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OPINION : Zelenskyy, le président que tout le monde applaudissait et que personne ne veut plus regarder dans les yeux
Crédit: Adobe Stock

La chute silencieuse

En février 2022, quand Vladimir Poutine lance son invasion à grande échelle, le président ukrainien devient un symbole planétaire. Son refus de quitter Kyiv, sa phrase sur le besoin de munitions et non d’un taxi, propulsent sa côté de confiance à 91 %. Un score que la plupart des dirigeants démocratiques n’atteignent jamais.

Puis la guerre dûre. Les contre-offensives de 2023 ne tiennent pas leurs promesses. Le front se fige. Les pertes s’accumulent. Et la confiance s’effrite. 81 % en 2023. 60 % en 2025. 62 % en janvier 2026. La descente est régulière, méthodique. Comme un compte à rebours que personne ne sait désamorcer.

Il y a quelque chose de cruel dans la démocratie en temps de guerre. On demande à un homme de sauver son pays, de négocier sa survie, de maintenir le moral d’une nation entière, et en même temps on le juge chaque mois, chaque semaine, chaque sondage. Zelenskyy ne perd pas la confiance de son peuple parce qu’il échoue. Il la perd parce que la guerre, elle, refuse de finir.

Les généraux montent, le président descend

Dans un pays en guerre depuis quatre ans, le prestige militaire finit par éclipser le prestige politique. Zaloujny, limogé en février 2024 et envoyé comme ambassadeur à Londres, reste le général qui a tenu la ligne quand tout semblait perdu. Boudanov, patron du GUR, incarne l’audace et le mystère.

Ce que les Ukrainiens expriment est limpide : après la guerre, ils veulent des leaders forgés par le feu, pas par les conférences de presse. Les sociologues du KIIS confirment une demande croissante de nouveaux leaders parmi les militaires et les volontaires. Le message est doux dans sa formulation. Il est brutal dans son implication.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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