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ANALYSE : Genève, le théâtre d’une paix impossible où Poutine joue la montre pendant que l’Ukraine brûle
Crédit: Adobe Stock

Six heures de tensions, puis le silence

Les pourparlers de Genève constituaient le troisième round de négociations trilatérales sous médiation américaine, après deux séries de discussions tenues aux Émirats arabes unis en janvier et début février. Le premier jour, mardi 17 février, les délégations se sont affrontées pendant plus de six heures autour d’une table en fer à cheval, avec les Américains au centre, les Ukrainiens d’un côté et les Russes de l’autre. Le conseiller fédéral suisse Ignazio Cassis a officiellement ouvert les discussions. Des sources russes ont qualifié ces échanges de « très tendus ». Le secrétaire du Conseil national de sécurité et de défense de l’Ukraine, Rustem Umerov, chef de la délégation ukrainienne, a décrit les discussions comme « intensives et substantielles », tout en précisant que son équipe travaillait « sans attentes excessives ». Le deuxième jour, mercredi 18 février, les pourparlers n’ont duré que deux heures avant de se terminer abruptement. Un contraste saisissant avec la première journée. Le négociateur en chef russe, Vladimir Medinsky, a indiqué que de nouvelles discussions auraient lieu prochainement, sans préciser de date. L’envoyé spécial américain Steve Witkoff a parlé de « progrès significatifs » et noté que les deux parties avaient accepté de continuer à travailler vers un accord.

Deux heures. Le deuxième jour n’a duré que deux heures. Je cherche dans ma mémoire un moment diplomatique où l’avenir de millions de personnes s’est joué en cent vingt minutes. On pourrait presque croire à une blague cruelle. Sauf que les vies en jeu, elles, ne sont pas une plaisanterie. La brièveté de cette deuxième session en dit plus long que tous les communiqués officiels réunis.

Des positions irréconciliables

Le cœur du problème reste le même depuis des mois : le territoire. La Russie exige que l’Ukraine cède officiellement et définitivement les régions occupées du Donbass oriental, incluant les portions de la région de Donetsk que les forces de Moscou n’ont pas encore réussi à conquérir militairement. Kyiv refuse catégoriquement toute concession territoriale, une position soutenue par de nombreux dirigeants européens et par le secrétaire général de l’OTAN. Le président Zelenskyy a qualifié l’idée de retirer ses troupes de son propre territoire d’« un peu folle ». L’Ukraine demande en retour des garanties de sécurité claires et contraignantes de la part des États-Unis et de l’Europe, des garanties que Zelenskyy veut voir gravées dans le marbre avant toute discussion sur les questions territoriales.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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