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COMMENTAIRE : Poutine affamerait son propre peuple plutôt que d’arrêter sa guerre, selon Browder
Crédit: Adobe Stock

Des sanctions impressionnantes sur le papier, dérisoires dans les faits

La Russie est officiellement le pays le plus sanctionné au monde. Plus de 16 000 mesures restrictives imposées depuis le 24 février 2022. Des banques déconnectées de SWIFT. Des oligarques dont les yachts ont été saisis. Sur le papier, c’est massif. Dans la réalité, c’est un théâtre d’ombres. Le pétrole brut russe, interdit d’importation dans l’UE depuis décembre 2022, arrive dans des raffineries indiennes, chinoises et turques, y est transformé, puis revendu aux Européens sous forme de diesel et de kérosène. Browder a identifié nommément les huit raffineries clés. Il a pointé la raffinerie de Vadinar en Inde, détenue à 49 % par Rosneft. Le brut russe y entre. Le diesel raffiné en sort. Il finit dans les réservoirs des voitures européennes.

Et pourtant, personne ne sanctionne ces raffineries. Browder le dit sans détour : tant qu’on ne sanctionnera pas les acheteurs du pétrole russe, toutes les autres sanctions ne seront que du décor. La Russie a engrangé 8 480 milliards de roubles de revenus pétro-gaziers en 2025. Certes, une baisse de 23,8 % par rapport à 2024. Mais c’est encore suffisant pour financer une guerre, acheter des drones iraniens et recruter des soldats nord-coréens.

On est face à une absurdité historique. L’Europe sanctionne la Russie d’une main et lui achète son pétrole de l’autre, à peine déguisé, via des intermédiaires dont tout le monde connaît le nom. C’est comme interdire à quelqu’un d’entrer par la porte tout en laissant la fenêtre grande ouverte. Et ensuite s’étonner qu’il soit assis dans le canapé.

Le DROP Act : colmater la brèche

Le 11 février 2026, le congressman républicain Michael McCaul du Texas a déposé le Decreasing Russian Oil Profits Act — le DROP Act. Un projet bipartisan, cosigné par Elizabeth Warren et Bill Keating. Le texte impose des sanctions ciblées contre toute entité étrangère impliquée dans l’achat ou la facilitation de pétrole russe. Au Sénat, les sénateurs Dave McCormick et Elizabeth Warren ont déposé le texte compagnon. Le message : chaque nation devra choisir entre faire affaire avec le monde libre ou financer la brutalité de Poutine.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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