Une liste de courses validée par le commandant suprême
Le PURL, acronyme de Prioritised Ukraine Requirements List, est l’innovation la plus significative de cette guerre en matière de coopération militaire. Le commandant suprême des forces alliées en Europe (SACEUR) identifie chaque mois les équipements dont l’Ukraine a le plus besoin. Chaque package mensuel est estimé à environ un milliard de dollars, divisé en deux tranches de 500 millions. Les alliés financent. Les États-Unis fournissent. L’Ukraine reçoit. Plus de 4 milliards de dollars ont déjà été engagés, avec un objectif de 15 milliards pour 2026 selon Mark Rutte. Dix-sept pays participent : le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Norvège, les Pays-Bas, la Belgique, la Suède, le Danemark, l’Espagne, le Canada, l’Islande, la Lituanie, la Lettonie, l’Estonie, l’Australie, le Portugal, la Turquie et la Slovénie.
Le PURL est une prouesse bureaucratique. Mais c’est aussi un aveu. L’Europe ne produit pas assez d’armes. Elle achète américain pour armer l’Ukraine. Et elle le fait à travers l’OTAN, parce que seule, elle n’a ni la capacité logistique ni le poids diplomatique pour le faire à cette échelle. On peut saluer l’efficacité. On peut aussi s’inquiéter de ce qu’il dit sur l’autonomie stratégique européenne.
Les Patriot au coeur du dispositif
Les chiffres révélés par Mark Rutte lors de sa visite à Kyiv le 3 février 2026 sont saisissants. Le PURL a fourni environ 75 % des missiles Patriot et 90 % des missiles des autres systèmes de défense aérienne ukrainiens. L’OTAN ne tire pas. Elle ne vise pas. Mais elle fournit les munitions qui permettent d’abattre les missiles russes et les drones qui pilonnent les infrastructures énergétiques, les hôpitaux, les écoles. Chaque intercepteur Patriot qui s’élève dans le ciel ukrainien porte la marque d’une décision collective. La guerre est ukrainienne. La logistique est otanienne. Et cette distinction devient chaque jour plus ténue.
38 milliards pour 2026 : anatomie d'un engagement colossal
Le détail des promesses
Le ministre ukrainien de la Défense Mykhailo Fedorov a présenté 18 projets stratégiques pour 2026. Les 38 milliards se répartissent : plus de 2,5 milliards pour les drones ukrainiens, plus de 2 milliards pour la défense aérienne, 500 millions pour le PURL, le reste pour les munitions d’artillerie, la formation, les capacités maritimes. Le Royaume-Uni a annoncé un package d’urgence de plus de 500 millions de livres sterling en défense aérienne. L’Ukraine a chiffré ses besoins à 60 milliards. Les 38 milliards promis représentent 63 % de la demande. Un écart considérable. Et pourtant, Zhovkva a insisté : les premiers packages doivent arriver d’ici le 24 février, date anniversaire de l’invasion russe.
Le 24 février. Quatre ans. On mesure le temps en anniversaires de guerre maintenant. Quatre ans de promesses, de conférences, de chiffres à rallonge. Les Ukrainiens, eux, comptent en vies perdues, en hivers sans chauffage, en nuits blanches sous les bombardements. Trente-huit milliards. Un chiffre astronomique. Et pourtant insuffisant.
L’écart entre promesses et livraisons
Les promesses sont une chose. Les livraisons effectives en sont une autre. L’histoire de l’aide occidentale est aussi celle des retards, des hésitations, des volte-face. Le passage à 80 % de coordination via l’OTAN est censé répondre à ce problème. En centralisant la logistique et en créant des chaînes d’approvisionnement permanentes, l’Alliance promet une efficacité accrue. Mais la machine est lourde. Les processus décisionnels sont conçus pour le consensus, pas pour la rapidité. Et pendant que les diplomates négocient, les missiles russes continuent de tomber sur Odessa, sur Kharkiv, sur les centrales électriques qui maintiennent des millions d’Ukrainiens en vie.
Sous les bombes russes : l'urgence que les chiffres ne captent pas
L’offensive énergétique de Moscou
Pendant que l’OTAN discute de milliards, la Russie pilonne méthodiquement le réseau énergétique ukrainien. Le 3 février, malgré un appel de Donald Trump à une pause, Moscou a repris ses frappes massives. Le 7 février, Zelensky a dénoncé une attaque massive. Le 17 février, Odessa a été frappée, laissant 95 000 personnes sans électricité. Amnesty International a documenté les dommages. Des gens meurent d’intoxication au monoxyde de carbone en tentant de se chauffer avec des générateurs sur leurs balcons. Des familles entières. Des personnes âgées, seules.
On peut aligner tous les milliards du monde sur un tableau Excel. On peut compter les Patriot, les HIMARS, les drones. Mais derrière les colonnes de chiffres, il y a une famille qui s’endort dans le froid avec un générateur qui tourne sur le balcon, et qui ne se réveille pas. Ce n’est pas un dommage collatéral. C’est le résultat direct d’une stratégie russe qui cible délibérément les civils. Et chaque jour de retard dans la livraison d’un système de défense aérienne est un jour de plus où des gens meurent dans le noir.
Les chiffres de l’horreur quotidienne
Les Nations Unies ont confirmé que 2025 a été la plus meurtrière pour les civils ukrainiens depuis 2022. En une seule nuit : 71 missiles et 450 drones. 38 missiles et 412 drones interceptés. Ce qui signifie que 33 missiles et 38 drones ont touché leurs cibles. Sur une centrale. Sur un immeuble. Sur un hôpital. En quatre jours de frappes continues, neuf civils tués, plus de 50 blessés. La défense aérienne intercepte la majorité. Mais la majorité ne suffit pas. Il suffit d’un seul missile qui passe pour qu’un quartier sombre dans l’obscurité, pour qu’un enfant perde sa mère.
Rutte à Kyiv et Munich : le grand écart diplomatique
La visite du 3 février
Mark Rutte s’est rendu à Kyiv le 3 février 2026. Il a pris la parole devant la Verkhovna Rada. Il a prononcé les mots attendus : « Nous sommes déterminés à faire en sorte que vous ayez ce dont vous avez besoin pour vous défendre et assurer une paix durable. » Il a souligné que l’OTAN était « plus forte qu’à aucun moment depuis la fin de la Guerre froide ». Et puis il est parti. Et les bombardements ont continué. Quatre jours plus tard, la Russie lançait une attaque massive contre le système énergétique. Rutte a ensuite participé à la Conférence de Munich sur la sécurité les 14 et 16 février, répétant que l’Alliance n’avait jamais été aussi forte. La force se mesure-t-elle en discours ou en intercepteurs livrés à temps?
Mark Rutte a prononcé le mot « paix durable » devant le parlement ukrainien. On aimerait y croire. Parce que la paix durable, pour une mère ukrainienne qui cherche un abri à trois heures du matin pendant que les sirènes hurlent, ça ne ressemble pas à un discours devant la Rada. Ça ressemble à un ciel vide de missiles.
Munich et les contradictions occidentales
En février 2026, la dissonance entre les discours et la réalité a atteint un sommet. D’un côté, les déclarations sur la solidité de l’Alliance. De l’autre, l’Ukraine qui demande 60 milliards et en reçoit 38. D’un côté, les promesses de défense aérienne renforcée. De l’autre, Odessa plongée dans le noir. D’un côté, 80 % de l’aide via l’OTAN. De l’autre, un président américain qui appelle à une « pause » comme si cette guerre était un match de football. L’Occident fait assez pour que l’Ukraine ne perde pas. Pas assez pour qu’elle gagne. Et cette zone grise, confortable pour les capitales européennes, est un enfer pour les Ukrainiens qui la vivent.
De Ramstein à Bruxelles : la migration institutionnelle de l'aide
Comment la coordination s’est déplacée
Le Groupe de contact, dit « format Ramstein », a été créé en avril 2022 sur une base aérienne américaine en Allemagne. Chaque pays envoyait ce qu’il pouvait, sans savoir ce que les autres envoyaient. Quatre ans plus tard, les réunions se tiennent au siège de l’OTAN à Bruxelles. Les coalitions de capacités sont spécialisées : forces aériennes, défense aérienne et antimissile intégrée, capacités maritimes, artillerie, véhicules blindés, IT, drones, déminage. Huit coalitions avec des feuilles de route jusqu’en 2027. Ce n’est plus de l’aide ponctuelle. C’est de la construction d’une armée aux standards otaniens.
De la base de Ramstein au siège de l’OTAN. De l’improvisation à la planification quinquennale. La trajectoire est claire. L’OTAN fait de l’Ukraine un allié de facto sans jamais lui accorder le statut d’allié de jure. C’est habile. C’est aussi profondément cynique. On lui construit une armée aux normes de l’Alliance tout en lui refusant la seule chose qui la protégerait vraiment : l’article 5.
Les huit coalitions de capacités
La Coalition des forces aériennes a supervisé le transfert des F-16. La Coalition de défense aérienne coordonne les systèmes Patriot, NASAMS, HAWK. La Coalition d’artillerie gère les obus de 155 mm. La Coalition drones, la plus dynamique, reflète la transformation en guerre de drones. À Ramstein, Fedorov a annoncé 2,5 milliards pour les drones ukrainiens et la création d’unités d’assaut spécialisées. L’Ukraine ne se contente plus de recevoir. Elle innove, elle crée des doctrines militaires nouvelles. Et l’OTAN finance. Parce que ce que l’Ukraine invente sur le terrain deviendra la doctrine de défense de l’Alliance demain.
L'Europe face à son déficit capacitaire
Le miroir ukrainien
Le PURL est un miroir impitoyable tendu à l’Europe. Si les alliés européens doivent acheter des armes américaines via l’OTAN, c’est parce que l’industrie de défense européenne ne produit pas assez. Pendant trente ans, les budgets de défense ont été réduits, les capacités de production démantelées, les stocks épuisés. Les dividendes de la paix ont été encaissés avec enthousiasme. Et maintenant, on supplie Washington de vendre des Patriot parce qu’on n’a pas développé d’alternative. La Suède contribue 100 millions de dollars au PURL. Le Royaume-Uni ajoute 150 millions de livres. Mais ces sommes financent des achats américains. Chaque dollar injecté dans le PURL est un dollar qui ne finance pas une capacité de production européenne autonome.
L’Europe achète américain pour défendre l’Ukraine. Et elle s’en félicite. C’est comme un pays qui célébrerait le fait qu’il sait commander au restaurant sans mentionner qu’il ne sait pas cuisiner. Le PURL fonctionne. Brillamment, même. Mais il consacre une dépendance stratégique que trente ans de discours sur l’autonomie européenne n’ont pas réussi à réduire.
Le réveil industriel, trop lent
La production européenne d’obus de 155 mm a été multipliée. L’objectif des 2 % du PIB pour la défense est désormais un plancher. Mais la montée en puissance prend des années. Chaque mois, l’Ukraine consomme des quantités astronomiques de munitions et d’intercepteurs. La cadence de tir de l’artillerie russe reste supérieure. La Russie produit ses propres drones en masse, notamment des copies du Shahed iranien. Dans cette course, le temps joue contre l’Ukraine si l’Occident ne maintient pas le rythme. Et le rythme est le maillon faible.
Le facteur américain : entre engagement et incertitude
Washington, pilier indispensable et imprévisible
Quinze milliards de dollars. C’est le montant que les États-Unis fourniront en armes via le PURL en 2026. Sans les États-Unis, l’architecture s’effondre. Les Patriot sont américains. Les HIMARS sont américains. Les munitions critiques sont américaines. Et pourtant, la politique américaine reste le plus grand facteur d’incertitude. L’appel de Trump à une « pause », suivi par la reprise des frappes russes, a rappelé le décalage entre Washington et la réalité du terrain. La question n’est pas de savoir si les États-Unis fourniront des armes. C’est à quel prix politique, avec quelles conditions, et pour combien de temps.
Le paradoxe américain est vertigineux. Les États-Unis sont le fournisseur indispensable et la variable la plus instable. On achète leurs armes avec l’argent des Européens, à travers un mécanisme OTAN, pour défendre un pays que Washington n’est même pas certain de vouloir défendre indéfiniment. C’est construire une cathédrale sur du sable mouvant.
L’ombre d’un désengagement
Le spectre d’un désengagement américain hante l’OTAN depuis 2024. C’est l’une des raisons du basculement vers l’Alliance. En centralisant l’aide, les Européens créent un filet de sécurité institutionnel. Si un président réduit l’aide bilatérale, le mécanisme OTAN continue. Les contributions sont multilatérales. Les engagements sont collectifs. Le système est conçu pour survivre à l’imprévisibilité d’un seul acteur. C’est une assurance. Pas une garantie. Mais dans la géopolitique de 2026, une assurance est déjà beaucoup.
La guerre des drones : l'Ukraine, laboratoire de l'OTAN
L’innovation née de la nécessité
2,5 milliards de dollars pour les drones ukrainiens. Des unités d’assaut spécialisées. Des intercepteurs de drones. L’Ukraine est devenue un innovateur militaire de premier plan. Les drones FPV, assemblés dans des ateliers improvisés, détruisent des chars russes à une fraction du coût d’un missile antichar conventionnel. Ils ont créé une nouvelle forme de guerre, plus horizontale, où un opérateur de drone de 22 ans peut neutraliser un véhicule blindé valant des millions. L’OTAN observe. L’OTAN prend des notes. L’OTAN finance. Ce que l’Ukraine apprend sous les bombes, l’Alliance l’intégrera dans ses manuels de doctrine.
L’Ukraine est le laboratoire. Les Ukrainiens sont les cobayes. Et l’OTAN est le chercheur qui prend des notes depuis l’autre côté de la vitre blindée. On finance l’innovation ukrainienne parce qu’elle nous sera utile. L’Ukraine innove dans le sang. L’OTAN en tire des leçons depuis le confort de ses salles de simulation.
Les capacités de frappe en profondeur
Parmi les 18 projets, le développement de capacités Deep Strike est notable. Des missiles ukrainiens capables d’atteindre des cibles en Russie, sans dépendre des restrictions occidentales. C’est une émancipation stratégique. Les débats interminables sur l’utilisation des ATACMS américains ou des Storm Shadow britanniques ont convaincu Kyiv de ne compter que sur elle-même. Et pourtant, l’OTAN finance cette autonomie. Paradoxalement, en aidant l’Ukraine à développer ses propres armes, l’Alliance réduit sa propre influence. Un missile ukrainien lancé depuis le sol ukrainien ne nécessite l’autorisation de personne.
145 milliards depuis 2022 : le bilan d'une mobilisation sans précédent
Les chiffres en perspective
Plus de 145 milliards de dollars depuis le début de l’invasion. Plus que le PIB de la Hongrie. Plus que celui de l’Ukraine d’avant-guerre. L’équivalent du budget de défense de la France pendant trois ans. Ces 145 milliards ont permis de livrer des systèmes de défense aérienne, des F-16, des chars, des véhicules blindés, des obus par millions. L’armée ukrainienne de 2026 n’a plus rien à voir avec celle de 2022. Plus professionnelle, mieux équipée, plus interopérable. Et pourtant, elle reste en infériorité numérique face à une Russie qui a mobilisé son économie de guerre à plein régime.
145 milliards. Le chiffre est tellement énorme qu’il en devient abstrait. Avec 145 milliards, on pourrait construire 14 500 écoles. On pourrait financer la recherche contre le cancer pendant une décennie. Mais on a financé une guerre. Pas par choix. Par nécessité. Parce qu’un dictateur a décidé qu’un pays souverain n’avait pas le droit d’exister. Et maintenant, quatre ans plus tard, on continue de payer le prix de ne pas l’avoir arrêté plus tôt.
Ce que les chiffres ne disent pas
Derrière les 145 milliards, il y a les vies détruites, les villes rasées, les terres minées pour des décennies, les enfants qui grandissent dans des sous-sols, les familles dispersées à travers l’Europe. L’aide militaire maintient l’Ukraine en vie. Elle ne répare pas ce qui a été brisé. Qui finance la reconstruction? Qui démine les champs? Le coût de la reconstruction est estimé à plus de 500 milliards de dollars. Les 145 milliards d’aide militaire ne sont que le début de la facture. Et cette facture sera payée par ceux qui n’ont rien demandé.
Conclusion : 80 %, et après?
Le paradoxe d’une alliance qui fait la guerre sans la faire
80 % de l’aide transite par l’OTAN. En quatre ans, l’Alliance a créé un système impliquant 57 pays, mobilisant 145 milliards, développant le PURL, structurant l’aide en huit coalitions. L’OTAN fait la guerre à la Russie par procuration. Elle le fait sans tirer un coup de feu. Sans perdre un soldat. Sans franchir la ligne rouge qui ferait basculer un conflit régional en confrontation nucléaire. Et c’est, pour les Ukrainiens, une source permanente de frustration : on les aide assez pour survivre, pas assez pour l’emporter. Le chiffre de 80 % est impressionnant. Mais il ne répond pas à la question : 80 % de quoi? De ce qui est nécessaire? Ou de ce qui est politiquement acceptable?
L’OTAN coordonne 80 % de l’aide. Les Ukrainiens portent 100 % du poids de la guerre. Cette asymétrie est le coeur de tout. On peut multiplier les conférences de presse, aligner les milliards, créer des acronymes pour chaque programme. Mais à la fin, ce sont des soldats ukrainiens qui meurent dans les tranchées, des familles ukrainiennes qui gèlent dans le noir, des enfants ukrainiens qui grandissent au son des sirènes. L’OTAN fait ce qu’elle peut. Mais ce qu’elle fait ne sera jamais assez tant que la guerre continue. Et la guerre continue.
La question qui reste
Le 24 février 2026, l’Ukraine marquera quatre années de résistance. Quatre années où un pays de 44 millions d’habitants a tenu tête à la deuxième armée du monde. Les 80 % de Zhovkva sont une étape. Les 38 milliards de Ramstein sont un engagement. Les 18 projets de Fedorov sont une vision. Mais la seule question qui compte, celle que les tableaux de l’OTAN ne mesurent pas, c’est celle-ci : quand est-ce que ça s’arrête? Pas les livraisons. La guerre. Quand est-ce que les sirènes se taisent pour de bon? Quand est-ce qu’un enfant à Kharkiv peut dormir toute la nuit sans que le ciel ne s’embrase? Quand est-ce que 80 % ne sera plus un chiffre de guerre, mais un souvenir? Cette question n’a pas de réponse. Pas encore. Et c’est précisément pour cela qu’elle mérite d’être posée. Encore. Et encore. Jusqu’à ce que quelqu’un y réponde autrement que par un nouveau package de défense.
Signé Maxime Marquette
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.
Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d’offrir une lecture critique des événements.
Cet article analyse le basculement structurel de l’aide militaire occidentale vers les mécanismes OTAN, un tournant qui redéfinit le rôle de l’Alliance dans le conflit ukrainien. L’analyse se fonde exclusivement sur des sources vérifiables et des déclarations officielles, tout en assumant une perspective critique sur les contradictions inhérentes à cette posture occidentale.
Méthodologie et sources
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. Les informations factuelles présentées proviennent exclusivement de sources primaires et secondaires vérifiables.
Sources primaires : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d’organisations intergouvernementales, dépêches d’agences de presse internationales reconnues (Reuters, Associated Press, Agence France-Presse, Bloomberg News).
Sources secondaires : publications spécialisées, médias d’information reconnus internationalement, analyses d’institutions de recherche établies, rapports d’organisations sectorielles (The Washington Post, The New York Times, Financial Times, The Economist, Foreign Affairs, Le Monde, The Guardian).
Les données statistiques, économiques et géopolitiques citées proviennent d’institutions officielles : OTAN, ministère ukrainien de la Défense, bureau présidentiel ukrainien, Nations Unies, Amnesty International.
Nature de l’analyse
Les analyses, interprétations et perspectives présentées constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d’experts cités dans les sources consultées.
Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.
Toute évolution ultérieure de la situation pourrait naturellement modifier les perspectives présentées ici. Cet article sera mis à jour si de nouvelles informations officielles majeures sont publiées.
Sources
Les sources ci-dessous constituent le socle factuel de cette analyse. Chaque affirmation repose sur des données vérifiables, des déclarations officielles et des rapports publiés par des institutions reconnues. La rigueur des faits est la condition de la liberté d’analyse.
Sources primaires
Ukrinform — Over 80% of military aid to Ukraine now delivered through NATO — 17 février 2026
NATO — Secretary General in Kyiv: NATO stands with Ukraine — 3 février 2026
NATO — Comprehensive support for Ukraine — Février 2026
NATO — Allies and partners fund over 4 billion in PURL packages for Ukraine — 10 décembre 2025
NATO — Secretary General in Munich: NATO is strongest since end of the Cold War — 16 février 2026
Sources secondaires
Kyiv Post — Ramstein Meeting Secures $38B in Military Aid for Ukraine in 2026 — 12 février 2026
UNN — Ukraine expects new defense support packages to start arriving by February 24 — Février 2026
United24 Media — Ukraine Secures Almost $38B in Fresh Ramstein Aid — Février 2026
Censor.NET — Russia struck Odesa’s energy sector on 17 February — 17 février 2026
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.