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CHRONIQUE : Jour 1 449 — la Russie saigne, perd ses yeux et son pétrole
Crédit: Adobe Stock

31 700 pertes en un mois : le seuil de non-retour

Les chiffres du général Syrskii ne sont pas des estimations. Ce sont des pertes confirmées — tués et blessés graves — pour le seul mois de janvier 2026. 31 700 soldats. Plus d’un millier par jour. Pour mettre ce nombre en perspective : c’est l’équivalent d’une ville entière qui disparaît chaque mois. Et ces pertes surviennent alors que le recrutement russe a atteint environ 22 700 hommes sur la même période. Le déficit est de 9 000 soldats. En décembre 2025, les pertes et le recrutement s’équilibraient à peu près. Un mois plus tard, la balance a basculé.

Ce que ces chiffres signifient concrètement : la Russie rétrécit. Non pas en territoire — ses lignes sont relativement stables — mais en substance humaine. Les unités au front sont remplies de fantômes : des postes nominalement occupés, mais vides dans les faits. Le Centre d’études stratégiques et internationales estime que les pertes réelles pourraient représenter entre 45 % et 65 % du total comptabilisé — ce qui signifie que le bilan véritable est probablement bien supérieur aux chiffres officiels ukrainiens. Et pourtant, même les chiffres conservateurs sont accablants.

On ne gagne pas une guerre avec des cadavres. On la perd. Et Moscou empile les cadavres comme si c’était une stratégie.

Le prix que personne ne veut payer à Moscou

Volodymyr Zelensky a lui-même levé le voile sur le coût ukrainien de cette guerre lors d’une interview à France 2 : 55 000 soldats ukrainiens officiellement tués au combat depuis le 24 février 2022. Un chiffre que certains experts, comme le CSIS, estiment largement sous-évalué — jusqu’à 140 000 morts selon leurs projections. Zelensky a aussi évoqué un « grand nombre » de disparus dont le sort reste inconnu. Mais voilà le contraste qui donne le vertige : même en prenant les chiffres les plus hauts côté ukrainien, le ratio reste écrasant. La Russie perd des hommes à un rythme que rien dans l’histoire moderne ne justifie, pour des gains territoriaux qui se mesurent en centaines de mètres.

En février 2025, Zelensky avait cité un bilan de 46 000 morts. Un an plus tard, 9 000 de plus. L’Ukraine paie un prix effroyable. Mais elle le paie pour sa survie. La Russie, elle, paie ce prix pour quoi? Pour un couloir terrestre vers la Crimée que personne ne reconnaît? Pour la vanité d’un homme qui refuse d’admettre que son « opération de trois jours » dure depuis près de quatre ans?

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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