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OPINION : L’Europe paie, l’Amérique recule — le basculement que personne n’avait prédit
Crédit: Adobe Stock

L’abandon qui ne dit pas son nom

Il faut mesurer ce que signifie une chute de 99 % de l’aide militaire. Ce n’est pas une réduction. Ce n’est pas un ajustement budgétaire. C’est un abandon. Pendant que les missiles balistiques russes continuent de frapper les villes ukrainiennes, pendant que 2 500 frappes aériennes se sont abattues en une seule semaine sur le territoire ukrainien selon Zelenskyy lui-même, Washington a choisi le silence. Le silence des armes qu’on ne livre plus. Le silence des promesses qu’on ne tient plus. Le silence d’une superpuissance qui regarde ailleurs pendant qu’un peuple se bat pour sa survie.

Donald Trump n’a pas coupé l’aide par accident. Il l’a asséchée par calcul politique. Le Presidential Drawdown Authority, cet outil qui permettait à l’administration Biden d’envoyer rapidement des armes depuis les stocks américains, est resté dans le tiroir. Pas une seule utilisation en quatorze mois. Les entrepôts sont pleins. Les HIMARS sont là. Les Patriot sont là. Les munitions attendent dans des hangars climatisés pendant que des civils ukrainiens meurent sous les décombres.

Il y a quelque chose d’obscène dans cette image. Des armes qui existent, qui sont prêtes, qui pourraient sauver des vies, mais qui restent sous clé parce qu’un homme a décidé que la politique intérieure américaine comptait plus que des vies ukrainiennes. Ce n’est pas de l’isolationnisme. C’est de l’indifférence calculée.

Le marchandage des concessions

Zelenskyy l’a dit à Munich, sans détour. Les États-Unis demandent trop souvent des concessions à l’Ukraine, pas à la Russie. Le président ukrainien a ressenti ce qu’il appelle un peu de pression de la part de Trump. Un euphémisme diplomatique pour décrire ce que tout le monde voit : Washington pousse Kiev à céder du territoire en échange d’une paix hypothétique. Zelenskyy a répondu par une leçon d’histoire. Il a comparé la situation aux accords de Munich de 1938, quand les démocraties européennes ont sacrifié la Tchécoslovaquie pour acheter une paix qui n’est jamais venue. Les concessions territoriales n’apporteront pas la paix, a-t-il martelé. Et l’histoire lui donne raison.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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