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ANALYSE : 237 affrontements en un jour — le front ukrainien flambe tandis que Genève négocie dans le vide
Crédit: Adobe Stock

Quarante-neuf assauts en vingt-quatre heures

Le secteur de Huliaipole est devenu, au cours des dernières semaines, le point le plus chaud du front sud-est ukrainien. Les 49 attaques russes enregistrées le 18 février visaient la ville elle-même et ses environs, avec des poussées en direction de Dobropillia, Prylouky, Zaliznytchne, Staroukraïnka, Hirke, Sviatopetrivka et Verkhnia Tersa. Ce n’est pas un hasard si cette liste de localités dessine un arc convergent vers la ville de Zaporijjia, capitale régionale de près d’un million d’habitants. Depuis novembre dernier, la zone tampon qui séparait le front de la ville s’est réduite de manière inquiétante, passant d’environ 25 à 30 kilomètres à peut-être 15 kilomètres selon certains analystes militaires. Si les forces russes parviennent à grignoter encore quelques kilomètres, Zaporijjia pourrait se retrouver à portée d’artillerie, un scénario catastrophique pour des centaines de milliers de civils.

Quand je lis les rapports du secteur de Huliaipole, je vois une mâchoire qui se referme lentement. Les Russes ne cherchent pas nécessairement à prendre Zaporijjia demain — ils cherchent à la rendre invivable, à forcer l’évacuation, à transformer une métropole en zone morte. C’est la stratégie de la terreur par proximité, et elle fonctionne.

Un front qui s’élargit dangereusement

L’intensité des combats dans le secteur de Huliaipole reflète un changement tactique russe observé depuis le début de 2026. Là où les forces russes concentraient auparavant l’essentiel de leurs efforts sur le Donbas, elles ont progressivement élargi leur pression vers le sud, ouvrant un deuxième axe d’effort majeur dans la région de Zaporijjia. Cette dispersion délibérée oblige l’état-major ukrainien à étirer ses ressources déjà limitées sur un front de plus de 1 200 kilomètres. Les frappes aériennes russes ont ciblé les localités d’Orikhiv, Kopani, Tersianka et Barvynivka, toutes situées dans la zone tampon sud. Les bombes planantes équipées de modules UMPK permettent aux bombardiers russes de frapper depuis des distances qui les mettent hors de portée de la plupart des systèmes de défense aérienne ukrainiens, créant un avantage tactique dévastateur que Kyiv peine à neutraliser.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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