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OPINION : Si Trump avait raison de s’attaquer à la criminalité mais pas de cette façon
Crédit: Adobe Stock

Une tendance amorcée bien avant janvier 2025

L’examen rigoureux des données temporelles révèle une vérité essentielle que les partisans de Trump préfèrent occulter : la baisse des homicides avait commencé bien avant son entrée en fonction. Dès 2023, les statistiques du FBI montraient une diminution de 13% des homicides par rapport à l’année précédente, une tendance qui s’est poursuivie et même accélérée en 2024. Cette trajectoire descendante était donc largement engagée sous l’administration Biden, suggérant que les politiques de Trump ont pu amplifier un mouvement préexistant plutôt que de le créer de toutes pièces. Les experts soulignent que les variations des taux de criminalité obéissent souvent à des cycles pluriannuels complexes.

Cette chronologie n’enlève rien à la réalité de la baisse observée en 2025, mais elle invite à une humilité analytique que les triomphalistes de tous bords auraient tort de négliger. Les administrations successives ont tendance à s’approprier les bonnes nouvelles économiques ou sécuritaires tout en rejetant la responsabilité des mauvaises sur leurs prédécesseurs. Le danger, lorsque l’on attribue indûment le mérite d’une amélioration sociale à des interventions spécifiques, est de légitimer des méthodes potentiellement problématiques au nom de résultats qui n’étaient pas réellement le fruit de ces méthodes.

J’ai suivi ces statistiques mois après mois, scrutant chaque rapport avec l’obsession d’un enquêteur cherchant la vérité derrière les apparences. Et ce que j’ai découvert m’a profondément troublé : la vérité statistique est souvent plus subtile que les narratifs politiques ne le permettent. Cette déformation constante des faits à des fins électorales me révolte au plus haut point.

L’effet COVID et le retour à la normale sociale

La pandémie de COVID-19 a constitué un bouleversement social d’une ampleur sans précédent dans l’histoire récente des États-Unis. Les fermetures d’écoles, la perte d’emplois massive et l’isolement forcé ont créé un terreau fertile pour l’explosion de violences qui a suivi. Les services de police, eux-mêmes affectés par la maladie et les tensions sociales, ont vu leur capacité d’intervention diminuée. Cette tempête parfaite explique largement la flambée homicide de 2020-2021, et son dénouement progressif explique tout autant la baisse observée depuis.

Les chercheurs du Council on Criminal Justice ont documenté ce phénomène de retour à la moyenne statistique, soulignant que les crises sociales exceptionnelles produisent généralement des pics de violence tout aussi exceptionnels, suivis de phases de normalisation. Cette perspective cyclique offre une explication scientifiquement robuste de l’évolution récente des taux d’homicide. Elle suggère que les politiques de Trump, quelle qu’en soit l’agressivité, n’ont probablement joué qu’un rôle marginal dans ce processus de normalisation post-pandémique.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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