Skip to content
ANALYSE : L’Ukraine a besoin de 250 000 soldats de plus pour inverser le cours de la guerre
Crédit: Adobe Stock

Pokrovsk, Myrnograd, Lyman : les noms que le monde oublie

Il y à des noms de villes que le monde a appris à connaître depuis février 2022. Bakhmout. Marioupol. Avdiivka. Des noms devenus synonymes de résistance acharnée, puis de chute douloureuse. Aujourd’hui, les noms qui devraient hanter les manchettes sont Pokrovsk, Myrnograd, Lyman, Siversk, Sloviansk. Des villes où l’Ukraine mène un combat de survie quotidien contre une machine militaire russe qui avance avec la patience d’un rouleau compresseur.

Les forces russes contrôlent entre 80 et 90 % de la ville de Pokrovsk. Myrnograd est tombée le 4 février 2026. L’écart entre les positions ukrainiennes restantes et l’encerclement complet est estimé à cinq kilomètres. Cinq kilomètrès. La distance entre votre maison et le supermarché. La distance entre la résistance et l’anéantissement. Les troupes russes avancent en moyenne de 70 mètrès par jour dans ce secteur. C’est lent. C’est méthodique. C’est inexorable.

Soixante-dix mètrès par jour. Ça ne semble rien. Et pourtant, soixante-dix mètrès par jour, c’est un terrain de football tous les deux jours. C’est un quartier par semaine. C’est une ville par mois. Le rouleau compresseur ne s’arrête jamais.

Les tactiques de l’avancée russe

La méthode russe est connue. Elle est documentée. Elle est dévastatrice dans sa simplicité. Des groupes d’infiltration légers sur des véhicules rapides — motos, buggies — pénètrent les lignes ukrainiennes affaiblies. Derrière eux, des équipes techniques installent des antennes et des amplificateurs de signal pour renforcér les opérations de drones dans les zones conquises. La Russie maximise sa supériorité en aviation et en missiles balistiques tactiques. Dans le secteur de Pokrovsk seul, les envahisseurs ont mené 28 tentatives d’assaut en une journée, ciblant les positions ukrainiennes autour de Rodynske, Myrnograd, Kotlyne, Oudatchne et Molodetske. Les défenseurs en ont repoussé 21. Mais les sept autrès ont réussi.

Et c’est là que le manque d’effectifs devient mortel. Sept percées sur vingt-huit tentatives, ça peut sembler un bon ratio défensif. Mais quand les unités qui défendent ces positions sont à 30 % de leur capacité, chaque percée devient une hémorragie qui ne peut pas être colmatée. Il n’y a pas de réserve. Il n’y a pas de deuxième ligne. Il n’y a que des hommes et des femmes épuisés qui tiennent par la volonté, le courage, et la conviction que derrière eux, il n’y a plus rien.

Encadré de transparence du chroniqueur

Positionnement éditorial

Ce texte est une analyse éditoriale rédigée par Maxime Marquette, chroniqueur indépendant. Je ne suis pas journaliste et ne prétends pas à la neutralité journalistique. Mon travail est celui d’un commentateur engagé qui assume ses prises de position. Je considère l’invasion russe de l’Ukraine comme une violation flagrante du droit international et une menace directe pour la sécurité européenne. Cette conviction transparaît dans mon analyse et je l’assume pleinement.

Mon positionnement pro-ukrainien ne signifie pas que je refuse la nuance où les faits. Tous les chiffres, déclarations et informations présentés dans cet article sont vérifiables et proviennent de sources identifiées. Le lecteur est invité à consulter ces sources et à se forger sa propre opinion.

Méthodologie et sources

Cet article s’appuie sur des reportages de The Times, des déclarations publiques de responsables militaires et diplomatiques (Philip Breedlove, Kurt Volker, Boris Johnson), des données de sources ouvertes (Mediazona, CSIS, estimations ukrainiennes officielles), ainsi que des analyses d’institutions reconnues (Atlantic Council, Critical Threats). Les chiffres de pertes russes varient selon les sources et les méthodologies de comptage. J’ai présenté plusieurs estimations pour permettre au lecteur d’apprécier l’étendue des données disponibles.

Les estimations ukrainiennes des pertes russes sont généralement considérées comme les plus élevées. Les vérifications indépendantes (Mediazona, BBC) fournissent des chiffres planchers basés sur des identifications individuelles. La réalité se situe vraisemblablement entre les deux.

Nature de l’analyse

Ce texte est une chronique éditoriale, pas un reportage factuel. Il combine des faits vérifiés avec une analyse personnelle et une mise en perspective qui reflète mes convictions. Les passages en italique sont des réflexions éditoriales personnelles clairement identifiées comme telles. Le lecteur est encouragé à croiser les informations avec d’autrès sources et à exercer son esprit critique.

Je publie sous le pseudonyme LeClaude sur les plateformes MSN, Google News et Apple News.

Sources

Sources primaires

UNN — Ukraine needs to mobilize another 250,000 troops to turn the tide at the front — The Times

The Washington Post — Ex-UK Prime Minister Johnson calls on allies to send noncombat troops to Ukraine ahead of ceasefire

European Parliament — Parliament approves 90 billion euro Ukraine support loan package

Ukrainska Pravda — Revealed: how Orban blocked 90 billion euro loan for Ukraine

Kyiv Indépendent — Ukrainian infantry fight to survive on the Pokrovsk front as Russia closes in

Critical Threats — Russian Offensive Campaign Assessment, February 21, 2026

Sources secondaires

Atlantic Council — Ukraine’s robot army will be crucial in 2026 but drones can’t replace infantry

Mediazona — Russian losses in the war with Ukraine, updated count

CSIS — Russia’s Grinding War in Ukraine

Kyiv Post — UK Should Send Non-Combat Troops to Ukraine Now — Boris Johnson

RFE/RL via GlobalSecurity — As Russia’s War On Ukraine Nears Fifth Year, Analysts See Frozen Prospects For Peace

Defense Express — 1451 Days of Russia-Ukraine War: Russian Casualties in Ukraine

SCEEUS — The Ukrainian Mobilization Challenge: Military and Society During Full-Scale War

Ukraine Today — Ukraine needs 250,000 more troops to defeat Russia — The Times

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu