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BILLET : Trump et le Mois de l’histoire des Noirs — Entre provocation et récupération politique
Crédit: Adobe Stock

La vidéo raciste : un révélateur de la stratégie trumpienne

La vidéo partagée par Trump, montrant les Obama en singes, a provoqué un tollé général. Même des républicains modérés ont condamné ce qui est largement perçu comme une résurgence des stéréotypes les plus vils. Pourtant, Trump n’a jamais présenté d’excuses, se contentant de dénoncer une « chasse aux sorcières ». Ce refus d’assumer ses responsabilités est caractéristique de sa présidence : chaque scandale est transformé en attaque contre ses détracteurs, chaque critique en preuve de sa persécution.

Ce type de provocation n’est pas nouveau. Depuis 2016, Trump a fait du clivage racial un pilier de sa communication. Que ce soit en minimisant la violence policière contre les Noirs, en attaquant les athlètes noirs qui protestent contre les inégalités, ou en promouvant des théories conspirationnistes sur l’immigration, il a systématiquement joué sur les divisions. La réception du Mois de l’histoire des Noirs s’inscrit dans cette logique : un geste symbolique, vide de substance, destiné à détourner l’attention des réalités.

À quel moment une société accepte-t-elle que de tels agissements deviennent la norme ? Quand le cynisme remplace-t-il définitivement l’empathie ?

Les politiques économiques : un alibi commode

Trump a longuement évoqué ses réalisations économiques, comme la suppression des impôts sur les pourboires ou le déploiement de la Garde nationale dans les villes à majorité noire. Des mesures présentées comme des cadeaux aux communautés afro-américaines, alors qu’elles s’inscrivent souvent dans une logique sécuritaire et clientéliste. La baisse des impôts sur les pourboires, par exemple, concerne surtout les travailleurs du secteur des services, souvent précaires et mal payés. Quant à la présence militaire dans les villes, elle est perçue par beaucoup comme une occupation plutôt qu’une protection.

Ces annonces, répétées comme des mantras, masquent mal l’absence de politique structurelle en faveur de l’égalité raciale. Trump mise sur l’effet d’annonce, sur l’image, plutôt que sur des changements concrets. Et pourtant, une partie de l’électorat noir, notamment parmi les entrepreneurs et les classes moyennes, semble sensible à ce discours.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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