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ANALYSE : Pékin n’a pas besoin de couler les porte-avions américains pour gagner la guerre
Crédit: Adobe Stock

Des yeux partout sur l’océan

La surveillance aéroportée a suivi une trajectoire similaire. Les avions de patrouille maritime ont élargi leur couverture tout en améliorant la continuité du suivi. Les plateformes non habitées ont introduit une surveillance persistante dans des zones auparavant non surveillées. Même les canaux de signalement maritime civils ont contribué à densifier l’image de détection, créant un réseau tentaculaire d’informations qui converge vers les centres de commandement militaires.

L’objectif n’était plus l’observation épisodique. C’était la garde-à-vue continue des cibles. Pékin a compris qu’un porte-avions américain qui disparaît des écrans pendant quelques heures peut réapparaître à plusieurs centaines de kilomètres de sa dernière position connue, rendant caduque toute solution de ciblage préparée. La persistance est devenue le maître-mot de l’architecture de surveillance chinoise.

Regardez la mer de Chine méridionale aujourd’hui. Chaque parcelle d’océan est scrutée par des dizaines de capteurs différents, créant une densité de surveillance qui transforme l’invisibilité des porte-avions en mythe dépassé. Les commandants américains qui pensaient naviguer dans l’ombre découvrent qu’ils évoluent désormais sous des projecteurs permanents, suivis par des algorithmes qui ne dorment jamais et ne clignent jamais des yeux.

Frapper le navire, pas ses avions

La détection ne résolvait qu’une partie du problème opérationnel. Les planificateurs chinois ont conclu que l’aviation embarquée ne pouvait être neutralisée efficacement en attaquant uniquement les avions. Tant que le navire restait opérationnel, la génération de sorties continuerait. Les pilotes perdus seraient remplacés, les appareils endommagés reconstitués, les missions maintenues.

Cette logique a conduit Pékin à réorienter massivement ses investissements vers des capacités de frappe anti-navire à longue portée. Les systèmes ont été conçus pour engager les porte-avions avant que leurs ailes aériennes ne puissent imposer des effets décisifs sur le champ de bataille. Le développement de missiles balistiques anti-navires a reflété ce changement d’emphase stratégique.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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