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OPINION : Si le B-2 a 35 ans, imaginez ce que les États-Unis cachent dans leurs bases secrètes
Crédit: Adobe Stock

Un bombardier de sixième génération déjà en vol

Le B-21 Raider, dévoilé en décembre 2022 et ayant effectué son premier vol le 10 novembre 2023, est le premier nouveau bombardier stratégique américain en plus de 30 ans. Northrop Grumman le qualifie de premier appareil de combat de sixième génération, une appellation qui en dit long sur le saut technologique qu’il représente. Contrairement au B-2 qui a été conçu à la main, avec des maquettes physiques et des calculs analogiques, le B-21 a été entièrement conçu par ordinateur en utilisant l’intelligence artificielle et des outils de simulation électromagnétique de haute fidélité. Résultat : les modifications nécessaires entre la conception et le premier prototype opérationnel sont passées de 15 à 20 pour cent pour les avions traditionnels à seulement un pour cent pour le B-21.

Les améliorations par rapport au B-2 sont vertigineuses. La furtivité du B-21 est omnidirectionnelle, à 360 degrés, alors que le B-2 était principalement optimisé pour une faible détection frontale. Ses matériaux absorbant les ondes radar sont intégrés dans la structure même de l’appareil, plus fins et plus efficaces que les revêtements appliqués sur le B-2. Son système de guerre électronique est apparenté à celui du F-35, l’appareil de combat le plus avancé actuellement en service. Et surtout, le B-21 est conçu pour être optionnellement piloté, capable d’effectuer certaines missions de manière totalement autonome, sans équipage humain à bord. L’US Air Force prévoit d’acquérir au moins 100 exemplaires, un nombre qui contraste avec les 21 B-2 dont le programme avait été réduit après la fin de la Guerre froide.

Le B-21 Raider est fascinant en soi, mais ce qui me captive le plus, c’est ce qu’il représente symboliquement. C’est la technologie que le Pentagone accepte de montrer au monde. C’est la carte qu’il pose sur la table en disant : voilà ce que nous avons. Mais tout joueur de poker sait que les vraies cartes maîtresses sont celles qu’on garde en main. Et les États-Unis sont les meilleurs joueurs de poker technologique de l’histoire.

Ce que le Pentagone accepte de révéler versus ce qu’il cache

Il existe un principe fondamental dans le monde du renseignement militaire que l’on appelle la règle de l’iceberg. Ce que le public voit représente environ 10 pour cent de ce qui existe réellement. Les 90 pour cent restants sont classifiés à des niveaux de secret qui vont du confidentiel au Special Access Program, le niveau le plus élevé de classification du gouvernement américain. Les programmes noirs, ou unacknowledged special access programs, sont tellement secrets que même la plupart des membres du Congrès n’en connaissent pas l’existence. Seuls quelques élus triés sur le volet, membres de commissions de surveillance spécifiques, ont accès à des bribes d’information sur ces programmes.

Les sites de test les plus connus, la Zone 51 au Nevada, le Site de test du Tonopah, l’Edwards Air Force Base, Plant 42 à Palmdale en Californie, ne sont que les installations dont nous connaissons l’existence. Des témoignages de pilotes militaires et d’anciens employés de l’industrie de défense suggèrent depuis des décennies l’existence d’appareils volants non identifiés qui dépassent largement les capacités des technologies connues du public. Et ces témoignages ont pris une nouvelle dimension ces dernières années, lorsque le Pentagone lui-même a confirmé l’existence de phénomènes aériens non identifiés dont certains présentent des caractéristiques de vol qui dépassent toute technologie publiquement connue. Sans tomber dans le conspirationnisme, il est parfaitement rationnel de conclure que les États-Unis possèdent des capacités aériennes et spatiales qui dépassent considérablement tout ce que le public peut imaginer.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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