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ÉDITORIAL : Comment les États-Unis veulent réformer l’OTAN et ce que l’Europe risque d’y perdre
Crédit: Adobe Stock

Réduction de la présence militaire

Le cœur de la réforme est simple : les États-Unis vont réduire leur présence militaire en Europe. Les 100 000 soldats américains stationnés sur le continent — en Allemagne, en Pologne, en Italie, au Royaume-Uni — vont être réduits. Pas tous. Pas immédiatement. Mais la direction est claire. Washington veut redéployer ses forces vers l’Indo-Pacifique, vers la Chine, vers ce que Colby considère comme la menace prioritaire.

L’exception nucléaire est significative. Les armes nucléaires tactiques américaines déployées en Europe — dans des bases en Allemagne, en Italie, en Belgique, aux Pays-Bas et en Turquie — restent en place. Le parapluie nucléaire demeure. C’est le minimum vital pour que l’OTAN conserve sa crédibilité dissuasive. Mais tout le reste — les troupes conventionnelles, les blindés, les bases aériennes — est sur la table de négociation.

Le parapluie nucléaire reste. Mais que vaut un parapluie quand la pluie qui tombe n’est pas nucléaire? La Russie n’envahira pas l’Europe avec des bombes atomiques. Elle l’envahira avec des chars. Et les chars, ce sont les troupes conventionnelles américaines qui les arrêtent. Pas les ogives nucléaires.

Les dépenses de défense : l’éternelle exigence

L’autre pilier de la réforme : les dépenses. Trump exige que les membres de l’OTAN dépensent 3,5 % de leur PIB en défense. Actuellement, seuls quelques pays atteignent l’objectif de 2 % fixé au sommet de Galles en 2014. L’Allemagne vient à peine de dépasser ce seuil. La France reste en dessous. L’Espagne, l’Italie, la Belgique sont loin du compte.

L’argument américain est difficile à contester sur le fond. Pourquoi les contribuables américains devraient-ils financer la défense de pays européens qui refusent de payer leur part? Mais la forme est brutale. Et la motivation n’est pas l’équité. C’est le redéploiement vers l’Asie. L’Europe n’est plus la priorité de Washington. La Chine l’est.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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