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CHRONIQUE : 201 combats en 24 heures — la ligne de front ukrainienne refuse de rompre
Crédit: Adobe Stock

42 affrontements dans un seul secteur

Pokrovsk. 42 affrontements en 24 heures — le secteur le plus intense de toute la ligne de front. C’est ici que la Russie concentre sa pression maximale. Pokrovsk n’est pas n’importe quel point sur la carte. C’est un noeud logistique vital pour l’ensemble du front est. Le perdre, c’est couper une artère. Le tenir, c’est maintenir en vie tout un organisme de défense.

Les assauts russes se succèdent par vagues. Un premier groupe attaque. Il est repoussé. Un deuxième suit immédiatement. La tactique est primitive mais mathématique : à force d’envoyer des hommes, il faudra bien que la ligne cède. Les défenseurs ukrainiens le savent. Ils comptent leurs munitions. Ils comptent leurs heures de sommeil. Et ils tiennent.

Il y a quelque chose d’obscène à analyser Pokrovsk depuis un bureau. Les soldats qui défendent ce secteur ne lisent pas les analyses. Ils n’ont pas le temps. Entre deux assauts, ils rechargent. Entre deux rechargements, ils respirent. Entre deux respirations, le prochain assaut commence.

La stratégie du rouleau compresseur

La doctrine russe à Pokrovsk repose sur un principe : la masse. 200 bombes aériennes guidées en une journée sur l’ensemble du front. Des KAB de 500 et 1 500 kilos qui transforment des positions fortifiées en poussière. 81 frappes aériennes. Contre des tranchées. Contre des abris. Contre des hommes qui n’ont pour protection que la terre et leur détermination.

Et pourtant, les positions tiennent. Le rapport de l’état-major dit simplement : les combats se poursuivent. Dans le langage militaire ukrainien, cette phrase signifie : nous sommes toujours là.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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