L’architecture du Shershen
Le principe est d’une simplicité déconcertante — et c’est précisément ce qui le rend génial. Le Shershen se compose de trois éléments : un poste de commandement radar, des lanceurs modulaires configurés pour accueillir trois missiles, et un système de contrôle de tir développé entièrement en Ukraine. Ce système de contrôle est la clé. C’est lui qui permet au lanceur de dialoguer avec n’importe quel missile, quelle que soit son origine, son calibre ou sa génération.
Serhii Honcharov, directeur du programme, l’explique sans détour : « Le radar peut être adapté au système selon les souhaits du client. Il n’y a aucune exigence stricte que ce soit uniquement Thales, ou uniquement HENSOLDT. » En d’autres termes, le Shershen est agnostique. Il ne demande pas d’où vient le matériel. Il demande : où est la cible?
C’est la philosophie ukrainienne depuis le premier jour de cette guerre. On ne choisit pas ses armes. On se bat avec ce qu’on a. Et si ce qu’on a ne fonctionne pas ensemble, on invente un système qui les réconcilie.
Les cinq missiles validés
Le Shershen a été testé avec cinq types de missiles différents. Des missiles soviétiques d’ancienne génération, encore disponibles par milliers dans les arsenaux d’Europe de l’Est. Des missiles étrangers fournis par les partenaires occidentaux. Et des prototypes ukrainiens en cours de développement. Parmi eux, le R-27, dans ses variantes à guidage infrarouge et à guidage radar.
Pourquoi cinq? Honcharov répond avec le pragmatisme qui caractérise les ingénieurs ukrainiens : « Pourquoi cinq? Parce que cinq ont simplement été tirés. Si d’autres types sont nécessaires pour la mise en œuvre, le travail d’adaptation sera effectué. » Pas de limites théoriques. Pas de plafond artificiel. Si ça vole et ça explose, Shershen peut le tirer.
L'innovation née de la survie
Quand la pénurie devient moteur de génie
Partout dans le monde, les systèmes de défense aérienne sont conçus par des géants de l’armement — Raytheon, MBDA, Almaz-Antey — selon une logique fermée : un missile, un lanceur, un écosystème. Le client achète l’ensemble ou rien. C’est le modèle Apple de la défense aérienne. Tout fonctionne parfaitement — tant que vous restez dans l’écosystème.
L’Ukraine n’a pas ce luxe. L’Ukraine reçoit des NASAMS norvégiens, des IRIS-T allemands, des Patriot américains, des Crotale français, des Gepard allemands, et des stocks soviétiques reconditionnés. Chaque système est un îlot. Le Shershen est le pont entre ces îlots. Le traducteur universel des missiles du monde entier.
Et pourtant, les plus grandes armées du monde n’y avaient pas pensé. Il a fallu qu’un pays envahi, bombardé, saigné depuis trois ans, trouve la solution que des budgets de recherche de centaines de milliards n’avaient pas trouvée. L’innovation ne naît pas du confort. Elle naît de l’urgence.
Trois fois moins cher que les concurrents
Le système de contrôle du Shershen coûte trois fois moins cher que ses équivalents mondiaux. Trois fois. C’est le chiffre qui fait tourner les têtes à Riyad, dans les allées du World Defence Show. Parce que le coût est la maladie chronique de la défense aérienne moderne. Un missile Patriot PAC-3 coûte 4 millions de dollars. Pour abattre un drone iranien à 20 000 dollars.
Le Shershen propose une alternative radicale : utiliser les missiles déjà disponibles dans les arsenaux existants, quelle que soit leur provenance. Plus besoin de commander des missiles propriétaires à un fournisseur unique. Plus besoin d’attendre des mois de livraison. Le missile est dans l’entrepôt? Shershen le tire.
Riyad : quand l'Ukraine s'exporte
Le World Defence Show 2026
Le choix de Riyad n’est pas innocent. Le World Defence Show est l’un des plus grands salons d’armement au monde. Les pays du Golfe, l’Inde, les pays d’Asie du Sud-Est, l’Afrique — tous cherchent des systèmes de défense aérienne abordables et flexibles. Le Shershen répond exactement à cette demande. Un pays comme l’Inde, qui opère déjà le système Samar-2 avec des missiles R-27ET1 à tête thermique, pourrait intégrer le Shershen sans modifier son arsenal existant.
L’Ukraine ne vient pas à Riyad en quémandeuse. Elle vient en innovatrice. En pionnière. Elle présente un produit que le marché mondial de la défense n’avait pas. Et elle le fait avec la crédibilité d’un pays qui teste ses armes non pas dans des polygones artificiels, mais sur le champ de bataille le plus intense du XXIe siècle.
Imaginez la scène. Des délégations militaires de cinquante pays, en uniformes impeccables, écoutent la présentation d’ingénieurs ukrainiens qui, la veille encore, esquivaient des missiles russes. La crédibilité ne se fabrique pas dans les PowerPoint. Elle se forge sous les bombes.
Un produit d’exportation stratégique
Pour l’Ukraine, le Shershen représente bien plus qu’une arme. C’est un produit d’exportation. Une source de revenus. Un argument diplomatique. Les pays qui achèteront le Shershen créeront une dépendance technologique envers l’Ukraine — pas envers la Russie, pas envers les États-Unis, mais envers Kyiv. C’est un renversement géopolitique silencieux mais profond.
Avant février 2022, l’Ukraine exportait du blé et de l’acier. En 2026, elle exporte de la technologie de défense de pointe. La guerre a transformé le pays en laboratoire militaire grandeur nature. Et le Shershen est le diplôme de ce laboratoire.
La comparaison avec les géants
Face à l’IRIS-T et au NASAMS
En termes de portée, le Shershen se situe dans la même catégorie que l’IRIS-T SLM allemand et le NASAMS norvégien-américain. La version R-27ET1 avec tête chercheuse thermique offre une portée d’engagement de cibles aériennes allant jusqu’à 20 kilomètres. Ce n’est pas un système longue portée comme le Patriot ou le S-300. C’est un système de défense rapprochée et de moyenne portée.
Mais là où l’IRIS-T ne tire que des missiles IRIS-T, et où le NASAMS ne tire que des AIM-120 AMRAAM, le Shershen tire ce qui est disponible. Dans une guerre d’attrition où les stocks s’épuisent et les chaînes d’approvisionnement se fragilisent, cette flexibilité n’est pas un avantage. C’est une question de survie.
Et pourtant, combien de pays occidentaux, avec leurs budgets de défense colossaux, ont pensé à résoudre ce problème fondamental? Aucun. Il a fallu la guerre. Il a fallu la mort. Il a fallu que des villes entières soient rasées pour qu’un ingénieur ukrainien se dise : et si on faisait autrement?
L’intégration radar : la flexibilité totale
Le Shershen peut s’intégrer avec les radars Thales, HENSOLDT, Teledyne et Girafe. Il est également compatible avec le système de commandement et contrôle Krechet, produit par Ukrainian Armor. Cette compatibilité multiple signifie qu’un pays acheteur n’a pas besoin de remplacer son infrastructure radar existante. Il branche le Shershen sur ce qu’il a déjà.
C’est le contraire absolu de la philosophie des grands constructeurs occidentaux. Raytheon vend un écosystème fermé. Le Shershen vend une solution ouverte. Dans un monde où les alliances changent et les fournisseurs deviennent imprévisibles — demandez au Danemark ce que vaut la fiabilité américaine en 2026 — cette ouverture est un atout stratégique majeur.
Les hommes derrière le Frelon
Serhii Honcharov et l’équipe Radionix
Serhii Honcharov ne porte pas d’uniforme. Il ne fait pas de discours grandiloquents. Il parle avec la précision sèche d’un ingénieur qui sait que chaque mot compte parce que chaque missile compte. Quand il présente le Shershen à Riyad, il ne vend pas du rêve. Il vend du testé. Du validé. Du « on l’a tiré cinq fois et cinq fois ça a marché ».
L’équipe de Radionix travaille sous des conditions que les ingénieurs de Lockheed Martin ou de BAE Systems ne peuvent même pas imaginer. Pas de budgets illimités. Pas de laboratoires protégés par des divisions blindées. Pas de décennies de recherche financées par le Pentagone. Juste l’urgence, l’ingéniosité et la conviction que chaque missile intercepté est une vie sauvée.
Honcharov et son équipe incarnent quelque chose que les manuels de management ne savent pas enseigner. La créativité sous le feu. L’innovation sous les bombes. Le génie né de la nécessité absolue. Ils n’ont pas eu le choix d’être brillants. La survie l’exigeait.
La NAUDI : l’écosystème industriel de guerre
Derrière Radionix, il y a la NAUDI — l’Association nationale des industries de défense d’Ukraine. Cette organisation coordonne des centaines d’entreprises ukrainiennes qui, ensemble, constituent un écosystème industriel de guerre sans équivalent. Des start-ups qui fabriquent des drones dans des garages. Des usines souterraines qui produisent des munitions. Des laboratoires improvisés qui développent des systèmes électroniques.
La NAUDI a montré les composants du Shershen en vidéo, confirmant que les éléments de base du complexe ont été validés. Le système n’est plus un concept. C’est un prototype fonctionnel qui a prouvé sa valeur lors de tests de tir réels. La prochaine étape : la production en série.
Le contexte : 1 449 jours sous les bombes
La défense aérienne, nerf de la guerre
Depuis le 24 février 2022, la Russie a tiré plus de 10 000 missiles et 133 000 drones sur l’Ukraine. Les systèmes de défense aérienne ukrainiens ont intercepté la majorité de ces menaces, mais chaque interception consomme un missile. Et les missiles ne sont pas infinis. Les Patriot coûtent des millions. Les NASAMS dépendent de livraisons américaines qui peuvent être retardées — ou annulées — selon l’humeur politique de Washington.
Le Shershen offre une solution de résilience. Si les Patriot ne viennent pas, tirez un R-27 soviétique. Si les AMRAAM sont en rupture de stock, tirez un missile ukrainien. La polyvalence n’est pas un luxe. C’est la différence entre protéger une ville et la regarder brûler.
Chaque nuit en Ukraine, des millions de personnes se couchent en priant pour que le système de défense aérienne au-dessus de leur tête ait encore des missiles. Le Shershen, c’est la promesse qu’il y aura toujours quelque chose à tirer. Que le ciel ne sera jamais totalement ouvert.
Les chiffres qui donnent le vertige
En une seule journée de février 2026, la Russie a lancé 183 bombes planantes, 5 873 drones et 3 133 tirs d’artillerie sur les positions ukrainiennes. 218 engagements de combat sur toute la ligne de front. L’Ukraine tient. Elle intercepte. Elle abat. Mais les stocks fondent. Les délais de livraison s’allongent. Et la Russie produit des drones plus vite que l’Occident ne produit des intercepteurs.
C’est dans ce contexte d’urgence existentielle que le Shershen prend tout son sens. Ce n’est pas un projet de salon. C’est une réponse de survie à un problème mathématique mortel : comment intercepter plus avec moins. Comment recycler l’héritage soviétique pour contrer l’agression soviétique.
L'ironie suprême : les missiles soviétiques contre la Russie
Retourner l’arsenal du passé
Il y a quelque chose de poétiquement brutal dans l’idée que des missiles R-27 — conçus en Union soviétique, produits dans des usines ukrainiennes à l’époque où l’Ukraine faisait partie de l’URSS — soient utilisés pour abattre les missiles et les drones de la Russie qui prétend être l’héritière de cette même Union soviétique. Le Shershen transforme l’héritage en arme. Le passé en bouclier.
Des milliers de missiles R-27 dorment dans des entrepôts à travers l’Europe de l’Est — en Pologne, en Bulgarie, en Roumanie, en République tchèque. Des missiles que ces pays considèrent comme obsolètes. Des missiles qui ne correspondent plus à aucun lanceur en service. Le Shershen leur redonne vie. Il transforme des stocks morts en capacité opérationnelle.
Et pourtant, la Russie continue de bombarder un pays qui retourne ses propres armes contre elle. Il y a une justice poétique dans ce Frelon ukrainien qui pique avec le venin soviétique. L’histoire n’est pas sans ironie. Elle est sans pitié.
Le recyclage stratégique
Le recyclage militaire n’est pas nouveau. Les Britanniques ont transformé des chars de la Première Guerre en fortifications pendant la Seconde. Les Vietnamiens ont retourné le matériel américain abandonné contre les troupes américaines. Mais le Shershen pousse le concept à un niveau systémique. Ce n’est pas un bricolage de terrain. C’est un système industriel conçu dès le départ pour absorber et utiliser tout ce qui existe.
Dans les années à venir, quand les manuels militaires raconteront cette guerre, le Shershen aura son chapitre. Le chapitre sur la nécessité mère de l’invention. Le chapitre sur le pays qui n’avait rien et qui a trouvé le moyen de tout utiliser.
Les implications mondiales
Un marché de centaines de milliards
Le marché mondial de la défense aérienne pèse des centaines de milliards de dollars. Et il est dominé par un oligopole : Raytheon (Patriot), MBDA (SAMP/T), Almaz-Antey (S-300/S-400), Diehl (IRIS-T). Ces entreprises vendent des systèmes fermés où le client est captif. Vous achetez un Patriot? Vous achetez des missiles Patriot pour 30 ans. Pas le choix.
Le Shershen propose une alternative disruptive. Un système ouvert, modulaire, trois fois moins cher, compatible avec n’importe quel missile existant. Pour les pays à budget limité — l’Inde, le Brésil, l’Indonésie, les pays africains — c’est une révolution. Pour les géants de l’armement, c’est un cauchemar commercial.
L’Ukraine, le pays que la moitié du monde avait donné pour mort en février 2022, est en train de disrupter l’industrie mondiale de la défense aérienne. Avec un système conçu sous les bombes, testé sous les bombes, et présenté au monde pendant que les bombes continuent de tomber.
La leçon pour l’OTAN
L’OTAN parle d’interopérabilité depuis sa création en 1949. Soixante-seize ans de discours, de sommets, de documents doctrinaux. Et en 2026, les armées de l’Alliance utilisent encore des dizaines de systèmes qui ne se parlent pas. Le Shershen, conçu par un pays qui n’est même pas membre de l’OTAN, offre une solution d’interopérabilité que l’Alliance elle-même n’a pas su produire.
C’est embarrassant. C’est révélateur. Et c’est surtout un avertissement. Si la prochaine guerre éclate en Europe, les armées de l’OTAN auront le même problème que l’Ukraine en 2022 : des missiles incompatibles, des lanceurs qui ne communiquent pas, et des stocks qui fondent. Le Shershen n’est pas seulement utile pour l’Ukraine. Il est utile pour tout le monde.
L'avenir du Frelon
De la démonstration à la production
Le Shershen a passé la phase des tests. Les cinq types de missiles ont été tirés avec succès. Les composants de base ont été validés par la NAUDI. La prochaine étape est la production en série. Et c’est là que le soutien international devient crucial. L’Ukraine a l’ingéniosité. Elle a le savoir-faire. Elle a la motivation. Ce qu’il lui faut, c’est du financement et des composants électroniques de haute qualité.
Les 38 milliards de dollars promis lors du dernier Ramstein pourraient — devraient — inclure un volet production nationale pour des systèmes comme le Shershen. Chaque dollar investi dans la production ukrainienne locale est un dollar qui crée de la capacité durable, pas de la dépendance importée.
Le Shershen est prêt. La question n’est plus technique. Elle est politique. Est-ce que le monde va investir dans une solution révolutionnaire née de la guerre, ou est-ce qu’il va continuer à commander des Patriot à 4 millions le missile en priant pour que les stocks ne s’épuisent pas?
Les prochaines générations
Les ingénieurs de Radionix ne s’arrêtent pas là. Le Shershen est la première génération. Les futurs développements incluront l’intégration de missiles à plus longue portée, des capacités anti-drones spécialisées et des systèmes de détection améliorés par intelligence artificielle. Le Frelon n’est pas juste une arme. C’est une plateforme. Une architecture sur laquelle l’Ukraine construira sa défense aérienne souveraine.
Dans cinq ans, le Shershen pourrait être déployé dans une dizaine de pays. Dans dix ans, il pourrait être le standard des armées qui ne veulent pas être prisonnières d’un seul fournisseur. L’Ukraine n’invente pas juste un système d’armes. Elle invente un nouveau paradigme de la défense aérienne.
Ce que le Shershen dit de l'Ukraine
Un pays qui refuse de mourir
1 449 jours de guerre. 1 252 020 soldats russes perdus. Des villes rasées. Des millions de déplacés. Des enfants qui grandissent dans des abris souterrains. Et au milieu de ce chaos, des ingénieurs qui inventent. Des scientifiques qui créent. Des entrepreneurs qui exportent.
Le Shershen n’est pas un simple système de défense aérienne. C’est un symbole. Le symbole d’un pays qui refuse d’être défini par sa souffrance. Qui refuse d’être réduit au rôle de victime passive. Qui transforme chaque bombe reçue en motivation pour construire quelque chose de meilleur, de plus intelligent, de plus résilient.
L’Ukraine ne demande pas au monde de la sauver. Elle demande au monde de la laisser se sauver elle-même. Et quand elle en aura fini, elle sauvera peut-être le monde aussi. Le Shershen est la preuve que l’innovation n’a pas besoin de paix. Elle a besoin de courage.
Le message de Riyad
En présentant le Shershen au World Defence Show 2026, l’Ukraine envoie un message au monde entier. Ce message dit : nous ne sommes pas seulement des combattants, nous sommes des créateurs. Nous ne sommes pas seulement des consommateurs d’aide, nous sommes des producteurs de solutions. Et nos solutions ne sont pas des copies. Elles sont des originaux.
Le Frelon bourdonne. Et le monde commence à écouter.
Conclusion : Le bourdonnement qui annonce l'orage
Une arme, une philosophie, un avenir
Le Shershen est né de la guerre. Il a été conçu dans l’urgence, testé sous les bombes, présenté au monde pendant que le front s’embrase. Il n’est pas parfait. Il n’est pas terminé. Mais il est réel. Il fonctionne. Et il répond à un problème que personne d’autre n’avait résolu.
Dans les entrepôts d’Europe de l’Est, des milliers de missiles attendent. Oubliés. Obsolètes. Inutiles — jusqu’à aujourd’hui. Le Shershen leur dit : vous avez encore un rôle à jouer. La guerre n’est pas finie. Et chaque missile compte.
On se souviendra du Shershen. Pas comme d’un simple système d’armes. Mais comme de la preuve qu’un peuple bombardé pendant trois ans peut encore regarder le ciel et dire : ce ciel est à nous. Chaque centimètre carré. Et nous le défendrons avec tout ce que nous avons. Avec tout ce que vous nous donnerez. Avec tout ce que nous inventerons. Jusqu’au dernier missile. Jusqu’au dernier souffle.
Le Frelon ne dort jamais
Quelque part en Ukraine, cette nuit, un système de défense aérienne veille. Demain, peut-être, ce sera un Shershen. Chargé d’un missile soviétique. Guidé par un radar français. Contrôlé par un logiciel ukrainien. Prêt à abattre un drone iranien tiré par un soldat russe.
Le Frelon bourdonne. Le monde ferait bien d’écouter.
Signé Maxime Marquette
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Cette chronique adopte une posture résolument favorable à l’innovation militaire ukrainienne et à la résistance légitime de l’Ukraine face à l’invasion russe. L’auteur considère que la défense aérienne est un droit fondamental de tout pays souverain et que l’ingéniosité déployée par les ingénieurs ukrainiens mérite d’être reconnue et soutenue.
Méthodologie et sources
Les informations techniques sur le Shershen proviennent de sources ukrainiennes officielles (United24 Media, Militarnyi, Ukrainska Pravda) et de déclarations de Serhii Honcharov relayées lors du World Defence Show 2026. Les données sur les pertes russes et les engagements de combat proviennent de l’état-major ukrainien. Les comparaisons avec les systèmes occidentaux reposent sur des données publiques et des analyses d’experts en défense.
Nature de l’analyse
Ce texte est une chronique journalistique, pas un rapport technique. Il vise à raconter l’histoire humaine derrière l’innovation militaire et à contextualiser le Shershen dans le paysage géopolitique actuel. Les projections commerciales et stratégiques sont des analyses de l’auteur, fondées sur les tendances observables du marché de la défense aérienne.
Sources
Sources primaires
Militarnyi — Shershen SAM: Ukrainian Multi-Caliber Air Defense Project
Sources secondaires
Defence Blog — Ukraine develops new Shershen air defense system
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.