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ÉDITORIAL : Quand Zelensky dévoile l’ombre de la prochaine tempête russe
Crédit: Adobe Stock

Des attaques de plus en plus sophistiquées

Ce que Zelensky décrit n’est pas une hypothèse, mais une analyse fondée sur des renseignements concrets. Les services de sécurité ukrainiens ont observé une accumulation de forces aériennes russes, un positionnement stratégique de bombardiers stratégiques, une mobilisation de stocks de missiles qui suggèrent l’imminence d’une offensive majeure. Les précédentes frappes massives de l’hiver 2022-2023 ont ciblé systématiquement les infrastructures énergétiques, plongeant des millions d’Ukrainiens dans le froid et l’obscurité. Moscou cherche à briser le moral civil, à rendre la vie insupportable, à transformer la survie quotidienne en cauchemar permanent.

Mais l’évolution dont parle le président ukrainien va au-delà de la simple répétition. Les Russes utilisent désormais des tactiques de diversion, lançant d’abord des vagues de drones bon marché pour forcer les défenseurs à révéler leurs positions et épuiser leurs munitions, avant de déployer les missiles de haute précision. C’est une chorégraphie meurtrière, minutieusement orchestrée, où chaque élément joue un rôle calculé. Les drones Shahed iraniens ouvrent le bal, bruyants et lents, attirant l’attention. Puis viennent les missiles hypersoniques Kinzhal, qui frappent avant que l’alerte n’ait même eu le temps de résonner.

Un peuple dans le viseur

Parlons franchement : ces attaques ne visent pas des objectifs militaires. Elles ciblent délibérément les centrales électriques, les stations de chauffage urbain, les réseaux d’eau potable. Elles cherchent à terroriser la population civile, à faire de chaque jour un combat pour la survie basique. C’est une tactique aussi vieille que la guerre elle-même, mais jamais elle n’avait été appliquée avec une telle systématicité à l’ère moderne. La Russie mène une guerre totale contre un pays entier, et le monde regarde, horrifié mais paralysé, incapable de trouver la volonté politique de dire : assez.

Quand on bombardera de nouveau les villes ukrainiennes, souvenons-nous que nous avions été prévenus. Souvenons-nous que Zelensky avait sonné l’alarme, et que nous avions choisi de ne pas l’entendre suffisamment fort.

Les chiffres sont accablants. Depuis le début de l’invasion, la Russie a lancé plus de 6000 missiles et 5000 drones sur le territoire ukrainien. Des villes entières ont été rasées, des quartiers résidentiels transformés en montagnes de gravats. Marioupol, Bakhmout, Avdiivka : ces noms sont désormais synonymes d’apocalypse urbaine. Et pourtant, l’Ukraine tient. Mais à quel prix ? Et pour combien de temps encore si l’aide internationale continue de diminuer ?

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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