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ÉDITORIAL : Le Vatican tourne le dos au « Conseil de paix » de Trump, un symbole de résistance morale
Crédit: Adobe Stock

Un club privé aux allures de supermarché de la paix

Le projet de Trump est clair : créer un Conseil de paix où les sièges permanents se monnayent un milliard de dollars. Une somme qui, pour la plupart des pays, est tout simplement hors de portée. Seuls quelques États, comme le Maroc ou Israël, ont accepté de jouer le jeu, souvent pour des raisons stratégiques ou sous la pression. Les autres, comme l’Espagne ou la Pologne, ont préféré décliner l’invitation, refusant de cautionner une initiative qui menace de remplacer le multilatéralisme par un club privé.

Le Vatican, lui, va plus loin. Il ne se contente pas de refuser : il dénonce. En pointant du doigt la « nature particulière » du Conseil, Parolin souligne son caractère exclusif, élitiste, et profondément inégalitaire. Comment peut-on sérieusement parler de paix quand l’accès à la table des négociations est réservé à ceux qui peuvent payer ? Comment peut-on prétendre résoudre les conflits mondiaux quand on exclut d’emblée les plus pauvres, les plus vulnérables, ceux-là mêmes qui en sont les premières victimes ?

Le Vatican ne dit pas seulement non à Trump. Il dit non à une vision du monde où la justice se négocie, où la morale s’achète, où la paix se transforme en produit d’appel pour une élite mondiale. Un non qui est aussi un appel : celui de revenir à l’essentiel, à l’humain, à la dignité.

L’ONU, malgré ses défauts, reste le seul cadre légitime

Le Conseil de paix de Trump se présente comme une alternative à l’ONU, qu’il accuse d’inefficacité. Mais l’ONU, malgré ses limites, reste le seul forum où tous les États, riches ou pauvres, ont une voix. Le Vatican le sait : la paix ne peut être durable que si elle est inclusive. Elle ne peut être imposée par un petit groupe de pays, fussent-ils les plus puissants. Elle doit émerger d’un dialogue authentique, où chacun a sa place.

En refusant de participer, le Vatican envoie un message fort : la paix ne peut être l’apanage d’une poignée de dirigeants. Elle doit être le fruit d’un effort collectif, fondé sur le droit, la justice, et le respect mutuel. Un message qui résonne d’autant plus fort que le Conseil de paix de Trump semble avant tout conçu pour servir les intérêts de son promoteur, bien plus que ceux des peuples en souffrance.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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