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CHRONIQUE : Pokrovsk, la ville que la Russie veut étouffer par le nord
Crédit: Adobe Stock

Kotlyne, Rodynske, Hryshyne — la géographie de l’asphyxie

La stratégie russe n’est pas nouvelle. Elle est méthodique. Depuis Kotlyne et Rodynske, au nord, les troupes russes avancent en petits groupes d’assaut vers Hryshyne, au nord-ouest de Pokrovsk. L’objectif est lisible sur n’importe quelle carte : refermer la tenaille nord pendant que d’autres unités poussent depuis le sud et l’est. Couper les routes d’approvisionnement. Isoler la garnison. Forcer le retrait ou la reddition.

Le 7e Corps a décrit la manoeuvre avec une franchise militaire rare : l’ennemi tente de déployer du matériel lourd supplémentaire et du personnel pour « une manoeuvre d’enveloppement et un assaut subséquent ». À Myrnohrad, la pression s’intensifie sur la partie nord de la ville. Les Russes y cherchent le même schéma : étouffer avant de frapper.

On peut lire ces manoeuvres sur une carte comme on lit une partition. Chaque flèche est un mouvement prévisible. Chaque position est un point de pression calculé. Le problème, c’est qu’entre les flèches et les points, il y a des êtres humains qui dorment dans des sous-sols, qui mangent froid, qui comptent les obus. La carte ne tremble pas. Eux, si.

Le précédent Myrnohrad

Le 4 février, l’Institute for the Study of War (ISW) a rapporté que les forces russes avaient capturé Myrnohrad. La réalité est plus nuancée — et plus cruelle. L’Ukraine maintient des positions dans le nord de Myrnohrad, mais la ville est contestée, fracturée, disputée bloc par bloc. Ce que Myrnohrad enseigne sur l’avenir de Pokrovsk tient en une phrase : la Russie ne prend pas les villes. Elle les broie.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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