Des principes directeurs mais pas d’accord
Deux jours avant l’ultimatum, le 17 février, les négociateurs américains et iraniens s’étaient retrouvés à Genève pour un deuxième round de pourparlers indirects, sous la médiation du ministre omanais Badr Al-Busaidi. Côté américain, l’envoyé spécial Steve Witkoff et Jared Kushner menaient les discussions. Côté iranien, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi. Les deux parties communiquent par l’intermédiaire d’Oman, sans contact direct. À l’issue de ces échanges, Araghchi a annoncé qu’un accord sur des principes directeurs avait été trouvé. Les Iraniens se sont engagés à revenir dans les deux semaines avec des propositions détaillées. Un responsable américain a confirmé des progrès, tout en soulignant qu’il restait beaucoup de détails à régler.
Des principes directeurs. C’est le vocabulaire de la diplomatie quand elle essaie de déguiser son impuissance en avancée. On s’est mis d’accord sur le fait qu’il faudrait peut-être s’entendre un jour. Pendant ce temps, les porte-avions avancent, les chasseurs décollent, et le sablier se vide grain par grain.
Des positions irréconciliables
Washington exige le démantèlement complet du programme nucléaire iranien, l’arrêt total de l’enrichissement d’uranium, la restriction du programme de missiles balistiques et la fin du soutien de Téhéran aux groupes armés régionaux hostiles à Israël, notamment le Hezbollah, le Hamas et les Houthis. L’Iran, de son côté, défend farouchement son droit à l’enrichissement à des fins civiles, refuse catégoriquement de négocier son arsenal balistique qu’il considère comme non négociable, et conditionne tout accord à la levée des sanctions qui étranglent son économie depuis des années. Le vice-président JD Vance a résumé la situation avec une franchise brutale : les pourparlers ont avancé sur certains points, mais il est très clair que l’Iran refuse encore de reconnaître les lignes rouges posées par le président. Ce gouffre entre les positions respectives n’est pas un simple écart de négociation. C’est un abîme qui sépare deux visions du monde radicalement incompatibles.
L'armada de Trump : la plus grande concentration de force depuis l'Irak
Deux porte-avions nucléaires en route
Le déploiement militaire américain dans la région défie l’entendement par son ampleur et sa rapidité. L’USS Abraham Lincoln, porte-avions à propulsion nucléaire de classe Nimitz, opère en mer d’Arabie depuis le 26 janvier 2026 avec son groupe aéronaval comprenant les destroyers USS Frank E. Petersen Jr., USS Spruance et USS Michael Murphy. Son pont d’envol accueille des F-35C Lightning II, des F/A-18E et F Super Hornet, des avions de guerre électronique EA-18G Growler et des appareils de surveillance E-2D Hawkeye. Le 3 février, un F-35C du Lincoln a abattu un drone iranien Shahed-139 qui s’approchait du porte-avions, premier accrochage direct entre les deux forces. L’USS Gerald R. Ford, le navire de guerre le plus avancé et le plus coûteux jamais construit, estimé à plus de treize milliards de dollars, traverse actuellement l’Atlantique en direction du détroit de Gibraltar. Repéré le 18 février à environ 175 milles au large du Maroc, il pourrait atteindre la Méditerranée orientale dès ce week-end. Trois destroyers de classe Arleigh Burke l’accompagnent, les USS Winston S. Churchill, USS Bainbridge et USS Mahan.
Treize milliards de dollars de technologie guerrière fendant les eaux de l’Atlantique vers un rendez-vous avec le destin. Le Ford est un monstre d’acier de mille pieds de long, propulsé par des réacteurs nucléaires capables d’alimenter une ville de cent mille habitants. Quand un tel engin se met en mouvement vers une cible, c’est que quelqu’un, quelque part, a décidé que la conversation était terminée.
Un ciel saturé de puissance aérienne
Au-delà de la force navale, c’est le déploiement aérien qui révèle l’ampleur des préparatifs. CBS News a documenté plus de cent cinquante vols de fret militaire transportant des systèmes d’armes vers le Moyen-Orient. En seulement huit heures le mercredi 18 février, plus de cinquante aéronefs ont été repérés en transit depuis des bases américaines vers le Royaume-Uni, l’Europe et le Moyen-Orient. Des F-22 Raptor ont été photographiés à RAF Lakenheath en Angleterre. Des F-15E Strike Eagle ont été redéployés en Jordanie. Des Eurofighter Typhoon britanniques sont positionnés au Qatar. Ce dispositif constitue le plus important déploiement de puissance aérienne américaine dans la région depuis l’invasion de l’Irak en 2003. Les avions ravitailleurs KC-135 et les appareils E-3 Sentry AWACS confirment que ce déploiement est conçu pour soutenir une campagne aérienne prolongée.
L'Iran affaibli mais défiant : le régime au bord du gouffre
Les cicatrices de juin 2025
L’Iran d’aujourd’hui n’est plus celui d’il y a un an. Les frappes de l’Opération Midnight Hammer de juin 2025 ont détruit l’essentiel des installations nucléaires opérationnelles, une grande partie des systèmes de défense aérienne et des éléments clés de l’infrastructure militaire. La plupart des dirigeants de haut rang ont été éliminés, à l’exception du Guide suprême Khamenei. Les milices régionales qui constituaient le réseau d’influence de Téhéran ont été considérablement affaiblies. Et pourtant, malgré cette vulnérabilité historique, le régime refuse de céder. Les analystes observent un phénomène troublant : les dirigeants encore en place semblent vivre dans une réalité alternative, offrant à Washington le même accord qu’ils auraient pu proposer avant la guerre.
C’est peut-être la définition même du fanatisme que de regarder les ruines de ce que l’on a construit pendant des décennies et de refuser d’admettre qu’elles sont là. Mais c’est aussi, peut-être, la définition du courage, ou de la folie, ou de ce mélange indéchiffrable des deux qui caractérise les régimes acculés au mur de leur propre survie.
Les protestations de janvier et la répression sanglante
La vulnérabilité du régime ne se limite pas au domaine militaire. Fin décembre 2025, un effondrement monétaire et une hyperinflation ont déclenché des manifestations massives qui se sont transformées en contestation nationale. La réponse de Téhéran a été d’une brutalité effroyable. Les organisations de droits humains estiment qu’entre six mille et trente mille personnes ont été tuées dans la répression, bien que les chiffres restent impossibles à vérifier en raison d’un blocus informationnel total. Des dizaines de milliers ont été arrêtées. Trump avait menacé d’intervenir militairement, encourageant les manifestants en déclarant que l’aide était en route. Il a suspendu cette menace après que le régime se serait engagé à ne pas exécuter huit cents prisonniers. Mais cette promesse arrachée sous la contrainte ne fait que souligner la fragilité d’un pouvoir qui ne tient plus que par la terreur.
Le Conseil pour la paix : vitrine diplomatique ou écran de fumée
L’inauguration la plus paradoxale de l’année
Le cadre dans lequel Trump a prononcé son ultimatum n’est pas anodin. Le Conseil pour la paix, lancé au Forum de Davos en janvier, tenait ce jeudi sa réunion inaugurale à Washington. Plus de vingt chefs d’État et ministres avaient fait le déplacement, parmi lesquels les présidents de l’Argentine, de l’Indonésie, du Kazakhstan et de l’Ouzbékistan, les premiers ministres de la Hongrie, de l’Albanie et du Pakistan, le roi de Bahreïn, et les chefs de la diplomatie de l’Arabie saoudite, du Maroc, de la Turquie, du Qatar et des Émirats arabes unis. Israël était représenté par le ministre Gideon Sa’ar. Trump a annoncé une contribution américaine de dix milliards de dollars pour la reconstruction de Gaza, tandis que les autres membres ont engagé environ sept milliards supplémentaires.
Il y a un vertige shakespearien dans ce spectacle. D’un côté de la salle, on parle de milliards pour reconstruire. De l’autre côté du globe, on positionne des milliards en matériel pour détruire. Le même homme orchestre les deux mouvements simultanément, comme un chef qui dirigerait une symphonie et un bombardement en même temps.
Gaza reconstruite, Iran menacé : la dualité trumpienne
Le Conseil est officiellement mandaté par la résolution 2803 du Conseil de sécurité de l’ONU pour superviser la reconstruction de Gaza. Le Comité national pour l’administration de Gaza, dirigé par Ali Sha’ath, coordonnera la gouvernance. Le général Jasper Jeffers a détaillé une Force internationale de stabilisation comprenant douze mille policiers et vingt mille soldats, avec des contributions de l’Indonésie qui a engagé huit mille troupes, du Maroc, du Kazakhstan et de l’Albanie. La reconstruction débutera par Rafah, avec un objectif de trois ans. Mais Trump a à peine parlé trente minutes de Gaza avant de bifurquer vers l’Iran, révélant sa priorité stratégique. Comme l’a résumé un diplomate : on ne peut pas dissocier l’Iran du Moyen-Orient.
L'opération Midnight Hammer : le précédent qui hante Téhéran
Quand Trump avait déjà frappé
Pour comprendre la gravité de l’ultimatum, il faut revenir à juin 2025. Trump avait alors fixé un délai de soixante jours à l’Iran après avoir envoyé une lettre au Guide suprême Khamenei. Lorsque le délai a expiré, Israël a attaqué le 15 juin, déclenchant une guerre de douze jours durant laquelle les États-Unis ont bombardé trois sites nucléaires. Le 18 juin, Trump avait livré son ultimatum ultime, et trois jours plus tard, il lançait l’Opération Midnight Hammer. Ce précédent est crucial : la dernière fois que Trump a fixé un délai de deux semaines, il a frappé en trois jours. Les dix jours annoncés pourraient se transformer en un week-end.
Il y a un patron dans le comportement de Trump avec l’Iran, et ce patron est terrifyant de simplicité. Il fixe un délai. Il déploie les forces. Et puis il frappe avant que le délai n’expire. Quiconque croit encore que ces ultimatums sont des bluffs n’a manifestement pas prêté attention à l’histoire récente.
Les leçons non retenues
L’ironie tragique réside dans le fait que l’Iran propose aujourd’hui un accord similaire à celui que Washington aurait probablement accepté avant juin 2025 : un gel de l’enrichissement pour quelques années et le transfert de son uranium enrichi hors du pays. Mais le monde a changé. L’Iran est considérablement plus faible, et ce qu’il offre n’est que la formalisation d’un état de fait imposé par la force. Washington et Jérusalem ont démontré que frapper l’Iran était faisable sans coûts catastrophiques, ce qui rend la menace de frappes futures d’autant plus crédible.
Les forces en présence : un déséquilibre écrasant
La puissance américaine déployée
Le dispositif militaire américain dans la région est sans équivalent depuis des décennies. L’USS Abraham Lincoln, porte-avions à propulsion nucléaire, opère en mer d’Arabie depuis le 26 janvier avec son groupe aéronaval comprenant trois destroyers lance-missiles. Son pont d’envol accueille des F-35C Lightning II, des F/A-18 Super Hornet, des avions de guerre électronique EA-18G Growler et des appareils de surveillance E-2D Hawkeye. Le 3 février, un F-35C du Lincoln a abattu un drone iranien Shahed-139 qui s’approchait du porte-avions, premier accrochage direct entre les deux forces. L’USS Gerald R. Ford, le navire de guerre le plus avancé jamais construit, estimé à plus de treize milliards de dollars, traverse actuellement l’Atlantique en direction du détroit de Gibraltar. Repéré le 18 février à environ 175 milles au large du Maroc, il pourrait atteindre la Méditerranée orientale dès ce week-end. Trois destroyers de classe Arleigh Burke l’accompagnent.
Quand le secrétaire d’État dit que le déploiement est défensif mais que les forces pourraient agir de manière préemptive, il ne décrit pas une posture militaire. Il décrit un euphémisme. La différence entre défense et attaque disparaît quand on accumule suffisamment d’armes pour raser un pays. À ce niveau de puissance, tout devient offensif par simple gravité.
La réponse iranienne et ses limites
Face à cette démonstration de force, l’Iran tente de projeter une résistance. Araghchi a averti que les forces armées iraniennes étaient prêtes à répondre immédiatement à toute agression. L’Iran, la Russie et la Chine ont lancé l’exercice naval conjoint Maritime Security Belt 2026 dans le détroit d’Ormuz. L’Iran a même partiellement fermé le détroit pour des exercices, rappelant que vingt pour cent du pétrole mondial transite par ce goulet. Mais la réalité est que les capacités militaires iraniennes ont été sévèrement dégradées par les frappes de 2025. Ses systèmes de défense aérienne, ses capacités de projection et ses réseaux de proxies ne sont plus que l’ombre de ce qu’ils étaient.
Israël pousse à l'action maximale
Netanyahu et la ligne dure
Dans cette équation explosive, Israël joue un rôle de catalyseur déterminant. Le premier ministre Benjamin Netanyahu a lancé sa propre mise en garde jeudi, avertissant que si les ayatollahs commettent l’erreur d’attaquer, ils feront face à une riposte qu’ils ne peuvent même pas imaginer. Mais au-delà de la rhétorique, ce sont les préparatifs concrets de Jérusalem qui révèlent l’état d’esprit du gouvernement israélien. Selon deux responsables israéliens cités par Axios, l’État hébreu se prépare à un scénario de guerre dans les prochains jours et pousse pour une approche maximaliste ciblant non seulement le programme nucléaire et le programme de missiles iraniens, mais aussi un changement de régime. Le chef d’état-major des forces de défense israéliennes, Eyal Zamir, a estimé que la guerre pourrait commencer dans un délai de deux semaines à deux mois. Les forces aériennes israéliennes ont déjà mené des exercices simulant une attaque de missiles iraniens contre leurs bases.
Israël ne se contente pas de soutenir une éventuelle frappe américaine. Israël la réclame, la prépare, la calibre. Pour Netanyahu, l’Iran affaibli d’aujourd’hui représente une fenêtre d’opportunité historique, et les fenêtres d’opportunité dans cette région ont la fâcheuse habitude de se refermer dans le sang. La question n’est plus de savoir si Israël veut la guerre, mais si quelqu’un peut encore l’en dissuader.
Le spectre du changement de régime
L’ombre de Reza Pahlavi, fils du dernier Shah d’Iran, plane sur cette crise. L’héritier de la dynastie déchue a publiquement appelé à des frappes ciblées contre le régime iranien. Le Wall Street Journal a rapporté que Trump avait été informé d’une option visant à éliminer de nombreux dirigeants politiques et militaires iraniens afin de renverser le gouvernement. C’est une escalade qualitative qui va bien au-delà de la neutralisation du programme nucléaire. Mais contrairement au Venezuela où Delcy Rodríguez a pu être installée après Maduro, il n’existe pas de successeur naturel à Khamenei. Derrière le Guide suprême se trouve une liste de radicaux tout aussi fanatiques.
La communauté internationale retient son souffle
Les appels à la retenue
Face à cette escalade, les voix internationales tentent de se faire entendre. La France a appelé à privilégier la négociation, estimant la voie diplomatique seule capable d’empêcher l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire. La Russie a exhorté à la retenue. Le ministre chinois Wang Yi a averti que toute guerre impliquant l’Iran aurait des conséquences régionales majeures. Un diplomate a résumé : personne ne souhaite une action militaire dans une région concentrant trente pour cent du pétrole mondial. Mais ces appels semblent tomber dans le vide.
La communauté internationale appelle à la retenue comme on crie dans le vent. Depuis quand les superpuissances écoutent-elles les appels à la retenue quand leurs porte-avions sont déjà en position ? La diplomatie internationale est devenue le chœur grec d’une tragédie dont les protagonistes ont déjà choisi leur destin.
Les enjeux économiques colossaux
Au-delà du drame humain, les enjeux économiques d’un conflit sont vertigineux. Le détroit d’Ormuz, partiellement fermé par Téhéran pour ses exercices, voit transiter vingt pour cent du pétrole mondial. Une guerre pourrait provoquer un choc pétrolier comparable à celui de 1973. L’Inde a déjà réduit ses achats de pétrole iranien. Les pays producteurs du Golfe se retrouveraient en première ligne. L’Iran, même affaibli, conserve la capacité de miner le détroit, de cibler des installations en Arabie saoudite et de frapper des bases américaines avec son arsenal balistique résiduel.
Le président iranien entre défi et réalisme
Les paroles de Pezeshkian
Le président iranien Massoud Pezeshkian tente de maintenir un équilibre entre la posture de défi et le pragmatisme. Sa déclaration résume le dilemme de Téhéran : nous ne voulons pas la guerre, mais s’ils veulent nous imposer leur volonté, devrions-nous l’accepter ? Le chef de l’Organisation de l’énergie atomique a réaffirmé qu’aucun pays ne pouvait priver l’Iran de la technologie nucléaire pacifique. Araghchi a insisté qu’il était venu à Genève avec de véritables idées pour un accord, ajoutant : ce qui n’est pas sur la table, c’est la soumission devant les menaces. Entre fierté nationale et survie, l’espace de manœuvre se rétrécit d’heure en heure.
Il y a une dignité tragique dans la position iranienne, celle d’un pays qui refuse de plier même quand il sait que les forces en présence sont écrasantes. Mais la dignité ne dévie pas les missiles Tomahawk. Et la fierté nationale ne constitue pas un système de défense antimissile. À un moment donné, la survie impose de faire le calcul le plus cruel de tous : celui entre l’honneur et l’existence.
L’AIEA au cœur des tensions
Le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, s’est entretenu avec Araghchi à Genève le 16 février, déclarant que l’agence se trouvait dans une phase cruciale et qu’elle était prête à apporter son soutien. L’Iran avait suspendu sa coopération avec l’agence après la guerre de juin 2025. Selon des responsables américains, l’Iran aurait indiqué une volonté de suspendre son enrichissement pour une période de un, trois ou cinq ans. Des experts ont suggéré que Téhéran pourrait offrir de diluer son stock d’uranium en présence d’inspecteurs internationaux, mais les contours de cette offre restent flous et insuffisants aux yeux de Washington.
Dix jours pour éviter la guerre : les scénarios possibles
Le scénario diplomatique
Le premier scénario verrait l’Iran revenir avec des propositions substantielles dépassant le simple gel de l’enrichissement : concessions sur les missiles balistiques, accès complet des inspecteurs de l’AIEA, engagements vérifiables sur la fin du soutien aux milices régionales. Trump pourrait alors revendiquer un succès diplomatique supérieur au JCPOA de 2015. Mais la probabilité reste extrêmement faible. Les Gardiens de la révolution ne permettraient pas de telles concessions. Comme l’a souligné un analyste, les durs au sein du gouvernement iranien ne laisseront tout simplement pas le leadership faire cela.
L’espoir d’une solution diplomatique est comme une flamme dans la tempête, elle existe encore, mais chaque rafale la rapproche de l’extinction. Le problème fondamental est que les deux camps ont construit des positions publiques dont ils ne peuvent plus reculer sans perdre la face. Et dans cette partie du monde, perdre la face est parfois considéré comme pire que perdre la guerre.
Le scénario militaire
Le deuxième scénario est celui d’une campagne militaire massive et prolongée. Des responsables américains et israéliens ont confié à Axios qu’une telle opération durerait probablement plusieurs semaines. CNN et CBS ont rapporté que l’armée américaine était prête à frapper dès ce week-end. Un conseiller de Trump a déclaré estimer à quatre-vingt-dix pour cent la probabilité d’une action cinétique dans les prochaines semaines. Le sénateur Lindsey Graham a suggéré que les frappes pourraient être à quelques semaines, mais d’autres indiquent un calendrier plus court. Le déploiement du secrétaire d’État Rubio en Israël le 28 février pourrait signaler que les frappes ne sont pas imminentes, ou constituer un leurre, exactement comme en juin dernier.
Conclusion : Le monde au bord du précipice
L’heure des choix irréversibles
Nous voilà au seuil d’un moment qui pourrait redéfinir le Moyen-Orient pour les décennies à venir. Donald Trump a comprimé l’avenir de la région dans un délai de dix jours. L’armada la plus puissante depuis la guerre d’Irak converge vers les eaux iraniennes. Un pays meurtri par la guerre et la répression refuse de plier. Et entre les deux, il n’y a plus qu’un filet de diplomatie aussi fragile que les conversations indirectes transitant par un médiateur omanais. Si aucune percée n’intervient, le Moyen-Orient pourrait basculer dans un conflit d’une ampleur inédite depuis des décennies, avec des conséquences qui dépasseraient largement les frontières de l’Iran. Le compte à rebours est lancé.
Dix jours. C’est le temps qu’il reste pour que la raison l’emporte sur la force. Dix jours pour que des hommes qui se parlent par intermédiaires interposés trouvent les mots que des décennies de méfiance ont rendus presque impossibles à prononcer. Dix jours pour que le monde évite de basculer dans un conflit dont les cicatrices mettraient des générations à guérir. L’histoire retiendra si ces dix jours furent ceux du sursaut ou ceux de la chute.
Un avenir suspendu à un fil
L’Iran doit choisir entre des concessions humiliantes et une guerre dévastatrice. Les États-Unis doivent décider si la destruction militaire est préférable à un accord imparfait. Et le reste du monde doit se préparer à gérer les conséquences d’un choix sur lequel il n’a aucune prise. Le détroit d’Ormuz est encore ouvert. Les missiles sont encore dans leurs silos. Mais le sablier tourne, et chaque grain qui tombe rapproche le monde d’un point de bascule. Dix jours. Peut-être moins.
Signé Maxime Marquette
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.
Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d’offrir une lecture critique des événements.
Méthodologie et sources
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. Les informations factuelles présentées proviennent exclusivement de sources primaires et secondaires vérifiables.
Sources primaires : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d’organisations intergouvernementales, dépêches d’agences de presse internationales reconnues (Reuters, Associated Press, Agence France-Presse, Bloomberg News, Xinhua News Agency).
Sources secondaires : publications spécialisées, médias d’information reconnus internationalement, analyses d’institutions de recherche établies, rapports d’organisations sectorielles (The Washington Post, The New York Times, Financial Times, The Economist, Foreign Affairs, Le Monde, The Guardian).
Les données statistiques, économiques et géopolitiques citées proviennent d’institutions officielles : Agence internationale de l’énergie (AIE), Organisation mondiale du commerce (OMC), Fonds monétaire international (FMI), Banque mondiale, instituts statistiques nationaux.
Nature de l’analyse
Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d’experts cités dans les sources consultées.
Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.
Toute évolution ultérieure de la situation pourrait naturellement modifier les perspectives présentées ici. Cet article sera mis à jour si de nouvelles informations officielles majeures sont publiées, garantissant ainsi la pertinence et l’actualité de l’analyse proposée.
La transparence n’est pas un exercice de style, c’est un engagement envers le lecteur. Dans un monde saturé de désinformation, distinguer les faits vérifiés des interprétations analytiques n’est pas une option, c’est une responsabilité fondamentale envers ceux qui nous accordent leur confiance et leur temps.
Sources primaires
NBC News — Couverture en direct de la réunion inaugurale du Conseil pour la paix — 19 février 2026
Sources secondaires
Axios — Trump says he’ll decide in next 10 days whether to bomb Iran — 19 février 2026
Axios — Trump moves closer to a major war with Iran — 18 février 2026
Axios — U.S. and Iran say progress made in Geneva nuclear talks — 17 février 2026
CNN — Trump launches his Board of Peace with billions pledged for Gaza — 18 février 2026
CNN — US-Iran talks and Ukraine negotiations in Geneva — 17 février 2026
CNN — US sending second aircraft carrier group to Middle East — 13 février 2026
CBS News — As Trump pushes Iran to make a deal, scores of US warplanes join armada — 19 février 2026
The National — Trump’s Board of Peace details Gaza security forces — 19 février 2026
NPR — U.S. and Iran hold second round of nuclear talks in Geneva — 17 février 2026
Al Jazeera — Iran says good progress made in nuclear talks with US in Geneva — 18 février 2026
Israel Hayom — Trump Board of Peace summit Iran warning — 19 février 2026
The War Zone — What Iran’s Naval Exercise With China And Russia Actually Means — 18 février 2026
Iran%E2%80%93UnitedStates_negotiations »>Wikipedia — 2025-2026 Iran-United States negotiations
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