Skip to content
ÉDITORIAL : Trump et le brûleur de Coran — Quand la provocation devient une arme diplomatique
Crédit: Adobe Stock

Coskun, martyr malgré lui

Hamit Coskun se présente comme une victime de l’islamisme. Son récit est poignant : en Turquie, il aurait été emprisonné pour avoir critiqué le gouvernement islamiste. Au Royaume-Uni, il aurait été traqué par des extrémistes. Pourtant, son acte — brûler un Coran en public — est bien plus qu’une simple protestation. C’est une provocation calculée, destinée à attirer l’attention sur sa cause. Et ça marche.

En s’emparant de son cas, Trump transforme Coskun en symbole. Non plus celui d’un réfugié en détresse, mais celui d’un combattant de la liberté, persécuté par des États complaisants envers l’islam. Une narration qui séduit une partie de l’opinion américaine, mais qui risque d’alimenter les tensions religieuses et raciales des deux côtés de l’Atlantique.

Coskun est-il un héros ou un pyromane ? La réponse dépend du camp dans lequel on se situe. Pour ses supporters, il incarne la résistance face à l’oppression. Pour ses détracteurs, il est un provocateur, dont les actes ne font qu’attiser la haine. Trump, lui, n’a cure de ces nuances. Il voit en Coskun un outil, une arme dans sa guerre culturelle contre l’Europe.

L’Europe dans le collimateur

L’offre d’asile à Coskun s’inscrit dans une stratégie plus large de déstabilisation des alliés européens. Depuis son retour à la Maison-Blanche, Trump n’a cessé de critiquer le Vieux Continent, accusé de laxisme face à l’immigration et à l’islamisme. En intervenant dans ce dossier, il rappelle à l’Europe sa dépendance envers les États-Unis, tout en semant la discorde au sein des sociétés européennes.

Le timing est parfait. Alors que le Royaume-Uni est secoué par des débats sur la liberté d’expression et la montée de l’extrémisme, l’intervention de Trump ne peut que raviver les divisions. Les conservateurs britanniques, déjà tentés par un alignement sur Washington, pourraient y voir une occasion de durcir leur ligne. Les progressistes, eux, dénonceront une ingérence intolérable.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu