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COMMENTAIRE : Le chasseur de 6e génération américain a un problème que personne ne sait résoudre
Crédit: Adobe Stock

La consolidation silencieuse

La consolidation de l’industrie aéronautique de combat américaine est l’histoire la moins racontée de la défense nationale. Depuis la fin de la Guerre froide, les fusions et les faillites ont créé un oligopole de fait. Parmi les trois survivants, seules Lockheed Martin et Boeing maintiennent des chaînes de production tactique à haut volume. Northrop Grumman a quitté le marché des chasseurs tactiques après avoir remporté le B-21 Raider. Elle propose une option pour le F/A-XX en s’appuyant sur son héritage du F-14 Tomcat. Mais entre la nostalgie et la capacité industrielle réelle, il y a un océan.

On a laissé mourir la diversité industrielle en se disant que le marché s’autorégulerait. Résultat : quand on a besoin de construire deux avions révolutionnaires simultanément, on se retourne et on découvre qu’il ne reste presque personne pour le faire. La « rationalisation » des années 1990 ressemble aujourd’hui à ce qu’elle était vraiment : un abandon stratégique déguisé en efficacité financière.

Boeing : le géant aux pieds d’argile

Boeing, autrefois synonyme de puissance aéronautique, accumule les pertes financières sur ses contrats de défense. Le ravitailleur KC-46 Pegasus — un gouffre. L’avion d’entraînement T-7 — un autre gouffre. Des contrats à prix fixe signés avec optimisme, devenus des hémorragies comptables. Sa position dans la défense est qualifiée de « précaire ». Et pourtant, Boeing reste l’un des deux seuls industriels capables de produire des avions de combat en série. Si Boeing trébuche davantage, c’est la moitié de la capacité de production aéronautique militaire américaine qui disparaît.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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