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OPINION : La Fin du Mythe Comment la Chine Peut Vaincre les Porte-Avions Américains Sans les Couler
Crédit: Adobe Stock

L’A2/AD Comme Art de la Guerre Asymétrique

Le concept de « Anti-Access/Area Denial » (A2/AD) n’est pas une invention chinoise, mais Pékin l’a érigé en art de guerre national. Il s’agit de créer autour du territoire chinois – et de ses intérêts vitaux – une bulle défensive multi-couche si dense et si létale qu’aucune force étrangère ne peut y pénétrer sans subir des pertes prohibitives. Cette bulle s’étend désormais bien au-delà de la « première chaîne d’îles », jusqu’à Guam et potentiellement jusqu’à la deuxième chaîne.

Cette doctrine repose sur trois piliers : la détection, la dissuasion et la destruction. Un réseau intégré de satellites, de radars au sol, de drones de surveillance et de sous-marins repère toute force d’intervention à des milliers de kilomètres. Une fois localisée, elle est soumise à une démonstration de force – déploiement d’avions, activation de systèmes de brouillage – destinée à la dissuader de progresser. Enfin, si elle persiste, une myriade de systèmes d’armes, des plus simples aux plus sophistiqués, sont déployés pour la saturer et la détruire. Le porte-avions, cible prioritaire, se trouve au centre de cette tempête.

La Mort par Mille Capteurs

La première étape pour vaincre un porte-avions est de savoir où il est, en temps réel. La Chine a investi des milliards dans un « système de systèmes » de surveillance. Les satellites Yaogan fournissent une couverture optique et radar. Les avions de patrouille maritime Y-8 et les drones comme le BZK-005 assurent une surveillance persistante. Les réseaux de capteurs sous-marins, les systèmes de surveillance électromagnétique, et même les navires de pêche « milices » équipés de transpondeurs, forment un filet d’information ininterrompu.

Cette capacité de « suivi maritime » permanent est révolutionnaire. Elle prive le groupe aéronaval de son atout majeur : la mobilité et le relatif anonymat de l’océan. Un porte-avions traqué en permanence est un porte-avions vulnérable. Ses mouvements sont anticipés, ses routes prévues. Il ne peut plus surprendre. Il devient une cible statique dans l’esprit des planificateurs chinois, malgré ses 30 nœuds de vitesse.

Penser à cette traque constante, à ce regard inquisiteur depuis l’espace et les cieux, donne le frisson. L’océan, autrefois espace de liberté et d’aventure, devient un piège transparent. Chaque sillage, chaque émission radar, chaque communication est tracé, analysé, catalogué. Le prédateur suprême des mers se retrouve chassé à son tour, et il le sait.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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