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BILLET : Tricia McLaughlin, la voix de l’immigration qui s’éteint
Crédit: Adobe Stock

Une carrière au service de l’administration

Originaire de l’Ohio, McLaughlin a servi dans la première administration Trump, d’abord au Trésor sous Steven Mnuchin, puis au Département d’État sur les questions de contrôle des armements. Son arrivée au DHS en 2025 a coïncidé avec l’intensification des opérations de déportation. Elle y a trouvé un rôle sur mesure : celui de porte-parole intransigeante, capable de transformer chaque crise en opportunité de communication.

Son style direct, parfois perçu comme arrogant, a fait d’elle une cible privilégiée des démocrates et des militants pro-immigration. Mais pour ses partisans, elle était une guerrière, une femme prête à affronter les médias et l’opposition sans jamais céder un pouce de terrain. Kristi Noem, secrétaire au DHS, a salué son « exceptionnelle dédication », mais même ses alliés reconnaissent que son départ intervient à un moment difficile pour le département, décrit comme « chaotique et dysfonctionnel » par le Wall Street Journal.

McLaughlin quitte ses fonctions alors que le DHS est en pleine tourmente. Le financement du département est bloqué, les réformes de l’immigration sont au point mort, et les agents d’ICE sont de plus en plus critiqués. Son départ laisse un vide, mais aussi une question : qui pourra, ou voudra, reprendre ce flambeau ?

Un départ en demi-teinte

Officiellement, McLaughlin a choisi de partir pour de nouvelles opportunités. Officieusement, des sources au DHS évoquent un épuisement, une lassitude face aux attaques constantes et à l’usure du combat quotidien. Elle sera remplacée par l’une de ses adjointes, Lauren Bis, dont le profil est bien moins médiatique. Certains y voient un signe : l’administration Trump, en pleine campagne pour les élections de mi-mandat, pourrait chercher à adoucir son image sur l’immigration.

Pourtant, McLaughlin reste fière de son bilan. Dans une déclaration, elle a affirmé être « immensément fière de l’équipe » qu’elle a construite et des « accomplissements historiques » réalisés. Mais pour les familles séparées, les migrants détenus dans des conditions indignes, et les communautés vivant dans la peur, son héritage est bien différent.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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