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ÉDITORIAL : Trump ordonne à l’Ukraine de « venir à la table » — quand l’arbitre joue pour l’agresseur
Crédit: Adobe Stock

Le deux poids, deux mesures comme doctrine

Ce n’est pas la première fois. C’est un schéma. Depuis son retour au pouvoir, Trump a appliqué une pression constante, méthodique, sur Kyiv. Jamais sur Moscou. Les armes promises? Ralenties. Le soutien diplomatique? Conditionnel. Le ton? Celui d’un patron mécontent, pas d’un allié solidaire. Trump ne traite pas l’Ukraine comme un pays souverain attaqué. Il la traite comme un employé récalcitrant.

Et pourtant, c’est la Russie qui a envahi. C’est la Russie qui occupe 20 % du territoire ukrainien. C’est la Russie qui a détruit des centrales électriques, des hôpitaux, des écoles, des maternités. C’est la Russie qui déporte des enfants. Mais dans le monde de Trump, c’est l’Ukraine qui doit se dépêcher. L’Ukraine qui doit céder. L’Ukraine qui doit comprendre que la paix a un prix — et que ce prix, c’est elle qui le paie.

On connaît cette mécanique. C’est celle du deal immobilier. Quelqu’un veut votre terrain. Il envoie des bulldozers. Et quand vous protestez, le promoteur vous dit : « Soyez raisonnable, signez avant que ça empire. » Trump négocie la souveraineté d’une nation comme il négociait des tours à Manhattan. Sauf qu’ici, les fondations sont faites d’os humains.

Que dit Trump à Poutine? Rien. Le silence qui hurle.

Cherchez un seul tweet, un seul communiqué, une seule déclaration où Trump dit à Poutine : « Arrêtez de bombarder. » Un seul. Vous ne trouverez rien. Le silence est assourdissant. La Russie lance 1 654 drones kamikazes la veille des négociations. 140 bombes planantes. 53 frappes aériennes. Et la réaction de Washington? Demander à l’Ukraine de venir à la table. Plus vite.

C’est comme si un juge regardait un cambrioleur défoncer une porte et disait au propriétaire : « Négociez le partage de votre maison, et faites-le rapidement. » La neutralité n’existe pas quand un camp bombarde et l’autre enterre ses morts. Choisir de ne pas nommer l’agresseur, c’est choisir son camp. Et Trump a choisi.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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