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OPINION : Et si Trump avait raison de déployer ses soldats
Crédit: Adobe Stock

Le traumatisme d’une nation meurtrie

Pour comprendre ce qui s’est joué ces derniers mois, il faut revenir en arrière, dans cette Amérique meurtrie par des années de violence incontrôlée. Le pic de criminalité de 2020-2022 avait laissé des cicatrices profondes dans le tissu social américain. Les familles endeuillées se comptaient par milliers, les communautés afro-américaines et latino-américaines portant le poids disproportionné de cette hécatombe. Dans certains quartiers de Chicago, les enfants apprenaient à se jeter au sol au moindre bruit suspect, une normalité perverse qui s’était installée progressivement. Les services d’urgence étaient saturés, les morgues débordées, les policiers épuisés et démotivés par un contexte de défiance généralisée envers les forces de l’ordre.

Cette situation n’était pas seulement une crise de sécurité publique, c’était une crise de civilisation. Comment une démocratie peut-elle tolérer que ses citoyens vivent dans la terreur permanente ? Comment justifier que des enfants américains grandissent avec le bruit des coups de feu en fond sonore ? Ces questions, les responsables politiques locaux et fédéraux se les sont posées pendant des années sans apporter de réponses satisfaisantes. Les réformes policières se heurtaient à des oppositions farouches, les budgets de la sécurité étaient réduits au nom d’idéaux louables mais mal appliqués, et pendant ce temps, les corps s’accumulaient. L’Amérique traversait une crise existentielle qui remettait en question sa capacité à protéger les plus vulnérables parmi ses propres citoyens.

J’ai parcouru ces quartiers abandonnés, écouté ces voix étouffées par la peur et l’indifférence. Il y avait quelque chose de brisé dans le regard de ces habitants, une lassitude profonde face à l’inaction de leurs élites. Comment ne pas comprendre leur colère ? Comment ne pas ressentir leur désespoir face à des promesses non tenues et des statistiques qui continuaient de s’aggraver année après année ?

L’échec des gouvernances locales

La réalité est cruelle mais elle doit être dite : les gouvernances locales ont failli dans leur mission première de protection des citoyens. Dans plusieurs grandes villes dirigées par des démocrates, les politiques de justice réformatrice ont parfois été malencontreusement associées à une diminution des moyens accordés aux forces de l’ordre. Les effectifs policiers ont fondu, les temps de réponse se sont allongés, et les criminels ont senti le vent tourner en leur faveur. Ce n’est pas un hasard si les villes les plus touchées par la violence étaient souvent celles qui avaient le plus radicalement transformé leur approche de la sécurité publique. L’intention était peut-être noble, mais les conséquences ont été dévastatrices.

Les données du Pew Research Center et du FBI montrent clairement cette corrélation entre la réduction des effectifs policiers et l’augmentation de la criminalité dans plusieurs métropoles américaines. À Minneapolis, après les mouvements de protestation suivant la mort de George Floyd, la ville avait réduit son budget policier de plusieurs millions de dollars. Le résultat ? Une explosion des crimes violents qui a durablement traumatisé la communauté. Des histoires similaires se sont répétées à Seattle, Portland et dans d’autres villes progressistes. Face à ce constat d’échec, le verdict des urnes a été sans appel : les Américains ont massivement voté pour le retour de Donald Trump, plaçant la sécurité au cœur de leurs préoccupations.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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