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ÉDITORIAL : Colbert, Trump et la FCC : quand la censure se pare des atours de la loi
Crédit: Adobe Stock

Une commission sous influence

Depuis son retour au pouvoir, Trump a nommé à la tête de la FCC des fidèles, déterminés à resserrer le contrôle sur les médias. Brendan Carr, l’actuel président, est un ancien avocat de la campagne Trump. Son objectif ? « Rétablir l’équité », selon ses propres termes. Mais pour ses détracteurs, il s’agit ni plus ni moins que de museler la critique.

Les late-night shows, traditionnellement hostiles au président, sont dans le collimateur. Jimmy Kimmel a déjà été suspendu par ABC après des remarques jugées trop virulentes. Colbert, lui, a vu son émission menacée de suppression pure et simple. Une escalade qui rappelle les heures les plus sombres de l’histoire américaine.

Quand une agence indépendante devient l’outil d’un parti, la démocratie est en danger. Et pourtant, en 2026, c’est exactement ce qui se passe.

L’effet Streisand à l’ère numérique

En interdisant la diffusion de l’interview, CBS a déclenché un phénomène bien connu : l’effet Streisand. Au lieu de disparaître, le contenu a été massivement partagé sur les réseaux sociaux, atteignant un public bien plus large que celui de la télévision traditionnelle. « Trump a transformé Talarico en martyr, et Colbert en héros », résume un stratège démocrate.

Résultat : l’interview, qui aurait touché 2,3 millions de téléspectateurs sur CBS, a été vue par plus de 10 millions de personnes en ligne. Une victoire à la Pyrrhus pour la FCC, qui a non seulement échoué à faire taire Colbert, mais lui a aussi offert une tribune inespérée.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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