La stratégie de la terreur hivernale
Ce n’est pas de l’improvisation. C’est une stratégie délibérée. Chaque frappe sur l’infrastructure énergétique ukrainienne est un message envoyé à Genève. Chaque coupure de courant est un argument de négociation. Chaque famille qui grelotte dans le noir est un levier diplomatique. Moscou ne bombarde pas malgré les négociations. Moscou bombarde à cause des négociations.
Depuis le début de l’hiver, les frappes ont endommagé ou détruit des composantes clés du système énergétique dans au moins 17 régions. Les autorités ont annoncé qu’elles ne seraient pas en mesure de restaurer le chauffage central dans plus de 1 100 immeubles cet hiver. 325 000 Ukrainiens revenus chez eux envisagent de repartir. Plus d’un tiers pensent à quitter le pays pour de bon. La Russie ne détruit pas seulement des câbles. Elle détruit la volonté de rester.
On appelle ça des frappes sur l’infrastructure. Mais il faut appeler les choses par leur nom. C’est une guerre contre les civils. Une guerre contre le froid. Une guerre contre la capacité d’un peuple à survivre à l’hiver. Et cette guerre-là se mène pendant que les diplomates sirotent leur café dans les salons feutrés de Genève.
Les derniers jours du froid comme arme
Zelensky a utilisé une expression glaçante : la Russie veut profiter des derniers jours de froid hivernal pour infliger un maximum de souffrance. Les tactiques changent constamment. Drones et missiles en vagues successives, dans des patterns évolutifs conçus pour submerger les défenses. Le commandant des forces aériennes et le chef d’Ukrenergo ont reçu 24 heures pour préparer des mesures défensives. Vingt-quatre heures. Pendant que les négociations commencent.
Le 16 février, veille des pourparlers : un tir de missile, quatre missiles lancés, 53 frappes aériennes, 140 bombes planantes, 1 654 drones kamikazes, 1 640 tirs d’obus. Dans la région de Zaporijjia, des bombes ont frappé Zarichne. Deux femmes blessées. Deux femmes dont les noms ne figurent dans aucun ordre du jour à Genève.
Les acteurs : qui est autour de la table et pourquoi
La délégation russe : vingt hommes pour une mascarade
Du côté russe, environ 20 officiels. À leur tête, Vladimir Medinsky, conseiller de Poutine, dont la spécialité n’est pas la paix mais la réécriture de l’histoire. À ses côtés, Igor Kostyukov, chef du renseignement militaire. Un espion à une table de paix. Kirill Dmitriev dirigera un groupe de travail économique séparé. Sergueï Lavrov a répété les exigences du Kremlin : les termes secrets de l’accord Poutine-Trump d’Alaska doivent être la base de toute discussion.
Et pourtant, personne ne sait ce que contiennent ces termes. La paix en Europe dépendrait d’un document que personne, en dehors de deux hommes, n’a lu. Un document négocié sans l’Ukraine. Sans l’Europe. Sans les millions de personnes dont la vie en dépend.
Il y a un mot pour ça. Quand les grandes puissances décident du sort des petites nations sans les consulter. Ce mot, c’est Munich. C’est Yalta. C’est le langage des empires. Et en 2026, on le parle encore couramment.
L’Ukraine : négocier le couteau sous la gorge
La délégation ukrainienne est menée par Rustem Umerov, secrétaire du Conseil national de sécurité et de défense, et Kyrylo Budanov, chef d’état-major de Zelensky. Des hommes de terrain qui connaissent le prix de chaque kilomètre disputé. Zelensky a même envisagé un retrait du Donetsk sous contrôle ukrainien, une zone de la taille du Delaware, en échange d’une zone démilitarisée. Une concession immense.
Mais ce n’est jamais assez. L’Ukraine a montré une flexibilité admirable. La Russie n’a pas bougé d’un centimètre. Pas un. La centrale nucléaire de Zaporijjia, le rôle des troupes occidentales : chaque sujet est un champ de mines. Et Moscou continue d’en poser, littéralement et figurativement, pendant que les discussions avancent.
Washington : l'arbitre qui penche
Witkoff, Kushner et la pression sur Kyiv
Steve Witkoff et Jared Kushner représentent l’administration Trump. Deux hommes sans expérience diplomatique significative. L’administration parle de momentum. Mais les Ukrainiens racontent une autre histoire. Washington augmente la pression pour des concessions unilatérales. Le calendrier politique américain dicte le rythme des négociations sur la vie et la mort de millions d’Ukrainiens.
Et pourtant, du côté russe, aucune pression comparable. Poutine peut bombarder des civils, envoyer 1 654 drones en une journée, et la réponse de Washington est de demander à l’Ukraine d’être plus flexible. Ce n’est pas de la médiation. C’est de la coercition douce habillée en diplomatie.
Quand l’arbitre pousse une équipe à concéder des points pour finir le match plus vite, ce n’est plus un arbitre. C’est un complice du score. Et le score, ici, se compte en kilomètres carrés volés et en vies perdues.
Le piège de l’Alaska
L’ombre de l’accord secret d’Alaska, conclu en août 2025, plane sur chaque session. Des analystes du Council on Foreign Relations parlent d’un pacte faustien. Chatham House évoque une pression sans précédent. Le Carnegie Endowment met en garde : Poutine ne négocie pas de bonne foi. Il veut attirer les confidants inexpérimentés de Trump dans un processus sans fin, pendant que ses forces gagnent du terrain.
Trois rounds de négociations. Zéro concession russe. 129 attaques en une seule journée, pression maximale sur le secteur de Pokrovsk. La terre négociée à Genève est conquise par la force pendant que les négociateurs parlent.
Le deuxième front : l'Iran entre dans l'équation
Genève, carrefour de toutes les crises
Genève accueille simultanément le deuxième round de négociations nucléaires États-Unis-Iran. Le ministre iranien Abbas Araghchi est arrivé avec de vraies idées pour un accord juste et équitable. Son adjoint a précisé que la balle est dans le camp américain. L’Iran est prêt à discuter d’enrichissement d’uranium si les États-Unis parlent de sanctions.
Les pourparlers se tiennent à l’ambassade d’Oman, avec le ministre Badr bin Hamad al-Busaidi comme médiateur. Witkoff et Kushner, encore eux, représentent Washington. Téhéran a envoyé son équipe complète. Deux négociations aux conséquences planétaires, même ville, même moment, mêmes médiateurs américains qui courent d’une salle à l’autre.
Witkoff et Kushner naviguent entre deux tables. L’une où se joue l’avenir de l’Europe. L’autre où se joue la stabilité du Moyen-Orient. Et ces hommes, dont l’expérience diplomatique combinée tient sur un Post-it, sont les architectes de la paix mondiale. Le mot qui me vient, ce n’est pas confiance. C’est vertige.
Le détroit d’Ormuz comme carte de visite
Pendant qu’Araghchi parle de paix, les Gardiens de la Révolution lancent l’exercice Contrôle intelligent du détroit d’Ormuz sous la supervision du général Pakpour. Des scénarios d’action militaire réciproque. Le mot est choisi avec soin. C’est une menace habillée en manoeuvre.
En face, les États-Unis ont déployé l’USS Gerald R. Ford, deuxième porte-avions dans la région. Missions aériennes 24 heures sur 24. Trump montre ses muscles pendant que ses envoyés tendent la main. Le détroit d’Ormuz, par où transite un cinquième du pétrole mondial, devient l’otage silencieux de cette partie d’échecs.
Le prix humain : ce que les communiqués ne disent pas
Vingt heures dans le noir
À Kyiv, les coupures de courant durent jusqu’à 20 heures par jour. Il faut laisser ce chiffre s’installer. Vingt heures sur vingt-quatre. Quatre heures d’électricité par jour dans une capitale européenne, en plein hiver, en 2026. Les frappes sur les centrales thermiques ont laissé des centaines d’immeubles sans chauffage. Les températures descendent à moins 20 degrés.
Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme parle de conditions extrêmes. Les décès par hypothermie augmentent. Des gens chauffent des briques sur des poêles à gaz, réchauffent des tentes montées à l’intérieur de leurs appartements. Des solutions de survie dignes d’un camp de réfugiés, dans des immeubles qui avaient le chauffage central il y a quelques mois.
Il y a un immeuble quelque part à Kyiv. Au sixième étage, une femme de 73 ans dort avec son manteau et deux couvertures. Elle a collé du plastique sur les fenêtres. L’après-midi, quand le courant revient pendant deux heures, elle charge son téléphone et appelle sa fille partie en Pologne. Personne ne parle d’elle à Genève. Personne ne parlera jamais d’elle à Genève.
Les chiffres qui n’arrivent pas aux tables de négociation
Depuis le 24 février 2022, les pertes militaires russes sont estimées à 1 254 450 soldats, dont 1 180 pour la seule journée du 16 février. Ces chiffres sont ukrainiens, contestés par Moscou. Mais même divisés par trois, la réalité reste la même : cette guerre broie des vies à une échelle industrielle. Chaque jour de négociation qui ne mène nulle part est un jour de plus où la machine tourne.
17 régions touchées. Plus de 1 100 immeubles sans chauffage pour le reste de l’hiver. L’Organisation internationale pour les migrations tire la sonnette d’alarme. Médecins Sans Frontières documente la survie dans le froid. Le Haut-Commissaire Volker Türk appelle la Russie à cesser ses attaques sur les sites énergétiques. Et la Russie répond par 1 654 drones supplémentaires.
La question territoriale : le noeud que personne ne peut trancher
Vingt pour cent d’un pays comme monnaie d’échange
Le coeur de Genève, c’est la terre. La Russie contrôle environ 18 % du territoire ukrainien. Elle veut les 20 % restants du Donetsk qu’elle n’a pas pris par la force. Obtenir à la table ce qu’on a échoué à conquérir sur le terrain. C’est comme si un cambrioleur, après avoir volé la moitié de votre maison, vous demandait poliment les clés du garage.
La centrale nucléaire de Zaporijjia, plus grande d’Europe, occupée depuis mars 2022. Le rôle éventuel de troupes occidentales comme force de maintien de la paix, que la Russie refuse catégoriquement. Chaque sujet est un mur. Les murs s’accumulent. La route vers la paix ressemble à un labyrinthe sans sortie.
L’histoire a une leçon. Quand un pays échange de la terre contre la paix sous la contrainte, il ne récupère presque jamais cette terre. Les historiens le confirment. Et pourtant, c’est exactement ce qu’on demande à l’Ukraine. Au nom de la paix. Au nom du réalisme. Au nom de tout, sauf de la justice.
La flexibilité à sens unique
Zelensky a envisagé un retrait du Donetsk en échange d’une zone démilitarisée. Concession majeure pour un pays qui se bat pour sa survie. Mais la Russie n’a rien concédé. Rien. Pas un village. Pas un champ. Les experts du Carnegie Endowment le disent : Poutine utilise le processus comme couverture pour gagner du terrain.
129 attaques le 16 février. Pokrovsk sous pression maximale. Huliaipole, Kostiantynivka, Oleksandrivka en activité accrue. La ligne de front bouge pendant que les diplomates discutent. Et Genève devient, sans le vouloir, la meilleure couverture de l’avancée russe.
Quatre ans : l'anniversaire que personne ne veut célébrer
Le 24 février approche
Dans une semaine, le 24 février 2026, la guerre entrera dans sa cinquième année. Jour 1 454 au moment des pourparlers. Mille quatre cent cinquante-quatre jours de bombardements. De déplacements. De deuil. Le chiffre est si grand qu’il en perd son sens. Il faut le rapprocher du réel : 1 454 matins où des Ukrainiens se sont réveillés en se demandant si leur immeuble tiendrait jusqu’au soir.
Cet anniversaire donne aux pourparlers une urgence symbolique. Mais une urgence symbolique n’est pas une urgence réelle. L’urgence réelle, c’est le froid. C’est les missiles. C’est les 1 180 soldats russes tombés en un jour. L’urgence réelle ne se négocie pas à Genève. Elle se vit à Pokrovsk, à Zaporijjia, à Kyiv.
Quatre ans. Le temps de terminer un baccalauréat. De voir un enfant passer de la maternelle à la première année. De construire un immeuble, planter un verger, écrire trois romans. L’Ukraine, elle, a passé ces quatre ans à survivre. Et le monde lui demande maintenant de négocier le prix de sa survie avec celui qui a essayé de la tuer.
Ce que quatre ans de guerre font à un peuple
Les chiffres de l’OIM parlent d’eux-mêmes. 325 000 Ukrainiens revenus chez eux envisagent de repartir. Quatre ans de guerre usent tout : les murs, les routes, les ponts, mais aussi la patience, l’espoir et la capacité à croire que demain sera différent.
Amnesty International documente les dommages graves. Les Nations Unies parlent de civils poussés dans la crise hivernale. Et la Russie envoie 20 officiels à Genève pour discuter de paix. La dissonance cognitive est si forte qu’elle en devient physiquement douloureuse.
L'escalade nucléaire en toile de fond
L’Iran entre la bombe et la table
Les enjeux des négociations États-Unis-Iran sont existentiels. Washington veut la fin de l’enrichissement d’uranium. L’Iran insiste pour préserver son programme, malgré les pertes subies lors des frappes américaines et la guerre avec Israël. Araghchi dit être venu avec de vraies idées. La bonne foi, dans cette partie du monde, est une denrée plus rare que l’uranium enrichi.
Les exercices militaires simultanés, les déploiements navals, les menaces à peine voilées : tout indique que les deux parties se préparent autant à l’échec qu’au succès. Et si les négociations échouent, le détroit d’Ormuz pourrait devenir le prochain point d’ignition d’un conflit qui embraserait le Moyen-Orient tout entier.
C’est le théâtre de l’absurde géopolitique. On négocie la paix nucléaire dans un salon pendant que des navires de guerre se font face à l’autre bout du monde. Si un romancier avait imaginé ce scénario, son éditeur lui aurait dit que c’était trop invraisemblable.
La diplomatie des inexpérimentés
Jared Kushner. Gendre du président. Homme d’affaires immobilier. Steve Witkoff. Envoyé spécial. Ami personnel de Trump. Face à eux, Medinsky, réécriture de l’histoire russe. Kostyukov, école du GRU. Araghchi, diplomate chevronné. Le déséquilibre d’expérience est béant. Et c’est le sort de millions de personnes qui se joue dans ce déséquilibre.
Les responsables ukrainiens le disent : Washington veut un accord avant les élections de mi-mandat. Le calendrier politique dicte le rythme de la diplomatie mondiale. Et Poutine le sait. Il sait que la pression s’exercera sur l’Ukraine, pas sur la Russie. La diplomatie est devenue un instrument de guerre.
Ce que Genève révèle sur l'état du monde
L’ordre mondial en miettes
Deux négociations dans la même ville. Deux crises existentielles. Les mêmes médiateurs pour les deux. Et dans les deux cas, un agresseur qui continue d’agir pendant qu’on négocie. La Russie bombarde. L’Iran fait des exercices militaires. Le monde regarde ces simulacres de paix dans la ville qui abrite le siège européen des Nations Unies.
Genève était le symbole de l’ordre international fondé sur des règles. Les Conventions de Genève. Le droit humanitaire. En février 2026, Genève est devenue le théâtre d’une comédie tragique où le droit international est une suggestion optionnelle et où la force prime sur tout le reste.
Je pense à Henry Dunant, fondateur de la Croix-Rouge, qui a rêvé de Genève comme capitale de l’humanité. Et je vois ce 17 février 2026, où la guerre continue de plus belle pendant que les diplomates se serrent la main. Dunant pleurerait. Et il aurait raison.
L’Europe spectatrice de son propre destin
L’Union européenne est absente de la table. La guerre se déroule en Europe. Les réfugiés sont en Europe. Les conséquences sont en Europe. Et pourtant, c’est un gendre de président américain qui négocie l’avenir du continent. L’Europe a abdiqué sa responsabilité géopolitique. Elle l’a sous-traitée à une administration dont les priorités sont les élections de mi-mandat.
Les 1 250 kilomètres de ligne de front sont en Europe. Les moins 20 degrés sont en Europe. Les 1 100 immeubles sans chauffage sont en Europe. Et c’est à Genève, ville européenne, que se joue le sort de tout cela. Sans que l’Europe ait voix au chapitre. C’est l’humiliation la plus silencieuse de ce début de siècle.
Conclusion : Le silence de Genève et le bruit des bombes
Ce qui reste quand les communiqués sont publiés
Les pourparlers dureront deux jours. Il y aura des communiqués. Des progrès annoncés. Et puis les délégations repartiront. Medinsky rentrera à Moscou. Umerov et Budanov rentreront dans un pays bombardé. Witkoff et Kushner iront à leur prochaine réunion. Et la guerre continuera.
Les drones continueront de voler. Les familles continueront de grelotter dans le noir. Les soldats continueront de mourir sur 1 250 kilomètres de front. Rien ne changera. Pas encore. Parce que la paix exige quelque chose que cette table ne possède pas : de la bonne foi des deux côtés.
On me dira que je suis cynique. Que la diplomatie prend du temps. Peut-être. Mais chaque pas en avant à Genève coûte des vies sur le terrain. Et tant que la Russie bombardera pendant qu’elle négocie, ces pas ne mèneront nulle part. La paix ne se construit pas sur les décombres qu’on continue de fabriquer.
La question qui reste
Le 24 février, dans une semaine, la guerre aura quatre ans. Les enfants qui avaient trois ans au début vont à l’école maintenant. Ils n’ont connu que les sirènes, les abris, les coupures de courant. Ils ne savent pas ce que c’est, un hiver normal. Ils ne savent pas ce que c’est, une nuit sans peur.
Genève négocie. Moscou bombarde. Washington pousse. L’Europe regarde. Et ces enfants attendent. Ils attendent que quelqu’un, quelque part, décide que leur vie vaut plus qu’un pourcentage de territoire sur une carte. Ils attendent. Et le monde leur doit au moins ça : ne pas les oublier pendant qu’on négocie.
Signé Maxime Marquette
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Cet éditorial adopte une posture critique envers le processus de négociation tel qu’il se déroule. L’auteur considère que négocier la paix pendant que l’une des parties bombarde des civils constitue un déséquilibre fondamental qui compromet toute possibilité d’accord juste. Cette position dénonce une diplomatie asymétrique où la pression s’exerce sur la victime plutôt que sur l’agresseur.
L’auteur est chroniqueur, pas analyste neutre. Ce texte exprime des opinions assumées, fondées sur des faits vérifiés, dans la tradition de l’éditorial engagé. Le lecteur est invité à confronter ces opinions avec d’autres sources.
La neutralité face à l’agression n’est pas de l’objectivité. C’est du confort. Et le confort, quand des gens meurent de froid dans leurs appartements, est un luxe obscène.
Méthodologie et sources
Les faits proviennent de sources multiples et vérifiées : agences de presse internationales (Al Jazeera, NBC News, Euronews, NPR, Washington Post), institutions de recherche (Carnegie Endowment, Council on Foreign Relations, Chatham House), organisations internationales (Nations Unies, OIM, Amnesty International, Médecins Sans Frontières). Les chiffres de pertes militaires russes proviennent de sources ukrainiennes et sont signalés comme tels.
Nature de l’analyse
Cet éditorial combine faits documentés et analyse éditoriale. Les passages en italique représentent l’opinion personnelle du chroniqueur. Les paragraphes factuels s’appuient sur des sources identifiées. Toute erreur factuelle portée à notre attention sera corrigée dans les meilleurs délais.
Sources
Sources primaires
Al Jazeera — Russia-Ukraine talks live: Sides ramp up attacks before US-led negotiations
Al Jazeera — Trump ups pressure on Kyiv as Russia, Ukraine hold peace talks in Geneva
Al Jazeera — Ukraine team heads for Geneva talks as Moscow, Kyiv build military pressure
NBC News — Land in focus at new Geneva peace talks between Russia and Ukraine
Al Jazeera — Iran FM in Geneva for US talks, as IRGC holds drills in Strait of Hormuz
Washington Post — US and Iran to hold a second round of nuclear talks in Geneva
NPR — U.S. and Iran to hold a second round of nuclear talks in Geneva
Ces sources ne sont pas exhaustives. La vérité d’une guerre se trouve aussi dans les voix qu’aucun média ne capte — celles des civils qui n’ont plus de courant pour charger leur téléphone.
Sources secondaires
Euronews — Peace talks round three: Ukraine-US-Russia Geneva meeting’s key topics
Modern Diplomacy — Land Dominates Agenda as Geneva Peace Talks Begin
Carnegie Endowment — What If Trump Gets His Russia-Ukraine Deal?
Council on Foreign Relations — Is Trump’s Ukraine Peace Deal a Faustian Bargain?
UN OHCHR — Energy attacks amid harsh winter expose civilians to extreme hardship
UN News — Ukraine: Deadly Russian strikes push civilians deeper into winter crisis
OIM — 325,000 Ukrainian returnees risk displacement again
Jerusalem Post — Iran’s IRGC Navy launches maritime drill in Strait of Hormuz
The National — US-Iran talks resume in Geneva with Trump indirectly involved
GlobalSecurity — Russo-Ukraine War, 16 February 2026
Geneva Solutions — Geneva gears up for Iran and Ukraine talks
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