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ÉDITORIAL : L’Administration Trump face à son propre mirage – quand la crédibilité s’effondre sous le poids des mensonges
Crédit: Adobe Stock

Le cas emblématique du 10 février 2026

Le 10 février 2026, la procureure fédérale Jeanine Pirro, nommée par Trump lui-même, a tenté de faire inculper six élus démocrates pour « sédition ». Le motif ? Un discours critique envers la politique migratoire du gouvernement. Le résultat ? Un rejet cinglant du grand jury, qui a refusé de se plier à une manœuvre aussi transparente que grotesque. « Je ne me souviens pas d’un seul cas où un grand jury a refusé de suivre les recommandations du procureur », confie un ancien juge fédéral sous le couvert de l’anonymat. « C’est comme si les jurés avaient dit : ‘Assez.’ »

Ce refus n’est pas un accident. Il s’inscrit dans une série de revers judiciaires qui ont marqué les premiers mois de 2026. Des poursuites abandonnées faute de preuves, des requêtes rejetées pour vice de forme, des juges qui n’hésitent plus à qualifier les arguments de l’administration de « frivoles » ou de « délirants ». Chaque échec renforce le suivant, chaque rejet encourage les magistrats à résister. Et pourtant, l’administration persiste. Comme si, en répétant assez fort ses accusations, elle pouvait forcer la réalité à plier.

Il y a quelque chose de tragique à voir un président s’accrocher à des méthodes qui ne fonctionnent plus. Comme un roi nu qui continuerait à marcher dans son palais, persuadé que personne n’ose rire. Mais le rire est devenu un murmure, puis un grondement. Et bientôt, ce sera un rugissement.

L’arme du désespoir : la rhétorique de la trahison

Face à l’effritement de son autorité, Trump a recours à son dernier refuge : la théorie du complot. Ses adversaires ne sont plus des opposants politiques, mais des « ennemis de l’État ». Ses critiques ne sont plus des citoyens inquiets, mais des « traitres ». Cette rhétorique, qui a si bien servi par le passé, se retourne aujourd’hui contre lui. Car plus il crie à la trahison, plus il révèle sa propre impuissance. Quand un dirigeant en arrive à accuser ses concitoyens de vouloir le renverser, c’est qu’il a déjà perdu.

Le plus inquiétant, c’est que cette stratégie ne vise même plus à convaincre. Elle vise à diviser. À semer le doute, à créer un climat de méfiance généralisée où plus personne ne sait à qui se fier. Un civisme en crise, comme l’écrit un éditorialiste du New York Times. Une Amérique où le gouvernement n’est plus une source de vérité, mais un acteur de plus dans le grand théâtre de la désinformation.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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