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CHRONIQUE : Quand Moscou répond à la paix par 392 missiles et drones — la nuit où Genève a tremblé avant d’exister
Crédit: Adobe Stock

Le bouclier ukrainien face à la tempête

Et pourtant, dans cette nuit de feu, il y a eu un miracle fait de mains humaines, de radars et de volonté. Les forces aériennes ukrainiennes ont intercepté ou neutralisé 392 cibles aériennes sur 425. Les chiffres, publiés à 9 h 30 le 17 février alors que l’attaque se poursuivait encore, dessinent le portrait d’une performance qui force l’admiration. 100 % des 20 missiles de croisière Kh-101 abattus. 100 % des 4 Iskander-K interceptés. 100 % du missile Kh-59/69 neutralisé. 367 drones sur 396 détruits ou supprimés, soit un taux de 92,68 %.

Taux global d’interception : 93,11 %. Ces chiffres ne sont pas abstraits. Chaque pourcentage représente un immeuble qui n’a pas brûlé. Une famille qui s’est réveillée le matin. Un enfant qui a ouvert les yeux dans son lit plutôt que sous les décombres. Derrière les 392 interceptions, il y a des opérateurs de défense aérienne qui n’ont pas dormi, qui ont traqué chaque point lumineux sur leurs écrans, qui ont fait feu dans le noir en sachant que chaque seconde comptait. Que chaque missile manqué, c’est un quartier qui s’effondre.

On parle souvent de l’héroïsme des soldats au front. On parle moins de celui des opérateurs radar, des techniciens de batteries antiaériennes, des hommes et des femmes qui passent leurs nuits les yeux rivés sur des écrans verts en sachant que leur précision fait la différence entre la vie et la mort de milliers de civils. 93 %. Dans n’importe quel autre contexte, ce serait un score parfait. En Ukraine, c’est un score qui laisse passer 33 engins de mort.

Les 7 % qui ont traversé

Car 93 %, ce n’est pas 100 %. Et dans le 7 % qui a franchi le bouclier, il y a toute la douleur de cette nuit. 4 missiles balistiques ont atteint leurs cibles. 18 drones d’attaque ont trouvé leur chemin. 13 points d’impact confirmés. Des débris sont retombés sur 8 emplacements supplémentaires. Et derrière chaque impact, des vies fracturées. 9 blessés à travers l’Ukraine, dont des enfants. Trois travailleurs de la centrale thermique de Sloviansk n’ont pas survécu à la frappe de drone qui a touché leur lieu de travail. Ils faisaient fonctionner le chauffage. Ils maintenaient la lumière. Ils sont morts pour que d’autres puissent rester au chaud.

Les missiles balistiques Iskander-M, les plus difficiles à intercepter en raison de leur vitesse hypersonique et de leur trajectoire imprévisible, ont frappé les infrastructures de transport de Kryvyi Rih. Des entreprises privées, des bâtiments administratifs, des maisons et des véhicules ont été touchés à Dnipro. Dans le district de Kamianske, des habitations ont été endommagées. Le schéma est toujours le même : la Russie ne vise pas que le militaire. Elle vise la vie quotidienne. Le chauffage. L’électricité. L’eau. Ce qui permet aux gens de simplement exister.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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