42 assauts sur un seul secteur
Le secteur de Pokrovsk est devenu le point de pression principal de l’offensive russe dans l’est de l’Ukraine. Le 16 février 2026, ce secteur a enregistré à lui seul 42 affrontements — le chiffre le plus élevé de toute la ligne de front. Quarante-deux fois, les forces russes ont tenté de percer les défenses ukrainiennes. Le lendemain, Pokrovsk comptait encore 16 attaques. L’ennemi n’a pas reculé, il a redistribué sa pression. Les forces de défense ont éliminé 26 soldats ennemis, en ont blessé 12 autres et détruit 96 drones dans ce seul secteur le 17 février. La stratégie russe obéit à une logique brutale : submerger par le nombre, accepter des pertes massives, compter sur l’épuisement des défenseurs. C’est la doctrine de la guerre d’attrition dans sa forme la plus crue. Et pourtant, les défenseurs ukrainiens tiennent. Jour après jour. Assaut après assaut.
Pokrovsk. Un nom que la plupart des gens seraient incapables de placer sur une carte. Et pourtant, c’est là que se joue une partie de l’avenir de l’Europe. Chaque position tenue est un message envoyé au monde entier : la force brute ne gagne pas toujours. La résistance n’est pas un mot creux. Elle a un prix. Un prix payé chaque jour par des hommes et des femmes dont nous ne connaîtrons jamais les noms.
Le prix de chaque mètre carré
Depuis le 24 février 2022, les pertes russes cumulées ont atteint 1 255 340 soldats, selon l’état-major ukrainien. Un million deux cent cinquante-cinq mille. Ce chiffre dépasse la capacité humaine à concevoir la souffrance qu’il représente. Chacun de ces soldats avait un nom. Une famille. Beaucoup n’ont pas choisi d’être là. Envoyés au front par une machine de propagande qui leur a promis une victoire rapide, ils sont devenus de la chair à canon dans une guerre qui n’a plus aucun sens militaire rationnel. Et pourtant, Moscou continue d’envoyer des hommes mourir pour des parcelles de terre ukrainienne.
Huliaipole, le nouveau foyer d'incendie
De 37 à 29 : une pression qui ne faiblit pas
Le secteur de Huliaipole est en train de devenir un point chaud de première importance. Le 16 février, 37 affrontements y ont été enregistrés. Le lendemain, Huliaipole prenait la première place avec 29 attaques, devenant le secteur le plus intense de la journée du 17 février. Le commandement russe cherche à ouvrir de nouveaux axes de pénétration. Huliaipole occupe une position stratégique dans la région de Zaporijjia. Les frappes aériennes russes ont visé cinq localités autour de Huliaipole le 17 février, avec quatre engagements encore en cours. La concentration des attaques révèle une intention claire : tester les défenses ukrainiennes dans un secteur où la pression était historiquement moindre — frapper là où l’ennemi ne vous attend pas.
Huliaipole. Le nom résonne comme un grondement sourd, comme le bruit des obus qui labourent la terre gelée. Il y a cent ans, ce nom évoquait Nestor Makhno et la révolte paysanne. Aujourd’hui, il évoque la même chose sous une forme différente : des gens ordinaires qui refusent de plier devant une force qui veut les écraser. L’histoire bégaie. La résistance, elle, ne bégaie pas. Elle crie.
La géographie de la souffrance
Les villages autour de Huliaipole portent des noms que personne en dehors de l’Ukraine ne connaît. Chacun est devenu un champ de bataille. Les forces russes y avancent à travers des champs minés, dans une progression mesurée en mètres plutôt qu’en kilomètres. Chaque maison est une forteresse potentielle. Chaque carrefour est un piège. La guerre moderne se déroule à l’échelle microscopique — des combats rapprochés ponctués par les frappes de drones qui transforment chaque espace ouvert en zone de mort. Les soldats ukrainiens connaissent chaque pierre, chaque fossé. C’est leur terre. C’est pour elle qu’ils se battent.
La pluie de feu : drones, missiles et bombes guidées
5 847 drones en vingt-quatre heures
5 847 drones déployés par les forces russes le 17 février 2026. Un drone lancé toutes les quinze secondes. La veille, 4 574 drones kamikazes. En deux jours, plus de dix mille drones lancés contre les positions ukrainiennes. La guerre des drones a transformé le champ de bataille en un espace où aucun soldat n’est jamais en sécurité. Les FPV traquent les soldats jusque dans leurs abris. Les drones de reconnaissance repèrent chaque mouvement. Les drones kamikazes plongent avec une précision qui ne laisse aucune chance. Face à cette marée, les défenseurs ont développé des contre-mesures sophistiquées — 96 drones ennemis détruits dans le seul secteur de Pokrovsk le 17 février. Guerre électronique, filets de protection, tireurs spécialisés. Et pourtant, le volume est tel que chaque drone abattu est immédiatement remplacé.
5 847 drones en un jour. Imaginez le bourdonnement permanent au-dessus de vos têtes. Imaginez ne jamais pouvoir lever les yeux vers le ciel sans chercher un point noir qui pourrait être votre dernier. C’est la réalité quotidienne des soldats sur la ligne de front. Pas une semaine. Pas un mois. Chaque jour. Depuis bientôt quatre ans.
28 missiles, 109 bombes guidées et le silence du ciel
Le 17 février, les forces russes ont lancé une frappe utilisant 28 missiles. Vingt-huit projectiles capables de raser un immeuble. La veille, deux frappes avaient employé 5 missiles. L’imprévisibilité est elle-même une arme. Le même jour, 50 frappes aériennes ont largué 109 bombes aériennes guidées. La veille, 81 frappes et 200 bombes guidées. Ces KAB pèsent entre 500 et 1 500 kilogrammes. Les ondes de choc tuent à des dizaines de mètres de l’impact. Les abris souterrains s’effondrent sous ces charges. Et pourtant, les forces ukrainiennes reconstruisent. Elles creusent plus profond. Elles adaptent. Les bombardements d’artillerie complètent ce déluge : 2 538 le 17 février, 2 306 la veille dont 56 tirs de lance-roquettes multiples. Un pilonnage systématique quasi continu qui transforme le paysage en no man’s land lunaire.
Le front nord : la Slobojanchyna sous le feu
De Vovchansk aux confins de Koursk
La Slobojanchyna septentrionale et le secteur de Koursk ont subi 75 bombardements le 17 février, dont 9 tirs de lance-roquettes multiples. Le rapport du matin faisait état de 7 affrontements et 88 bombardements. La Slobojanchyna méridionale a enregistré 4 assauts le 17 février près de Vovchanski Khoutory, Prylipka et Okhrimivka, puis 11 attaques la veille autour de Vovchansk et Hrafske. Le front nord inclut des opérations sur le territoire russe, dans la région de Koursk, où les forces ukrainiennes maintiennent des positions depuis leur offensive surprise de l’été 2024. Cette présence en territoire ennemi constitue un levier stratégique majeur — elle force Moscou à maintenir des troupes sur son propre sol.
On parle souvent de la ligne de front comme d’une ligne. Mais ce n’est pas une ligne. C’est un continent de souffrance qui s’étend sur plus de mille kilomètres. Du nord au sud, de Koursk à Kherson, pas un seul kilomètre où un soldat peut baisser sa garde. L’ampleur géographique de ce conflit est elle-même une arme — elle étire, elle épuise, elle use. Et pourtant, la ligne ne cède pas.
Koupiansk, Lyman, Sloviansk : le corridor oriental
Le 17 février, Koupiansk a subi 3 attaques repoussées avec un engagement en cours. Lyman a compté 6 assauts stoppés. Sloviansk a repoussé 9 tentatives. La veille : 6 affrontements à Koupiansk vers Petropavlivka et Bohouslavka, 14 à Lyman, 7 à Sloviansk près de Rai-Oleksandrivka et Platonivka. Une guerre d’usure implacable où chaque jour ressemble au précédent.
Kramatorsk et Kostiantynivka : le coeur du Donbass sous pression
Les villes qui refusent de tomber
Kramatorsk, capitale de facto de la partie ukrainienne du Donbass, a vu 3 tentatives d’avancée le 17 février et 5 affrontements la veille. Kostiantynivka a subi 13 assauts le 17 février avec 3 engagements en cours, et 16 attaques la veille sur sept localités. Ces deux villes sont des noeuds logistiques vitaux. Les perdre signifierait un effondrement de la structure défensive dans tout le Donbass central. Les commandants ukrainiens privilégient une défense mobile qui cède du terrain quand c’est nécessaire pour infliger un maximum de pertes. Chaque village abandonné est un village miné, transformé en piège mortel pour les troupes russes. Cette approche exige un sang-froid extraordinaire.
Kramatorsk. Kostiantynivka. Des villes où quelques milliers d’habitants obstinés continuent de vivre entre les bombardements. Des vieillards qui refusent de quitter la maison où ils sont nés. Des commerçants qui ouvrent leur boutique entre deux alertes. Des chiens errants qui dorment dans les cratères. La vie persiste là où elle ne devrait plus exister. C’est peut-être la forme la plus pure de résistance.
Le prix invisible de la guerre d’attrition
Derrière les chiffres des affrontements, il y a un coût humain que les rapports militaires ne mesurent pas. L’épuisement psychologique. Le stress post-traumatique qui s’accumule. Les blessures invisibles — celles qui ne saignent pas mais qui détruisent de l’intérieur. Un soldat qui a repoussé 201 assauts en une journée n’est plus le même homme. Quelque chose se brise. Quelque chose se durcit. Quelque chose meurt et quelque chose naît, et ce qui naît est souvent plus dur, plus tranchant, plus solitaire. L’Ukraine est en train d’apprendre ce que la guerre prolongée fait à l’esprit humain. Dans la chair de ses enfants.
Le secteur d'Oleksandrivka et le flanc sud
Les combats que personne ne regarde
Le secteur d’Oleksandrivka a enregistré 8 affrontements le 16 février, ciblant cinq villages. Le secteur d’Orikhiv a subi une attaque près de Stepnohirsk. Ces chiffres sont modestes comparés aux dizaines d’assauts de Pokrovsk. Mais chaque combat représente des vies en jeu. Les soldats d’Oleksandrivka ne feront pas les gros titres. Et pourtant, ils tiennent leur portion de front avec la même détermination silencieuse. Le secteur de Prydniprovske, sur la rive gauche du Dniepr, fait figure d’exception : aucune opération offensive rapportée les 16 et 17 février. Les secteurs de Volhynie et de Polissia n’ont montré aucun signe de formation de groupes offensifs. Ces zones de calme relatif ne sont pas des zones de paix. Ce sont des zones où la guerre prend d’autres formes.
Il y a quelque chose d’injuste dans la façon dont la guerre distribue l’attention. Les secteurs de Pokrovsk et de Huliaipole font les titres. Les soldats d’Oleksandrivka combattent dans l’anonymat le plus complet. Leur sacrifice n’est pas moindre. Leur courage n’est pas inférieur. Leur solitude est simplement plus grande. Et dans cette solitude, ils continuent de tenir. Sans fanfare. Sans caméras. Sans que le monde sache leur nom.
Le Dniepr, frontière liquide
Le fleuve Dniepr reste une ligne de démarcation naturelle que ni l’un ni l’autre camp n’a franchie de manière décisive depuis la libération de Kherson en novembre 2022. Le Dniepr est devenu un fossé géant qui fige une partie du front dans un statu quo tendu. L’absence de mouvements offensifs en Volhynie et en Polissia est surveillée avec attention. Ces secteurs bordent la Biélorussie, dont le régime de Loukachenko a servi de plateforme de lancement pour l’invasion initiale du 24 février 2022. La menace d’une deuxième invasion par le nord oblige l’Ukraine à maintenir des forces dans ces secteurs — un levier stratégique indirect que Moscou utilise sans tirer un coup de feu.
L'arithmétique de la survie
De 201 à 137 : que disent les chiffres
La baisse entre le 16 février (201 affrontements) et le 17 février (137) pourrait sembler encourageante. Ce serait une erreur. La fluctuation quotidienne dépend de multiples facteurs : météo, logistique, rotation des troupes, disponibilité des munitions. La tendance générale est à l’intensification. Les drones le confirment : 4 574 puis 5 847. Les bombardements aussi : 2 306 puis 2 538. La machine de guerre russe ne ralentit pas. Elle accélère. La Russie a fait le choix d’une guerre d’attrition prolongée, pariant sur ses réserves humaines. Les 1 255 340 pertes n’ont pas provoqué de soulèvement. Les mères russes pleurent leurs fils en silence. Les cercueils arrivent dans les villages de Sibérie et du Caucase sans faire de bruit. La censure et la propagande font leur travail.
201 affrontements. Puis 137. Et demain, combien? Les chiffres montent comme la fièvre d’un patient qu’on refuse de soigner. Chaque affrontement est un moment où l’humanité s’efface devant la brutalité. Chaque affrontement est un échec collectif — celui d’un monde qui n’a pas su empêcher cette guerre, qui n’a pas su la terminer, et qui regarde les chiffres monter avec l’impuissance d’un spectateur devant un incendie.
La question des réserves
L’Ukraine fait face à un défi démographique majeur : sa population est plus petite, son bassin de recrutement limité. La Russie dispose d’un avantage numérique brut, mais la qualité de ses troupes s’est dégradée. Les soldats professionnels ont été consommés. Les renforts viennent de mobilisations successives, de prisonniers recrutés de force, de mercenaires. La compétence tactique de ces troupes est dérisoire, ce qui explique les pertes massives lors des assauts frontaux. Et pourtant, le volume compense. C’est la logique glaçante de cette guerre : la quantité contre la compétence, la masse contre l’intelligence tactique.
Le silence de Prydniprovske et les fantômes de Volhynie
Les secteurs qui attendent
Le rapport du 16 février note qu’aucune opération offensive n’a été rapportée à Prydniprovske. Zéro affrontement. Le même rapport indique que Volhynie et Polissia ne montrent aucun signe de formation de groupes offensifs. Ces informations dessinent les limites de l’effort de guerre russe. Moscou ne peut pas attaquer partout en même temps. Les secteurs laissés en repos sont des indicateurs de ce que le commandement russe considère comme prioritaire.
Le silence sur un front de guerre est un mensonge que les soldats apprennent à ne pas croire. Quand les canons se taisent, ce n’est pas la paix qui s’installe. C’est la préparation du prochain assaut. Les soldats de Prydniprovske le savent. Ils vivent dans ce silence trompeur depuis des mois. Ils dorment avec un oeil ouvert. Ils savent que le prochain bruit qu’ils entendront pourrait être le dernier.
L’ombre de la Biélorussie et les forces en attente
Le silence de Prydniprovske n’est pas une garantie de paix. Les forces ukrainiennes qui tiennent ce secteur fortifient, minent, préparent des positions de repli, entraînent les nouvelles recrues. La guerre, même quand elle ne tire pas, ne s’arrête jamais vraiment. Le calme est toujours le prélude à quelque chose. Et ce quelque chose n’est presque jamais bon. L’ombre de la Biélorussie pèse sur ces secteurs depuis le premier jour de l’invasion. Elle oblige l’Ukraine à disperser ses forces sur un front encore plus large que ne l’exigent les combats réels.
Bientôt quatre ans : la guerre qui dure
Le calendrier de la douleur
Dans une semaine, le 24 février 2026, cette guerre entrera dans sa cinquième année. Quatre ans de combats. 1 255 340 soldats russes hors de combat. Un chiffre que Moscou refuse de confirmer, mais que les cimetières qui poussent dans toute la Russie ne peuvent pas cacher. Du côté ukrainien, les pertes se comptent en dizaines de milliers. Des pères, des fils, des frères. Des femmes aussi, de plus en plus nombreuses sur la ligne de front. Des brancardiers, des opérateurs de drones, des commandants de section. Chacun irremplaçable. La communauté internationale s’est habituée à cette guerre. Les 201 affrontements du 16 février n’ont pas fait les gros titres des médias occidentaux. Les 5 847 drones n’ont provoqué aucune déclaration des dirigeants mondiaux. Le monde s’est habitué. Et cette habituation est peut-être la victoire la plus pernicieuse que Moscou ait remportée.
Quatre ans. On s’habitue à tout, paraît-il. Même à la guerre. Même à la mort quotidienne. 137 affrontements. 201 affrontements. 5 847 drones. On lit, on enregistre, on oublie. Mais les soldats dans les tranchées ne peuvent pas oublier. Ils ne peuvent pas passer au prochain article. Ils sont dans l’article. Ils sont le chiffre. Et quand on cesse de les voir comme des êtres humains pour n’en faire que des statistiques, c’est nous qui perdons quelque chose. Pas eux. Nous.
Ce que signifie tenir
Tenir. Le mot revient dans chaque rapport. Les forces ukrainiennes tiennent. Mais que signifie tenir quand on fait face à 201 assauts en un jour? Quand 5 847 drones survolent vos positions? Quand 109 bombes guidées tombent autour de vous? Tenir signifie ne pas reculer. Reconstruire ce qui a été détruit. Regarder le camarade tombé, prendre son arme, et continuer. Accepter que demain sera identique à aujourd’hui. Et le surlendemain aussi. Jusqu’à ce que cette guerre finisse. Ou jusqu’à ce qu’on ne puisse plus.
Conclusion : Les chiffres et les hommes
Ce que les rapports ne disent pas
Les rapports de l’état-major ukrainien sont des documents militaires. Ils comptent les affrontements, les pertes ennemies, les drones détruits. Ils ne comptent pas les nuits sans sommeil. Ils ne comptent pas les lettres qu’un soldat écrit à sa femme sans savoir s’il sera là pour en écrire une autre. Ils ne comptent pas le silence dans une maison où quelqu’un ne reviendra pas. 137 affrontements. 201 affrontements. Derrière chaque chiffre, il y a un homme qui a choisi de se tenir debout face à une machine de guerre. Cet homme mérite mieux que notre indifférence.
Maintenant, vous savez. 201 affrontements en un jour. 137 le lendemain. 5 847 drones. 109 bombes guidées. 2 538 bombardements. 28 missiles. 1 255 340 pertes russes cumulées en quatre ans. Ces chiffres ne sont pas des abstractions. Ce sont des vies. Ce sont le prix que des êtres humains paient pour défendre leur terre, leur liberté, leur droit d’exister. La question n’est plus de savoir si cette guerre est juste. La question est de savoir combien de temps le monde continuera de regarder ailleurs.
Demain, le front sera toujours là
Demain, l’état-major ukrainien publiera un nouveau rapport. Il y aura un nouveau chiffre. Les drones continueront de bourdonner. Les obus continueront de tomber. Les soldats continueront de tenir. Et nous, de ce côté de l’écran, nous aurons le choix. Le choix de lire ou de passer. Le choix de comprendre ou d’oublier. Le choix d’être des témoins ou des complices du silence. Les hommes et les femmes de Pokrovsk, de Huliaipole, de Kramatorsk, de Kostiantynivka et de tous les autres secteurs de ce front interminable n’ont pas ce choix. Ils sont là. Ils tiennent. Et tant qu’ils tiendront, le moins que nous puissions faire est de ne pas détourner le regard.
Signé Maxime Marquette
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.
Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d’offrir une lecture critique des événements.
Méthodologie et sources
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. Les informations factuelles présentées proviennent exclusivement de sources primaires et secondaires vérifiables.
Sources primaires : communiqués officiels de l’état-major général des forces armées ukrainiennes, rapports opérationnels quotidiens publiés par les canaux officiels ukrainiens, données de pertes compilées par les autorités militaires ukrainiennes.
Sources secondaires : dépêches de l’agence de presse nationale ukrainienne Ukrinform, publications spécialisées en analyse militaire, médias d’information reconnus internationalement.
Les données statistiques et militaires citées proviennent des rapports officiels de l’état-major général des forces armées d’Ukraine, publiés quotidiennement. Ces chiffres représentent les estimations ukrainiennes et peuvent différer des données d’autres sources.
Nature de l’analyse
Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d’experts cités dans les sources consultées.
Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et militaires contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit de ce conflit qui façonne l’ordre sécuritaire européen. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.
Toute évolution ultérieure de la situation pourrait naturellement modifier les perspectives présentées ici. Cet article sera mis à jour si de nouvelles informations officielles majeures sont publiées, garantissant ainsi la pertinence et l’actualité de l’analyse proposée.
Cette chronique est un acte de mémoire. Chaque chiffre cité provient des rapports officiels de l’état-major ukrainien. Chaque analyse est fondée sur l’observation continue de ce conflit depuis son premier jour. Je ne prétends pas à la neutralité. Face à une guerre d’agression, la neutralité est un luxe que la conscience ne peut pas se permettre. Je prétends à l’honnêteté : les faits sont les faits, les analyses sont les miennes, et la responsabilité de cette chronique m’appartient entièrement.
Sources
Les sources ci-dessous sont les rapports officiels de l’état-major général des forces armées d’Ukraine, relayés par l’agence de presse nationale Ukrinform. Ce sont les seuls documents qui tentent de mettre des chiffres sur ce que vivent les soldats ukrainiens au quotidien. Des chiffres froids pour une réalité brûlante.
Sources primaires
Sources secondaires
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