L’arithmétique de l’horreur
Jour 1455. Mille quatre cent cinquante-cinq jours depuis que Vladimir Poutine a lancé son invasion à grande échelle le 24 février 2022. Quatre ans dans quelques jours. Des dizaines de milliers de morts. Des millions de déplacés. Des villes entières rasées — Marioupol, Bakhmout, Avdiivka. La plus grande guerre sur le sol européen depuis la Seconde Guerre mondiale.
Et maintenant, on parle de concessions territoriales. Moscou exige que l’Ukraine cède les 20 % restants de la région de Donetsk que l’armée russe n’a même pas réussi à conquérir. La Russie contrôle environ 20 % du territoire ukrainien depuis 2014. Et elle en veut davantage. À la table de négociation, pas sur le champ de bataille — parce que sur le champ de bataille, ses soldats meurent par centaines chaque jour.
On ne négocie pas avec un cambrioleur en lui demandant quelle pièce de la maison il aimerait garder. On appelle la police. Sauf que la police, ici, lui serre la main.
Les deux rounds précédents
Ce n’est pas la première tentative. Deux sessions à Abu Dhabi ont précédé Genève. Qualifiées de « constructives » — le mot diplomatique pour dire qu’on s’est parlé sans s’étriper. Mais aucune avancée concrète. Aucun cessez-le-feu. Aucun retrait. Medinsky, le chef de la délégation russe, est le même qui menait les pourparlers d’Istanbul en mars 2022. Celui après lesquels les charniers de Boutcha ont été découverts. Le même homme, la même stratégie : gagner du temps pendant que les bombes tombent.
Et pourtant, on continue à lui serrer la main. On continue à le traiter comme un interlocuteur légitime. Comme si les règles de la diplomatie pouvaient s’appliquer à un régime qui bombarde des maternités et déporte des enfants.
Les acteurs : qui est assis à la table et pourquoi
L’Ukraine : négocier sous les bombes
Rustem Umerov mène la délégation ukrainienne. À ses côtés, Kyrylo Budanov, ancien chef du renseignement militaire devenu chef de cabinet de Zelensky. Un choix qui dit tout : l’Ukraine envoie ses meilleurs stratèges, pas ses beaux parleurs. Umerov a posté sur les réseaux une photo des trois délégations — ukrainienne et russe face à face, les Américains entre les deux.
Sur la table, selon Umerov : les « questions pratiques et la mécanique des solutions possibles ». Des garanties de sécurité. Des questions humanitaires. Le sort de la centrale nucléaire de Zaporizhzhia, occupée par les Russes depuis mars 2022. Et surtout, le territoire. Toujours le territoire.
Imaginez négocier le sort de votre maison pendant que quelqu’un continue d’y mettre le feu. C’est exactement ce que fait l’Ukraine. Et on lui demande de sourire en plus.
La Russie : le jeu du chat avec la souris
Medinsky arrive à Genève avec les mêmes exigences qu’il y a quatre ans. La Crimée. Le Donbass. La neutralité de l’Ukraine. Aucune adhésion à l’OTAN. En résumé : tout ce que la guerre n’a pas réussi à prendre, la diplomatie devrait le livrer sur un plateau. L’agence TASS a qualifié l’ambiance de « très tendue ». Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, a prévenu qu’il ne fallait pas s’attendre à des résultats. La stratégie habituelle : négocier sans négocier. Parler sans rien dire. Exiger sans rien donner.
Et pourtant, cette mascarade continue. Jour après jour. Round après round. Pendant que les missiles Zircon et les drones Shahed continuent de frapper les infrastructures civiles ukrainiennes.
Trump : l'arbitre qui siffle contre la victime
La pression sur Kyiv
« Ukraine better come to the table fast. » Sept mots. C’est tout ce que Donald Trump a eu à dire sur la question, quelques heures avant l’ouverture des pourparlers. Pas un mot sur les 396 drones lancés la veille. Pas un mot sur les civils d’Odessa sans chauffage. Pas un mot sur les exigences territoriales de Moscou.
Zelensky l’a résumé mieux que quiconque : « Il est plus facile pour Trump de faire pression publiquement sur l’Ukraine que sur la Russie, qui est beaucoup plus grande. » Une phrase qui dit tout. La loi du plus fort n’a jamais été aussi visible. On ne presse pas Poutine. On presse celui qui se fait bombarder.
Quand l’arbitre demande au boxeur qui saigne de « se dépêcher de trouver un accord » avec celui qui le frappe, ce n’est plus un match. C’est une exécution avec un chronomètre.
Witkoff et Kushner : les envoyés du deal
Steve Witkoff et Jared Kushner siègent au bout de la table. Le premier est un homme d’affaires immobilier. Le second est le gendre du président. Aucun des deux n’a d’expérience en diplomatie de conflit. Aucun des deux ne connaît l’histoire de la région. Mais ils sont là, assis là où Kissinger ou Holbrooke auraient été autrefois.
L’Amérique de Trump ne cherche pas la paix. Elle cherche un deal. Le mot revient en boucle. Un deal. Comme on vend un immeuble. Comme on négocie un bail. Les vies humaines sont des variables dans un tableur. Les frontières sont des lignes qu’on déplace au feutre. Et le deadline, c’est juin — avant les midterms, bien sûr. Parce que tout, absolument tout, est ramené aux élections américaines.
La nuit d'avant : 396 drones et 29 missiles
Le message de Moscou
La veille des négociations, dans la nuit du 16 au 17 février, la Russie a lancé une attaque massive : 29 missiles et 396 drones sur le territoire ukrainien. L’armée ukrainienne affirme en avoir intercepté plus de 150. Mais les autres ont frappé. Au moins 9 personnes blessées. Des dizaines de milliers de foyers plongés dans le noir à Odessa. Plus de chauffage. Plus d’eau chaude. En plein hiver.
Ce n’est pas un hasard. Ce n’est jamais un hasard. Chaque frappe massive avant des négociations est un message. Moscou parle deux langages simultanément : celui des pourparlers et celui des bombes. L’un en costume-cravate. L’autre en TNT.
On ne peut pas prétendre vouloir la paix d’une main et lancer 396 drones de l’autre. Sauf quand personne ne vous demande de rendre des comptes. Sauf quand « l’arbitre » regarde ailleurs.
L’Ukraine riposte
Pendant ce temps, les forces ukrainiennes ne sont pas restées les bras croisés. Des drones à longue portée ont frappé des sites pétroliers et chimiques en Russie, jusque dans la région de Perm, à plus de 1 200 kilomètres de la ligne de front. La raffinerie d’Ilsky dans le Krasnodar a été touchée. Le message est clair : l’Ukraine peut frapper loin. L’Ukraine ne se contentera pas de subir.
Mais dans la couverture médiatique occidentale, cette asymétrie est rarement décrite pour ce qu’elle est. 396 drones russes contre des villes civiles. Des frappes ukrainiennes contre des installations militaires et industrielles. Ce n’est pas la même chose. Ça n’a jamais été la même chose.
Quatre heures de discussions et zéro résultat
Le bilan du premier jour
Les discussions politiques ont duré de 14 heures à 18 heures. Quatre heures. Pas de déclaration conjointe. Pas de communiqué. Pas de percée. Umerov a parlé de travail « constructif, concentré et sans attentes excessives ». Peskov a prévenu que l’optimisme serait prématuré. La diplomatie a son propre langage, et ce qu’elle dit ici, c’est : rien n’a bougé.
La Russie exige toujours que l’Ukraine cède la totalité de la région de Donetsk — y compris les 20 % que ses propres troupes n’ont pas réussi à conquérir malgré des pertes colossales. L’Ukraine refuse. Zelensky pose la seule question qui compte : « Que veulent les Russes, au juste ? » La réponse, tout le monde la connaît. Ils veulent tout. Et ils veulent que le monde leur donne ce que leurs chars n’ont pas su prendre.
Quatre heures de discussions. Quatre ans de guerre. Et le rapport de force n’a pas changé d’un millimètre. La seule chose qui change, c’est le nombre de cercueils qui rentrent en Russie. Mais ça, Medinsky ne le met pas sur la table.
Le deuxième jour : mêmes acteurs, mêmes impasses
Le 18 février, les négociations reprennent. Au programme : arrangements territoriaux, sécurité énergétique et le sort de la centrale nucléaire de Zaporizhzhia. Trois sujets. Trois bombes à retardement. Zaporizhzhia, la plus grande centrale nucléaire d’Europe, est occupée par les forces russes depuis quatre ans. L’AIEA a multiplié les alertes. Mais la communauté internationale traite ce dossier comme un point de détail dans un ordre du jour déjà surchargé.
Les « questions pratiques » dont parle Umerov sont en réalité des questions existentielles. Qui contrôle quoi. Qui garantit quoi. Qui paie quoi. Et surtout : qui abandonne quoi. Parce que c’est de ça qu’il s’agit, sous les euphémismes diplomatiques. On demande à l’Ukraine d’abandonner des morceaux d’elle-même pour avoir le droit d’exister.
L'Europe absente : le fantôme à la table
Sidelinée, marginalisée, humiliée
L’Europe n’est pas à la table. Oh, il y a bien Jonathan Powell pour le Royaume-Uni. Un représentant français. Mais l’Union européenne en tant qu’entité ? Absente. Kellogg l’a dit : les Européens ne seront pas « directement impliqués ». Le continent le plus concerné par l’issue de cette guerre est relégué au rôle de spectateur. C’est Washington qui mène. C’est Washington qui décide.
Et pourtant, c’est l’Europe qui a fourni plus de 80 % de l’aide militaire à l’Ukraine via l’OTAN. C’est l’Europe qui accueille des millions de réfugiés ukrainiens. C’est l’Europe qui subit les conséquences économiques des sanctions. Mais quand il s’agit de décider de l’avenir du continent, l’Europe regarde par la fenêtre.
Il y a un mot pour ça. Quand quelqu’un paie les factures, accueille les victimes, fournit les armes, mais n’a pas voix au chapitre. Ce mot, c’est vassalité. Et il fait mal à écrire.
Munich 1938, Genève 2026
La comparaison est douloureuse. Mais elle est inévitable. En 1938, les grandes puissances ont négocié le sort de la Tchécoslovaquie sans la Tchécoslovaquie. En 2026, on négocie le sort de l’Europe sans l’Europe. Les acteurs ont changé. Le scénario, non. On sacrifie un pays pour acheter la paix. Et la paix achetée à ce prix n’a jamais duré. Jamais.
Neville Chamberlain est rentré de Munich avec un bout de papier et la promesse de « la paix pour notre temps ». Six mois plus tard, Hitler envahissait le reste de la Tchécoslovaquie. Un an plus tard, la Pologne. Si Genève accouche d’un accord qui récompense l’agression, combien de temps avant que Poutine ne trouve un nouveau prétexte ? Combien de temps avant les pays Baltes ?
Le sort de Zaporizhzhia : une bombe nucléaire diplomatique
La plus grande centrale d’Europe en otage
La centrale nucléaire de Zaporizhzhia est au programme des discussions. Six réacteurs. La plus grande installation nucléaire d’Europe. Occupée par les forces russes depuis mars 2022. Les techniciens ukrainiens travaillent toujours sous pression — littéralement et figurativement. L’AIEA a alerté à de multiples reprises sur les risques. Des tirs à proximité. Des coupures d’alimentation. Un accident est possible à chaque instant.
Et maintenant, on en fait un « point de négociation ». Comme si une centrale nucléaire pouvait être un jeton d’échange dans un poker géopolitique. Comme si le risque de catastrophe nucléaire était acceptable tant qu’il servait de levier de pression. C’est de la folie froide, calculée, assumée.
Quand une centrale nucléaire devient un argument de négociation, ce n’est plus de la diplomatie. C’est de la prise d’otage avec six réacteurs comme bouclier humain. Et le monde regarde en prenant des notes.
L’enjeu énergétique
Au-delà du risque nucléaire, Zaporizhzhia représente un enjeu énergétique colossal. Avant l’invasion, elle fournissait environ un cinquième de l’électricité ukrainienne. Sa restitution est une question de souveraineté. Son maintien sous contrôle russe est une question de survie. Chaque hiver, la Russie cible systématiquement les infrastructures énergétiques de l’Ukraine. Garder Zaporizhzhia, c’est garder un couteau sur la gorge d’un pays entier.
Et pourtant, ce sujet est traité comme un « point pratique » parmi d’autres. À côté des « arrangements territoriaux » et des « garanties de sécurité ». Comme s’il était normal de mettre sur le même plan des lignes sur une carte et une potentielle catastrophe nucléaire.
Zelensky : la voix qui refuse de se taire
La question qui dérange
« La question pour les Russes, c’est : que veulent-ils exactement ? » Volodymyr Zelensky a posé cette question avant les pourparlers. Simple. Directe. Dévastatrice. Parce que tout le monde connaît la réponse, mais personne n’ose la formuler. La Russie veut la reddition de l’Ukraine. La disparition de l’Ukraine comme État souverain. La fin du projet européen de l’Ukraine.
Tout le reste — les négociations, les « points pratiques », les tables en fer à cheval — n’est que du décor. Du théâtre. Medinsky le sait. Witkoff le sait. Kushner le sait. Mais tant que le spectacle continue, tout le monde peut prétendre que la diplomatie fonctionne. Que « le dialogue est ouvert ». Que « les canaux sont maintenus ».
Zelensky pose les questions que personne ne veut entendre. C’est pour ça qu’on le presse de « venir à la table ». Pas pour qu’il négocie. Pour qu’il se taise.
Un président sous pression de tous les côtés
Zelensky est coincé. Trump le presse. Poutine le bombarde. L’Europe le soutient — mais de loin. Son propre peuple est épuisé. Une habitante de Kyiv, Alina Yemets, a résumé l’état d’esprit : « Les gens sont vraiment épuisés. La croyance qu’il en sortira un bon résultat n’est pas très forte. » Après 1455 jours, l’espoir s’use. Les nerfs lâchent. Les corps cèdent.
Et pourtant, l’Ukraine tient. L’Ukraine négocie. L’Ukraine se bat. L’Ukraine envoie ses drones jusqu’à Perm, à 1 200 kilomètres de la ligne de front. L’Ukraine refuse la capitulation déguisée en « compromis ». C’est peut-être ça, le vrai miracle de cette guerre : un pays entier qui refuse de mourir.
La question territoriale : le nœud gordien
Ce que la Russie exige
Moscou demande la cession totale des oblasts de Donetsk, Louhansk, Zaporizhzhia et Kherson — plus la Crimée, annexée en 2014. En tout, environ 20 % du territoire ukrainien. Y compris des zones que l’armée russe ne contrôle même pas. Moscou exige qu’on lui donne ce que ses soldats n’ont pas réussi à conquérir. Ce que des centaines de milliers de morts russes n’ont pas suffi à prendre.
C’est l’équivalent géopolitique d’un cambrioleur qui, après avoir échoué à forcer la porte, demande au juge de lui donner les clés. Et le juge, au lieu de le condamner, demande au propriétaire de « faire preuve de flexibilité ».
Il faut nommer les choses. Ce que la Russie appelle « négociation », c’est un ultimatum. Ce qu’elle appelle « compromis », c’est la capitulation. Ce qu’elle appelle « paix », c’est la soumission. Les mots ont un sens. Ne les laissons pas les déformer.
Ce que l’Ukraine défend
Kyiv s’accroche au droit international. À l’intégrité territoriale. À la Charte des Nations Unies. Des principes que 143 pays ont réaffirmés à l’Assemblée générale. L’Ukraine ne demande rien d’extraordinaire : elle demande qu’on respecte ses frontières. Celles reconnues par le monde entier — y compris par la Russie elle-même dans le Mémorandum de Budapest de 1994.
Ce mémorandum, signé par Moscou, Washington et Londres, garantissait l’intégrité territoriale de l’Ukraine en échange de son arsenal nucléaire. L’Ukraine a renoncé à ses armes nucléaires. La Russie a violé chaque ligne de l’accord. Et maintenant, on demande à l’Ukraine de céder encore davantage.
Conclusion : Le bruit des bombes couvre celui des stylos
Ce que Genève ne peut pas résoudre
Les négociations de Genève ne résoudront rien. Pas parce que la diplomatie est inutile — mais parce qu’elle ne fonctionne que lorsque les deux parties cherchent véritablement la paix. La Russie ne cherche pas la paix. Elle cherche la victoire. Sous une autre forme. Avec d’autres outils. Le stylo au lieu du missile. Mais l’objectif est le même : effacer l’Ukraine.
Le 17 février 2026, pendant que Medinsky discourait à Genève, des drones russes frappaient des villes ukrainiennes. Le 18 février, pendant que les discussions reprenaient, des soldats ukrainiens mouraient sur la ligne de front. La guerre ne s’arrête pas pour les négociations. Les négociations n’arrêtent pas la guerre.
Genève 2026 restera dans l’histoire. Non pas comme le lieu où la paix a été trouvée, mais comme l’endroit où le monde a montré ce qu’il valait. Et ce soir, ce qu’il vaut se mesure en 396 drones, en quelques poignées de main, et en un silence assourdissant. Celui de l’Europe, assise dehors. Celui des morts, qu’on ne compte plus.
La question qui reste
Zelensky a demandé ce que les Russes voulaient. La vraie question est peut-être ailleurs. Que voulons-nous, nous ? Nous, Européens. Nous, citoyens d’un monde qui a juré « plus jamais ». Sommes-nous prêts à accepter que la force prime sur le droit ? Que les frontières se dessinent au canon ? Que les enfants déportés soient un « point de négociation » ?
Le jour 1455 ne sera pas le dernier. Il y aura un jour 1456. Et un 1500. Et un 2000. Tant que la communauté internationale traitera cette guerre comme un dossier à gérer plutôt que comme un crime à arrêter, les jours continueront de s’additionner. Et avec eux, les morts. Les ruines. Les vies brisées.
Et maintenant, vous savez. La question : qu’est-ce que vous allez en faire ?
Signé Maxime Marquette
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Cet éditorial est rédigé depuis une position clairement engagée en faveur du droit international, de la souveraineté ukrainienne et du principe selon lequel l’agression armée ne doit jamais être récompensée par des concessions territoriales. Je ne suis pas journaliste. Je suis chroniqueur et rédacteur, ce qui signifie que je prends position ouvertement plutôt que de me cacher derrière une fausse neutralité.
Cette prise de position ne me dispense pas de la rigueur. Chaque fait cité est vérifiable. Chaque chiffre provient de sources identifiées. L’opinion est clairement séparée des faits par les passages en italique.
Méthodologie et sources
Cet article s’appuie sur les dépêches et reportages de multiples agences et médias internationaux couvrant les négociations de Genève des 17 et 18 février 2026. Les déclarations de Rustem Umerov, Volodymyr Zelensky, Dmitri Peskov et Donald Trump sont des citations directes reprises par ces sources. Les chiffres sur les frappes (29 missiles, 396 drones) proviennent de l’état-major ukrainien relayé par Al Jazeera et France 24.
Le contexte historique (Budapest 1994, Istanbul 2022, Munich 1938) est de connaissance publique et documenté dans de nombreuses sources académiques et médiatiques.
Nature de l’analyse
Il s’agit d’un éditorial — un genre journalistique qui assume explicitement une prise de position argumentée. Les opinions exprimées sont celles de l’auteur et n’engagent que lui. Le lecteur est invité à consulter les sources citées pour former sa propre opinion.
Sources
Sources primaires
Al Jazeera — Russia-Ukraine talks updates: US-mediated negotiations kick off in Geneva
Al Jazeera — Missiles fly as tense Russia-Ukraine peace talks wrap up day one
Geneva Solutions — First day of Ukraine-Russia talks to end war conclude in Geneva
Kyiv Independent — Ukraine, Russia hold US-mediated Geneva talks focused on practical issues
Kyiv Independent — Difficult but practical — Ukraine, Russia hold second round of Geneva peace talks
Sources secondaires
NBC News — Land in focus at new Geneva peace talks between Russia and Ukraine
The Washington Post — Ukraine talks in Geneva face impasse as Russia holds firm on demands
France 24 — First day of Ukraine-Russia peace talks in Geneva ends with no breakthroughs
Modern Diplomacy — Ukraine-Russia Peace Talks Enter Second Day in Geneva
Euronews — Peace talks round three: Ukraine-US-Russia Geneva meeting’s key topics
Euromaidan Press — Russo-Ukrainian war, day 1455: Geneva talks begin
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