions par pure fatigue. Mais à Chasiv Yar, cette stratégie se heurte à un mur. Les défenseurs ukrainiens, soutenus par du matériel occidental et animés par la détermination de protéger leur terre, repoussent assaut après assaut. Les rapports militaires mentionnent des tentatives russes de consolidation avortées, ce qui signifie concrètement que les troupes envoyées établir des positions permanentes ont été délogées ou neutralisées avant d’y parvenir. Un échec tactique pour Moscou, mais à quel prix pour les deux camps?

Comment reste-t-on humain face à cette mécanique de destruction? Comment les soldats qui vivent cet enfer préservent-ils leur santé mentale? Ces questions me hantent alors que j’écris ces lignes dans le confort relatif d’un bureau paisible.

Le coût humain invisible des statistiques militaires

Derrière chaque communiqué militaire annonçant que les forces de défense ont stoppé une offensive se cachent des drames personnels innombrables. Des soldats morts avant d’avoir pu revoir leur famille. Des blessés mutilés à vie. Des traumatismes psychologiques qui persisteront bien après la fin des combats. La guerre en Ukraine produit quotidiennement son lot de victimes, mais à Chasiv Yar, l’intensité des combats transforme cette réalité en cauchemar amplifié. Les hôpitaux de campagne débordent de blessés graves. Les équipes médicales travaillent dans des conditions extrêmes pour sauver des vies souvent déjà condamnées.

Et la population civile? Ceux qui n’ont pas pu ou voulu partir vivent dans des conditions inimaginables. Pas d’électricité, pas d’eau courante, des vivres qui se font rares, la peur constante des bombardements. Certains se terrent dans des caves depuis des semaines, des mois parfois. Les enfants grandissent dans un univers de détonations et de sirènes d’alerte. La vie normale n’existe plus à Chasiv Yar. Il n’y a que la survie, minute après minute, dans l’espoir que la prochaine explosion ne sera pas celle qui ensevelira votre abri. Le conflit du Donbass a créé une génération entière marquée à jamais par la violence et la peur, et Chasiv Yar en est l’illustration la plus brutale.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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