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OPINION : Et si Trump avait raison de déployer ses soldats dans les villes américaines
Crédit: Adobe Stock

Ce que les données révèlent vraiment

Mais voici le détail qui change tout, celui que la Maison Blanche préfère occulter dans sa communication triomphale : la baisse de la criminalité avait déjà commencé bien avant le retour de Trump au pouvoir en janvier 2025. Les statistiques du Council on Criminal Justice montrent que les taux d’homicides chutaient déjà significativement durant les deux dernières années de la présidence Biden, après le pic pandémique de 2020 qui, rappelons-le, s’est produit durant le premier mandat de Trump. Portland enregistrait une diminution de cinquante et un pour cent de ses homicides entre janvier et juin 2025 par rapport à la même période en 2024, soit plusieurs mois avant l’arrivée des premiers soldats fédéraux dans la ville.

Memphis affichait son taux de criminalité le plus bas en un quart de siècle avant même que le gouverneur Bill Lee ne demande l’intervention fédérale. Chicago voyait ses meurtres diminuer de manière constante et marquée tout au long de 2024 et au début de 2025. Ces villes n’étaient pas les zones de guerre décrites par Trump. Elles étaient des communautés en amélioration, des juridictions où les efforts locaux de prévention de la violence, les programmes d’intervention communautaire et le travail policier de précision portaient déjà leurs fruits.

Alors comment expliquer cette dissonance cognitive massive ? Comment Trump peut-il s’attribuer le mérite d’une tendance qui avait débuté sous son prédécesseur, qui s’était accélérée avant ses déploiements militaires, qui résultait d’efforts locaux antérieurs à toute intervention fédérale ? C’est ici que la politique rencontre le mensonge, que la rhétorique dévore la réalité, que la propagande écrase les faits.

La mécanique de la récupération politique

L’administration Trump a perfectionné l’art de la réécriture historique en temps réel. Dans un communiqué publié en février 2026, la Maison Blanche proclamait que le taux de meurtre avait plongé à son niveau le plus bas en cent vingt-cinq ans, attribuant ce succès monumental aux politiques de Trump. Le communiqué mentionnait spécifiquement l’envoi de ressources fédérales à Washington DC comme facteur déterminant de la baisse de la criminalité dans la capitale. Pam Bondi, la procureure générale, a tweeté victorieusement que l’Amérique était plus sûre grâce à Trump. Le directeur du FBI, Kash Patel, a déclaré que les gymnastiques médiatiques ne pouvaient masquer la réalité d’une administration qui avait restauré la loi et l’ordre.

Mais examinons cette affirmation avec l’œil critique qu’elle mérite. Les déploiements militaires ont commencé en juin 2025 à Los Angeles, août 2025 à Washington DC, septembre-octobre 2025 dans les autres villes. La baisse de la criminalité, elle, était déjà bien documentée au premier semestre 2025, avant ces interventions. Comment une politique peut-elle causer un effet qui la précède chronologiquement ? Comment Trump peut-il s’attribuer des résultats obtenus avant que ses actions ne prennent effet ? C’est comme prétendre qu’un médicament a guéri un patient qui se rétablissait déjà avant de le prendre.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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