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CHRONIQUE : 262 assauts en 48 heures, le front ukrainien absorbe tout et ne plie pas
Crédit: Adobe Stock

La mécanique de la défense dans le chaos

Le secteur de Pokrovsk reste l’un des points les plus chauds du front est. Le 17 février, les forces russes y ont lancé 21 actions offensives et d’assaut. Pas 21 tentatives timides. 21 poussées coordonnées vers les positions ukrainiennes autour de Rodynske, Kotlyne et Filia. Chacune de ces localités est un point sur la carte que les planificateurs russes veulent transformer en brèche. Chacune est un endroit où des soldats ukrainiens ont dit non. Le lendemain, 27 nouvelles attaques ont frappé le même secteur. 26 ont été repoussées. Une seule restait en cours au moment du rapport. En 48 heures, c’est donc 48 assauts sur un seul secteur. La densité des combats à Pokrovsk dépasse ce que la plupart des armées occidentales considèrent comme soutenable. Les rotations sont impossibles au rythme habituel. Le ravitaillement en munitions devient une course contre la montre. Chaque heure gagnée est une heure où les lignes de défense se consolident, où les positions de repli se préparent, où les renforts s’organisent.

Pokrovsk est devenu un mot-symbole. Comme Bakhmout avant lui. Comme Marioupol. Il y a dans ces syllabes quelque chose qui dépasse la géographie. C’est le nom d’un endroit où des êtres humains ont décidé que la ligne ne reculerait pas. Pas par héroïsme de cinéma. Par nécessité absolue. Parce que derrière eux, il y a des civils, des familles, un pays.

Les leçons tactiques d’une résistance qui dure

Ce qui frappe dans les rapports du General Staff, c’est la constance de la pression russe et la constance de la réponse ukrainienne. Moscou ne change pas de stratégie. Elle pousse. Encore. Toujours. Avec plus d’hommes, plus de blindés, plus de drones. Les forces de défense répondent par une défense mobile, des contre-attaques ciblées, une utilisation chirurgicale des systèmes antichars et des drones de reconnaissance. Les forces ukrainiennes de missiles et d’artillerie ont frappé le 17 février trois concentrations de personnel ennemi, un système d’artillerie, un point de contrôle de drones et trois autres cibles. Chaque frappe ukrainienne est calculée. Chaque munition compte. La guerre d’usure ne pardonne pas le gaspillage. Et c’est peut-être là que réside la différence fondamentale entre les deux camps : la Russie compte sur le volume, l’Ukraine compte sur la précision.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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