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ANALYSE : 425 cibles aériennes en une nuit — comment la défense ukrainienne a neutralisé 392 menaces
Crédit: Adobe Stock

Pourquoi la Russie mélange les armes

La stratégie russe du 16-17 février n’est pas aléatoire. C’est une attaque combinée délibérée. Les missiles balistiques Iskander-M, qui volent à Mach 7 avec des manoeuvres évasives en phase terminale, forcent les systèmes Patriot à s’engager. Au même moment, les missiles de croisière Kh-101 — lancés depuis la mer Caspienne à plus de 1 500 kilomètres — arrivent à basse altitude, obligeant la défense aérienne à couvrir un autre segment du spectre.

Pendant que les opérateurs traitent ces 29 missiles, 396 drones saturent l’espace aérien par vagues successives. C’est le principe de la saturation : forcer le défenseur à choisir. Quand un Iskander-M balistique fonce vers une centrale énergétique, faut-il engager un PAC-3 MSE à 5,25 millions de dollars ou laisser passer pour garder l’intercepteur contre la prochaine salve? Chaque seconde de calcul est une seconde de vulnérabilité.

L’obscénité de cette guerre tient dans un calcul. Un côté lance tout ce qu’il a pour détruire. L’autre côté doit décider en temps réel ce qu’il sauve et ce qu’il sacrifie. Ce n’est pas une guerre symétrique. C’est un test d’endurance imposé à ceux qui défendent leur propre population contre un agresseur qui n’a aucune limite budgétaire sur la destruction.

Le rôle du brouillage électronique

Sur les 367 drones neutralisés, une proportion significative l’a été par guerre électronique — le brouillage des signaux GPS et de navigation — et non par des intercepteurs cinétiques. C’est un avantage stratégique majeur. Un brouilleur ne consomme pas de munitions. Il peut traiter des dizaines de drones simultanément. Les unités de guerre électronique, les systèmes sans pilote et les groupes de tir mobiles ont tous été engagés cette nuit-là, selon l’état-major ukrainien.

Et pourtant, le brouillage a ses limites. Les drones Gerbera et Italmas — des modèles russes plus récents — embarquent des systèmes de navigation inertielle qui continuent de fonctionner même en cas de perte du signal GPS. La course entre attaque et défense ne s’arrête jamais. Chaque parade trouve sa contre-parade.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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