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ANALYSE : Trump donne dix jours à l’Iran avant le point de non-retour
Crédit: Adobe Stock

Des principes directeurs mais pas d’accord

Deux jours avant l’ultimatum, le 17 février, les négociateurs américains et iraniens s’étaient retrouvés à Genève pour un deuxième round de pourparlers indirects, sous la médiation du ministre omanais Badr Al-Busaidi. Côté américain, l’envoyé spécial Steve Witkoff et Jared Kushner menaient les discussions. Côté iranien, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi. Les deux parties communiquent par l’intermédiaire d’Oman, sans contact direct. À l’issue de ces échanges, Araghchi a annoncé qu’un accord sur des principes directeurs avait été trouvé. Les Iraniens se sont engagés à revenir dans les deux semaines avec des propositions détaillées. Un responsable américain a confirmé des progrès, tout en soulignant qu’il restait beaucoup de détails à régler.

Des principes directeurs. C’est le vocabulaire de la diplomatie quand elle essaie de déguiser son impuissance en avancée. On s’est mis d’accord sur le fait qu’il faudrait peut-être s’entendre un jour. Pendant ce temps, les porte-avions avancent, les chasseurs décollent, et le sablier se vide grain par grain.

Des positions irréconciliables

Washington exige le démantèlement complet du programme nucléaire iranien, l’arrêt total de l’enrichissement d’uranium, la restriction du programme de missiles balistiques et la fin du soutien de Téhéran aux groupes armés régionaux hostiles à Israël, notamment le Hezbollah, le Hamas et les Houthis. L’Iran, de son côté, défend farouchement son droit à l’enrichissement à des fins civiles, refuse catégoriquement de négocier son arsenal balistique qu’il considère comme non négociable, et conditionne tout accord à la levée des sanctions qui étranglent son économie depuis des années. Le vice-président JD Vance a résumé la situation avec une franchise brutale : les pourparlers ont avancé sur certains points, mais il est très clair que l’Iran refuse encore de reconnaître les lignes rouges posées par le président. Ce gouffre entre les positions respectives n’est pas un simple écart de négociation. C’est un abîme qui sépare deux visions du monde radicalement incompatibles.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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