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OPINION : Quand le froid devient une arme – La Russie prépare son offensive la plus barbare
Crédit: Adobe Stock

Des frappes toujours plus sophistiquées

Lorsque Zelensky parle d’attaques qui évoluent, il ne fait pas référence à une simple amélioration technique. Il décrit une transformation qualitative de la manière dont la Russie mène cette guerre contre l’infrastructure civile. Les premières vagues de frappes de l’automne deux mille vingt-deux étaient brutales mais prévisibles. Aujourd’hui, les frappes combinées qui déferlent sur l’Ukraine nécessitent une protection spéciale et un soutien correspondant des partenaires occidentaux. Cette évolution se manifeste dans la coordination entre différents types de munitions, dans le timing précis des attaques, dans la sélection des cibles qui maximisent l’impact sur la population.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Début février deux mille vingt-six, la Russie a lancé plus de quatre cent cinquante drones et soixante-dix missiles lors d’une seule nuit d’attaques. Parmi ces munitions, trente-deux étaient des missiles balistiques, les armes les plus difficiles à intercepter pour les systèmes de défense aérienne ukrainiens. Cette escalade quantitative s’accompagne d’une sophistication tactique : les frappes visent désormais simultanément les centrales de production, les sous-stations de distribution et les lignes électriques clés, créant une cascade de pannes qui paralyse des régions entières. Le ministre ukrainien de l’Énergie, Denys Shmyhal, a confirmé que les centrales thermiques alimentant Kiev, Kharkiv et Dnipro figuraient parmi les cibles prioritaires de cette offensive.

Ce que la Russie appelle pudiquement une frappe sur l’infrastructure militaro-industrielle est en réalité une agression délibérée contre le droit le plus fondamental : celui de ne pas mourir de froid dans son propre appartement. Et pendant ce temps, les chancelleries occidentales continuent de débattre du nombre de missiles Patriot à envoyer, comme si la vie humaine pouvait se négocier au compte-gouttes.

Le perfectionnement de la cruauté

L’évolution dont parle Zelensky concerne aussi le moment choisi pour ces attaques. La Russie ne frappe plus au hasard du calendrier militaire. Elle attend. Elle accumule. Elle synchronise ses frappes avec les périodes de froid extrême, transformant chaque missile en une arme de torture collective. Cette stratégie a été documentée avec précision : les températures ont chuté jusqu’à moins quatorze degrés Fahrenheit dans certaines parties de l’Ukraine au début du mois de février, et c’est exactement à ce moment que la Russie a déclenché sa plus grande offensive de l’année contre le réseau énergétique. Ce n’est pas une coïncidence, c’est une préméditation criminelle.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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