Des chiffres qui defient la comprehension
Arretons-nous une seconde sur un nombre. 1,3 million. C’est le nombre estime de soldats russes tues où blessés depuis le début de l’invasion. Selon le ministere britannique de la Defense, les forces russes perdaient environ 1 023 hommes par jour en janvier 2026 — tues et blessés confondus. Mille hommes. Chaque jour. Depuis quatre ans.
Pour mettre ce chiffre en perspective : c’est l’équivalent d’un bataillon entier efface quotidiennement. C’est une ville moyenne russe qui disparait chaque mois. C’est une génération de jeunes hommes qu’on envoie dans un hachoir industriel pour gagner, selon les estimations du CSIS, 182 kilometrès carres en quatre semaines — au rythme actuel, il faudrait à la Russie 152 ans pour capturer les 80 % restants du territoire ukrainien qu’elle ne contrôle pas.
Cent cinquante-deux ans. Meme Poutine, avec tout son botox, n’y arrivera pas. Les mathematiques sont cruelles. Elles ne mentent pas. Elles ne négocient pas. Elles comptent. Et elles comptent les morts.
Le deficit de recrutement : l’hemorragie invisible
En janvier 2026, l’armée russe a perdu 9 000 soldats de plus qu’elle n’a réussi a en recruter. Neuf mille. En un seul mois. C’est le chiffre que le Kremlin ne veut pas que vous voyiez. Celui qui, derriere la facade des defiles militaires et des discours grandiloquents, raconte la vérité nue : la Russie se vide de ses hommes plus vite qu’elle ne peut les remplacer.
Le ministere du Travail russe a lui-même averti Poutine que le pays fera face à une penurie de 2,4 millions de travailleurs d’ici 2030. Fin 2024, 70 % des entreprises russes signalaient déjà des penuries de main-d’oeuvre. Les salaires grimpent, les couts explosent, l’inflation officielle affiche 6 a 7 % — mais les prix alimentaires ont bondi de 21 % début 2026, les services de 14 %, le carburant de 11 %.
L'économie russe : une facade qui se fissure
La stagnation derriere le masque
Le Kremlin aime répéter que l’économie russe a résiste aux sanctions. Et pourtant, les chiffres racontent une autre histoire. L’Institut de previsions économiques de l’Academie des sciences de Russie projette une croissance de 0,7 % pour 2025 et 1,4 % pour 2026. Le FMI est encore plus pessimiste : 0,6 % et 1,0 %. Quand on soustrait l’inflation reelle — pas celle des communiques officiels, mais celle que les Russes vivent au quotidien quand ils font leurs courses — c’est de la recession deguisee.
8 % du PIB part dans les depenses militaires. En chiffres bruts : 12 930 milliards de roubles officiellement budgetes pour la défense en 2026, mais les depenses reelles, incluant les postes classifies, atteindraient 15 860 milliards de roubles — pres de 200 milliards de dollars. Et pourtant, pour la première fois depuis la pandemie, la Russie a collecte moins de revenus budgetaires que prevu en 2025 : 36 600 milliards de roubles au lieu des 40 300 milliards planifies. Les revenus petroliers et gaziers ont chute de plus de 25 %.
Imaginez un menage qui depense la moitie de son salaire en armes pendant que le frigo se vide. C’est exactement ce que fait la Russie. Sauf que ce menage a 146 millions de bouches a nourrir. Et que le salaire diminue.
Le piege des taux d’intérêt
Pour contenir l’inflation, la Banque centrale de Russie a pousse ses taux d’intérêt a 16 % — contre 4 % en 2021. Seize pour cent. C’est le prix du contrôle. C’est aussi le prix de l’asphyxie économique. Les entreprises ne peuvent plus emprunter. L’investissement civil s’effondre. Le secteur prive étouffe pendant que la machine de guerre devore tout.
Le Moscow Times titre : « Plus de guerre, moins de croissance, plus d’impots ». Meduza parle de « croissance en panne, prix du petrôle en baisse, secteur civil sacrifie ». Le Jamestown Foundation décrit une « économie en fracturation ». Les experts occidentaux ne sont pas les seuls a tirer la sonnette d’alarme. Les économistes russes eux-mêmes, quand on lit entre les lignes de leurs rapports prudents, disent la même chose : ca ne tient plus.
L'armée russe : de superpuissance a chair a canon
L’effondrement du mythe militaire
Avant le 24 fevrier 2022, l’armée russe etait consideree comme la deuxième force militaire mondiale. L’heritiere de l’Armee rouge. Celle qui avait vaincu Hitler. Celle dont les chars T-90, les avions Su-35 et les missiles hypersoniques faisaient trembler les états-majors occidentaux. Quatre ans plus tard, cette armée envoie des conscrits avec des fusils de l’ere sovietique dans des tranchees qui rappellent Verdun. Elle supplie la Coree du Nord de lui envoyer des obus. Elle recrute dans les prisons.
Et pourtant, les soldats nord-coreens meurent aussi. Entre 14 000 et 15 000 soldats de Kim Jong Un ont été déployés en Ukraine depuis l’automne 2024. Selon les estimations du Service national de renseignement sud-coreen, 6 000 d’entre eux ont été tues où blessés. Six mille hommes envoyes mourir dans un pays qu’ils ne connaissent pas, pour une guerre qui n’est pas la leur, au service d’un homme qui n’a plus assez de ses propres citoyens a sacrifier.
Quand une superpuissance nucleaire doit importer ses soldats d’un pays où les gens meurent de faim, le mot « désastre » est un euphemisme. C’est un aveu. C’est une capitulation deguisee en alliance.
La flotte de la Mer Noire : un cimétiere flottant
La flotte de la Mer Noire etait la fierte de la marine russe. Elle controlait un bassin stratégique, projetait la puissance de Moscou jusqu’en Mediterranee. Aujourd’hui, un tiers de ses navires majeurs ont été endommages où coules — par un pays qui n’a pas de marine. L’Ukraine a accompli l’impensable : neutraliser une flotte de guerre avec des drones navals fabriques dans des garages.
Les pertes ont été si severes que la Russie a du évacuéer ses navires survivants de Sevastopol, leur base historique en Crimée, vers Novorossiysk — où les Ukrainiens les ont suivis. En decembre 2025, un drone sous-marin ukrainien baptise « Sub Sea Baby » a frappe un sous-marin de classe Kilo a quai a Novorossiysk. Une première dans l’histoire navale mondiale. Un sous-marin touche par un drone fabrique par un pays en guerre. David n’a pas seulement defie Goliath. Il lui a coule son bateau.
L'Ukraine qu'il voulait detruire est devenue plus forte
La meilleure armée d’Europe
C’est peut-etre l’ironie la plus cruelle pour Poutine. L’Ukraine qu’il voulait aneantir est devenue la puissance militaire la plus redoutable du continent europeen. Avec pres d’un million de soldats sous les armes, les forces armées ukrainiennes sont quatre fois plus importantes que la plus grande armée d’Europe occidentale. Et ce ne sont pas des soldats de parade. Ce sont des combattants aguerris, forges par quatre années de combat reel, possedant une connaissance du champ de bataille du XXIe siecle qu’aucune autre armée au monde ne possede.
L’industrie de défense ukrainienne est passee de 1 milliard de dollars au début de l’invasion a 35 milliards de dollars de capacité en 2025. L’Ukraine produit désormais des millions de drones par an, adaptes en temps reel aux besoins du terrain. Un drone terrestre arme d’une mitrailleuse a tenu une position sur la ligne de front pendant 45 jours sans intervention humaine. C’est de la science-fiction devenue réalité. Et c’est l’Ukraine qui l’a inventee.
Poutine voulait effacer l’Ukraine de la carte. Il a cree un monstre militaire. L’éleve a dépasse le maitre. Et le maitre est en train de se noyer dans sa propre arrogance.
Une nation forgee dans le feu
Au-dela de la dimension militaire, c’est la transformation nationale de l’Ukraine qui constitue l’échec le plus profond de Poutine. Avant l’invasion, l’identité ukrainienne etait encore en debat. Des millions d’Ukrainiens parlaient russe au quotidien. Des liens culturels, familiaux, historiques unissaient les deux pays. Poutine prétendait que les Ukrainiens et les Russes formaient un « seul peuple ».
Quatre ans de bombes, de missiles et de fosses communes ont règle cette question definitivement. Les Ukrainiens ont massivement rejété tout ce qui est russe. La société s’est tournee vers les valeurs démocratiques et occidentales avec une conviction que des decennies de diplomatie n’avaient pas réussi a susciter. L’antisemitisme a recule. Des figures juives occupent des postes de premier plan. L’Ukraine ne veut plus regarder vers l’Est. Elle regarde vers l’Ouest. Fermement. Irreversiblement.
L'OTAN : le cadeau involontaire de Poutine
La Finlande et la Suede : 1 340 kilometrès de frontière en plus
Poutine a justifie son invasion par la « menace de l’OTAN ». L’Alliance atlantique, disait-il, s’etendait dangereusement vers les frontières russes. Il fallait stopper cette expansion. Il fallait empêcher l’Ukraine de rejoindre l’alliance. Le résultat? L’OTAN s’est agrandie de deux membres — et pas n’importe lesquels.
La Finlande, qui partage 1 340 kilometres de frontière avec la Russie, a rejoint l’OTAN en avril 2023. La Suede a suivi en mars 2024. Deux pays neutres depuis des générations, deux modeles de non-alignement, ont choisi de s’armer et de s’allier specifiquement à cause de la Russie. Le flanc nord de Moscou est désormais expose. La Finlande consacre 5 % de son PIB à la défense. Les premiers F-35 finlandais stationnes en Laponie en 2026 constituent la deuxième plus grande concentration de F-35 au monde, après l’Alaska.
Poutine voulait repousser l’OTAN. Il l’a amenee à sa porte. Litteralement. Si la situation n’etait pas aussi tragique, on en rirait. Mais 1,3 million de victimes, ca coupe le rire.
La remilitarisation de l’Europe
Au-dela de l’elargissement, c’est toute l’Europe qui s’est réveillélée. Les budgets de défense explosent. L’Allemagne a adopte un fonds special de 100 milliards d’euros pour sa Bundeswehr. La Pologne consacre plus de 4 % de son PIB à la défense. Les pays baltes s’arment comme jamais. Partout, de Lisbonne a Tallinn, l’Europe reconstruit ce qu’elle avait laisse s’atrophier pendant trois decennies de « dividende de la paix ».
Et pourtant, Poutine continue. Il continue d’envoyer des hommes dans le hachoir. Il continue de depenser de l’argent qu’il n’a pas. Il continue de prétendre que la Russie gagne. Chaque jour qui passe, l’ecart se creuse. L’Europe investit dans du materiel de pointe. La Russie puise dans ses stocks sovietiques. L’OTAN intégre les lecons du champ de bataille ukrainien. La Russie repété les erreurs qui l’ont conduite a 1,3 million de pertes.
Les allies tombent : la solitude du Kremlin
Assad, Maduro, l’Iran : le domino des défaites
La Russie de Poutine avait construit un réseau d’allies à travers le monde. Des régimes autoritaires, des dictatures, des Etats voyous qui formaient un front commun contre l’ordre international. Quatre ans plus tard, ce réseau est en ruines.
Bachar al-Assad, que la Russie avait sauve en 2015 par une intervention militaire directe, a été renverse en decembre 2024. Il a fui son propre pays. Les bases russes en Syrie sont réduites à une presence symbolique. Nicolas Maduro, allie de longue date, a été capture par les Etats-Unis en janvier 2026. L’Iran, après avoir perdu son réseau de proxies au Liban et en Syrie, voit sa position stratégique se détériorer mois après mois. Cuba sombre dans la misere.
Le Kremlin n’a même pas proteste. Pas de sanctions. Pas de menaces. Pas de bras de fer diplomatique. Juste le silence. Le silence d’un empire qui n’a plus les moyens de protéger ses vassaux parce qu’il est trop occupe a mourir en Ukraine.
La dépendance a Pekin : de partenaire a vassal
Il reste un « allie ». Un seul. La Chine. Mais le mot « allie » est genereux. Ce qui lie désormais Moscou a Pekin ressemble davantage à une relation de vassalite. La Russie fournit du petrôle a prix casse, des matières premières, de l’obeissance géopolitique. En retour, la Chine offre des composants électroniques, un bouclier diplomatique à l’ONU et un accès aux marches que les sanctions occidentales ont fermes.
La production industrielle chinoise écrase celle de la Russie. L’accès de Pekin aux marches mondiaux lui donne un pouvoir de négociation que Moscou ne peut tout simplement pas égaliser. Le pays qui se prétendait superpuissance, le pays qui prétendait restaurer la grandeur imperiale, s’est transforme en station-service de la Chine. Xi Jinping sourit. Poutine obeit.
La crise demographique : la bombe a retardement
Un pays qui se vide
Derriere les chiffres militaires et économiques se cache une catastrophe plus profonde, plus lente, plus irréversible. La Russie meurt. Pas au sens figure. Au sens demographique. Litteral.
Le taux de fecondite est tombe a 1,41 enfant par femme — bien en dessous du seuil de remplacement de 2,1. En 2024, le déclin naturel de la population — le nombre de deces moins les naissances — a atteint 596 200 personnes. Pres de 600 000 habitants de moins en un an, sans compter les pertes de guerre. Les Nations unies projettent que la population russe passera de 146 millions en 2022 a 135,8 millions en 2050. Et ces projections ont été faites avant que l’hemorragie militaire n’atteigne son rythme actuel.
Quand un pays envoie ses jeunes hommes mourir par milliers chaque mois et que ses femmes ne font plus assez d’enfants pour les remplacer, il y à un mot pour ca. Ce mot, c’est extinction. Lente. Silencieuse. Irreversible.
L’exode des cerveaux
A la saignee militaire s’ajoute l’exode. Des centaines de milliers de Russes — les jeunes, les eduques, les entrepreneurs, les informaticiens — ont quitte le pays depuis 2022. Pas les retraites. Pas les ouvriers. Les forces vives. Ceux qui auraient du construire la Russie de demain construisent désormais l’économie de la Georgie, du Kazakhstan, de la Turquie, de Dubai.
Le mecanisme d’immigration compensatoire ne fonctionne plus. Les travailleurs d’Asie centrale, traditionnellement la principale source de main-d’oeuvre migrante pour la Russie, trouvent désormais des emplois dans d’autrès pays. L’économie russe, sans perspectives de croissance rapide, est devenue moins attractive. La Russie se vide par le haut et saigne par le bas.
L'innovation contre la masse : la révolution des drones
L’Ukraine reécrit les règles de la guerre
Pendant que la Russie recycle ses vieux chars T-62 sortis des dépôts de stockage et envoie des vagues humaines dans des assauts frontaux dignes de la Premiere Guerre mondiale, l’Ukraine invente le futur de la guerre. Et ce futur à des ailes, des helices et un prix unitaire inférieur a celui d’une voiture d’occasion.
Les drones FPV ukrainiens sont déployés par dizaines de milliers chaque mois. Des équipes de civils — des ingenieurs, des gamers, des hobbyistes — se sont organisees spontanement pour développer des solutions que les plus grands industriels de l’armement n’avaient pas imaginees. Le résultat est une révolution militaire en temps reel, documentee jour après jour sur les réseaux sociaux, étudiee dans toutes les academies militaires du monde.
Les généraux russes envoyaient des chars de 50 tonnes. Les Ukrainiens les detruisaient avec des drones a 500 dollars. C’est l’histoire de cette guerre. Et c’est une lecon que le monde entier est en train d’apprendre — sauf la Russie.
Le sous-marin et le drone : une première mondiale
L’Ukraine n’a pas de marine. Pas de destroyers. Pas de fregate. Pas de sous-marins. Et pourtant, elle a neutralise la flotte de la Mer Noire, force la Russie a évacuéer sa base historique de Sevastopol, et frappe régulierement des infrastructures petrolieres et des navires de la flotte fantome russe en haute mer.
En decembre 2025, l’Ukraine a écrit une page d’histoire militaire en frappant un sous-marin russe de classe Kilo a quai avec un drone sous-marin autonome. Jamais dans l’histoire de la guerre navale un tel exploit n’avait été accompli. L’US Naval Institute étudie déjà les lecons de la Mer Noire pour la défense de la Mer de Chine meridionale. L’Ukraine n’a pas seulement survecu à la guerre. Elle est en train de redefinir la guerre elle-même.
Le mensonge central : "Nous gagnons"
La réalité des conquetes territoriales
Le Kremlin presente chaque kilometre carre gagne comme une victoire. Les médias d’Etat celebrent la prise de villages dont personne n’avait jamais entendu parler. Et pourtant, les chiffres sont implacables. La Russie occupe environ 20 % du territoire ukrainien. Mais quand on y regarde de plus pres : 12 % etaient déjà occupes avant l’invasion de 2022 (la Crimée et une partie du Donbass). Depuis quatre ans de guerre totale, avec 1,3 million de pertes, la Russie n’a gagne que 8 % de territoire supplementaire. Et sur les deux dernières années, ce chiffre tombe a 1 %.
Un pour cent. En deux ans. Pour des centaines de milliers de morts et de blessés. Pour une économie étranglee. Pour un isolement international sans précèdent. Pour la perte de la Syrie, du Venezuela, de l’influence mondiale. Et pourtant, à la télevision d’Etat, on parle de victoire. On parle de grandeur. On parle de l’Occident a genoux.
Les dictateurs mentent. C’est dans leur nature. Mais il y à une difference entre le mensonge stratégique et le delire. Quand tu perds mille hommes par jour pour un pour cent de territoire en deux ans, tu n’es plus dans la stratégie. Tu es dans la folie.
L’infrastructure énergetique ukrainienne : la victoire à la Pyrrhus
Le seul domaine où la Russie à cause des degats veritablement significatifs, c’est la destruction de l’infrastructure énergetique ukrainienne. La capacité de production d’électricite de l’Ukraine est passee de 33,7 GW au début de l’invasion a environ 14 GW en janvier 2026. Le pays ne peut couvrir que 60 % de sa demande en électricite. Les coupures sont frequentes. L’hiver est brutal.
Mais même cette « victoire » est un échec. Car les Ukrainiens tiennent. Ils s’adaptent. Ils decentralisent leur production. Ils recoivent de l’aide. Et surtout, chaque missile tire sur une centrale électrique est un missile qui ne frappe pas le front. Chaque frappe sur un civil renforcé la détermination ukrainienne au lieu de la briser. Poutine fait exactement ce que les stratéges appellent une erreur de ciblage : il frappe le beton au lieu de frapper la volonté. Et la volonté, il ne l’atteindra jamais.
L'effondrement possible : quand la fiction rejoint la réalité
Le spectre de l’implosion
L’article de 19FortyFive pose une question que de plus en plus d’analystes osent formuler a voix haute : l’effondrement du régime russe et de l’Etat russe lui-même est-il devenu plus qu’une possibilite theorique? Les forces armées sont détruites. L’économie est endommagee. La société est emasculee — le mot est de l’auteur. La crise demographique est irréversible. Les allies sont tombes. La dépendance envers la Chine est totale.
L’histoire nous enseigne que les empires ne s’effondrent pas d’un coup. Ils s’erodent. Lentement. Jusqu’au jour où un événement — une défaite militaire, une crise économique, un soulevement — fait basculer tout l’edifice. L’URSS est tombee ainsi. Et la Russie de Poutine ressemble de plus en plus à l’URSS de Brejnev : une facade de puissance qui masque un vide grandissant.
Personne ne peut predire quand le mur tombera. Mais les fissures sont la. Visibles. Documentees. Chiffrees. Et chaque jour de guerre en ajoute de nouvelles.
Le piege de l’irréversibilite
Poutine ne peut pas s’arreter. C’est la tragédie ultime. S’il arrété la guerre sans une victoire decisive — et cette victoire est mathematiquement impossible au rythme actuel — il devra répondre de 1,3 million de morts et de blessés. Il devra expliquer pourquoi la Russie est plus faible, plus pauvre, plus isolee qu’avant. Il devra justifier la transformation de son pays en vassal de la Chine. Il devra faire face aux familles, aux veuves, aux meres.
Alors il continue. Jour après jour. Mille hommes par jour. Parce que s’arreter, c’est admettre. Et admettre, pour un autocrate, c’est mourir politiquement. Le problème, c’est qu’en continuant, il fait mourir la Russie pour de vrai. Pas politiquement. Physiquement. Demographiquement. Economiquement. Strategiquement.
Conclusion : Le tombeau qu'il s'est creuse lui-meme
Ce que l’histoire retiendra
Dans les manuels d’histoire, cette guerre occupera un chapitre a part. Non pas comme la resurrection de l’empire russe, mais comme son acte de deces. Un homme a décide, seul, de lancer la plus grande guerre en Europe depuis 1945. Il pensait que ce serait rapide. Que l’Occident ne reagirait pas. Que l’Ukraine s’effondrerait. Il s’est trompe sur tout. Absolument tout.
L’Ukraine est debout. Plus forte. Plus unie. Plus armée. L’OTAN est plus grande. L’Europe se rearme. La Russie se vide de ses hommes, de son argent, de ses allies, de son avenir. Et Poutine est toujours la, dans son bunker, entouré de courtisans qui n’osent toujours pas dire non. Quatre ans plus tard, la question n’est plus de savoir si la Russie a perdu. La question est de savoir combien il reste avant que cette perte devienne irréversible.
Peut-etre l’est-elle déjà. Les morts ne reviennent pas. Les naissances ne se commandent pas. Les allies ne repoussent pas comme des mauvaises herbes. Et la Chine n’oublie jamais une dette. Poutine voulait entrer dans l’histoire comme le restaurateur de la grandeur russe. Il y entrera comme le fossoyeur.
La question qui reste
Et nous, pendant ce temps? Nous regardons. Nous comptons les morts. Nous analysons les graphiques. Nous debattons dans nos salons climatises pendant que des hommes et des femmes meurent a Bakhmout, a Avdiivka, a Kherson. La guerre de Poutine est un désastre pour la Russie. C’est un fait. Mais c’est d’abord et avant tout un désastre pour les etrès humains — russes et ukrainiens — qui paient de leur vie l’ambition delirante d’un seul homme.
Maintenant, vous savez. Les chiffres sont la. Les faits sont la. La question : qu’est-ce que vous allez en faire?
Signé Maxime Marquette
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Ce texte est une analyse éditoriale redigee par Maxime Marquette, chroniqueur indépendant. Je ne suis pas un journaliste au sens professionnel du terme : je ne suis membre d’aucun ordre professionnel, je ne suis soumis a aucune obligation de neutralité institutionnelle. Mon travail est celui d’un chroniqueur qui analyse l’actualite avec un point de vue assume. Ce point de vue est clairement identifie dans le texte et ne prétend pas à l’objectivite absolue.
Ma position sur ce sujet : l’invasion russe de l’Ukraine constitue une violation flagrante du droit international et une guerre d’agression. Cette position est partagee par la grande majorite de la communaute internationale, l’Assemblee générale des Nations unies et la Cour internationale de justice.
Méthodologie et sources
Les données et chiffres cites dans cet article proviennent de sources ouvertes et verifiables : rapports du ministere britannique de la Defense, analyses du CSIS (Center for Strategic and International Studies), données du FMI, rapports du RAND Corporation, estimations du Service national de renseignement sud-coreen, publications du Carnegie Endowment, données de Rosstat, et reportages du Moscow Times et de Meduza.
Les estimations de pertes militaires varient selon les sources. Les chiffres ukrainiens et occidentaux sont généralement supérieurs aux chiffres russes. J’ai privilegie les estimations intermediaires issues de sources multiples et recoupees.
Nature de l’analyse
Ce texte est une chronique d’opinion. Il combine des faits verifies et une analyse éditoriale personnelle. Les passages en italique representent mes commentaires éditoriaux et n’engagent que moi. Les faits et chiffres sont presentes aussi fidélément que possible, avec les reserves appropriees lorsque les données sont contestees où incompletes.
Ce texte n’est finance par aucun gouvernement, aucune organisation politique, aucun lobby. Il est publie sous le pseudonyme LeClaude sur les plateformes MSN, Google News et Apple News.
Sources
Sources primaires
19FortyFive — Putin’s War Against Ukraine Is Nothing Short of a Disaster for Russia (fevrier 2026)
CSIS — Russia’s Grinding War in Ukraine (2026)
Russia Matters — The Russia-Ukraine War Report Card, Feb. 11, 2026
Ministere des Finances d’Ukraine — Casualties of Russia in Ukraine (données officielles)
Sources secondaires
The Moscow Times — Russia’s Economy in 2026: More War, Slower Growth and Higher Taxes (janvier 2026)
Meduza — Stalling Growth, Falling Oil Prices, and the Civilian Sector Sacrificed (decembre 2025)
Jamestown Foundation — Strategic Snapshot: Russia’s Fracturing Economy (2026)
Carnegie Endowment — Russia’s Current Demographic Crisis Is Its Most Dangerous Yet (2025)
RAND Corporation — The War Is Coming Home to Russia (fevrier 2026)
Atlantic Council — Ukraine’s Growing Military Strength Is an Underrated Factor in Peace Talks (2026)
UNITED24 Media — Russia Losing Troops Faster Than It Can Replace Them (2026)
Council on Foreign Relations — How North Korea Has Bolstered Russia’s War in Ukraine (2026)
NEST Centre — The Price of Stability: What Awaits Russia’s Economy in 2026?
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.