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ANALYSE : L’OTAN promet des frappes en profondeur en Russie si Poutine touche aux Baltiques
Crédit: Adobe Stock

L’ancien plan : mourir en attendant les renforts

Pour comprendre Tsahkna, il faut comprendre ce qu’il rejette. Pendant des décennies, la doctrine de l’OTAN pour les Baltiques reposait sur un scénario implicite : en cas d’invasion russe, les pays baltes seraient occupés. Temporairement. L’Alliance finirait par les libérer. Éventuellement.

C’est exactement ce que Tsahkna a balayé d’un revers de main à Munich : « Les plans précédents, c’était : si la Russie arrive, l’OTAN finira par gagner. Mais d’ici là, il ne restera plus d’Estoniens. Ce genre de plan ne nous intéresse pas. » La phrase est d’une lucidité brutale. Elle dit, sans fard : votre victoire éventuelle, c’est notre extinction certaine. Et pourtant, pendant des années, c’était le plan officiel.

Imaginez qu’on vous dise : « On va gagner la guerre, mais tu seras mort avant. » C’est exactement ce que les Baltes ont entendu pendant des décennies. Leur réponse, aujourd’hui, c’est : non merci. Nous préférons frapper les premiers que mourir les derniers.

La nouvelle équation : frapper avant de disparaître

Tsahkna a posé une nouvelle doctrine. « C’est notre plan parce qu’il n’y a pas d’autre plan. Nous ne pouvons pas laisser la Russie entrer dans les pays baltes. » La logique est implacable. Si l’occupation signifie l’anéantissement, alors la seule option est d’empêcher l’occupation. Et si l’ennemi ne peut pas être arrêté à la frontière, il faut que le coût de l’agression soit si élevé qu’il rende l’attaque impensable.

Des frappes en profondeur sur le territoire russe — ciblant les centres de commandement, les bases aériennes, les dépôts logistiques — transformeraient une invasion rapide en conflit prolongé. La Russie ne pourrait plus compter sur un fait accompli en quelques jours. Et c’est précisément ce calcul que Tsahkna veut imposer dans la tête du Kremlin.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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