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COMMENTAIRE : Genève, capitale d’un jour où se joue le sort du monde
Crédit: Adobe Stock

Le paradoxe nucléaire post-guerre

Selon l’AIEA, l’Iran possède 408,6 kilogrammes d’uranium enrichi à 60 %. Le seul État non nucléaire au monde à détenir un tel stock. Et 60 % représente plus de 90 % du travail nécessaire pour atteindre les 90 % requis pour une arme. En clair : l’Iran est à deux à trois jours de produire 25 kilogrammes d’uranium de qualité militaire. Assez pour une bombe. En trois semaines, assez pour neuf.

Les inspecteurs ont même trouvé des traces d’uranium enrichi à près de 84 %. Et pourtant, l’Iran a réduit sa coopération avec l’agence au point que celle-ci ne peut plus vérifier précisément l’état du stock. On négocie dans le brouillard.

Ironie cruelle. Israël a bombardé les sites nucléaires iraniens en juin 2025 pour empêcher Téhéran d’avoir la bombe. Résultat : les négociations ont été interrompues pendant des mois, l’Iran a accéléré son programme, et aujourd’hui le seuil nucléaire n’a jamais été aussi proche. La guerre préventive a rendu plus probable ce qu’elle était censée empêcher.

Ce que Téhéran met sur la table

Araghchi exige la levée complète des sanctions. Pas partielle. Complète. En échange, l’Iran accepte de discuter de limites à son programme nucléaire — mais refuse d’aborder ses missiles balistiques ou d’abandonner l’enrichissement. Téhéran a même préparé une offre : ouvrir ses champs pétroliers aux entreprises américaines, permettre des investissements dans les mines, acheter des avions de ligne américains. La carotte pendant que le bâton est toujours dans l’autre main.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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