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ANALYSE : Jour 1455 — 1 255 340 pertes russes, la machine de guerre de Poutine broie ses propres soldats
Crédit: Adobe Stock

Les chiffres bruts du jour 1455

L’état-major général des Forces armées d’Ukraine compile chaque jour les pertes russes depuis le premier jour de l’invasion. Au jour 1455, les totaux cumulatifs dressent un portrait saisissant de destruction systématique. 11 678 chars détruits depuis le début de la guerre. Pour mettre ce chiffre en perspective, la Russie possédait environ 3 500 chars opérationnels au début de l’invasion, selon l’Institut international d’études stratégiques. Elle a depuis puisé dans ses réserves soviétiques, remettant en service des T-62 et des T-55 vieux de plusieurs décennies, parce que ses usines ne produisent pas assez vite pour compenser les pertes.

24 045 véhicules blindés de combat. 37 323 systèmes d’artillerie — le pilier de la doctrine militaire russe — neutralisés un par un. 1 648 lance-roquettes multiples. 1 300 systèmes de défense antiaérienne. 435 avions. 347 hélicoptères. Et le chiffre le plus vertigineux : 136 073 drones tactiques abattus.

Chaque char détruit représente un équipage de trois à quatre hommes. Chaque avion, un pilote formé pendant des années. Les chiffres sont abstraits. Les morts avaient des noms. Mediazona, le média indépendant russe, les retrouve un par un. À ce jour, 177 433 morts identifiés par leur nom. Le vrai chiffre est bien plus élevé.

Le coût humain quotidien

La moyenne quotidienne oscille entre 800 et 1 200 soldats par jour. 201 affrontements enregistrés le 17 février. La Russie perd l’équivalent d’un bataillon tous les deux à trois jours. Trente à trente-cinq mille soldats par mois. Et pourtant, Poutine continue d’envoyer des hommes dans le hachoir. Le recrutement annuel — 400 000 contractuels — suffit à peine à compenser les pertes. La Russie ne gagne pas cette guerre. Elle la saigne.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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