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ANALYSE : Pourquoi les États arabes sont terrifiés par une guerre américaine contre l’Iran
Crédit: Adobe Stock

Vingt-cinq minutes qui ont changé la donne

Pour comprendre la terreur des États arabes, il faut rembobiner jusqu’au 22 juin 2025. Ce jour-là, les États-Unis ont lancé l’Opération Midnight Hammer — la seule action offensive américaine dans la guerre de douze jours entre Israël et l’Iran. En 25 minutes, plus de 125 avions américains, dont sept bombardiers B-2 Spirit, ont largué 75 munitions guidées sur trois sites nucléaires iraniens : Fordow, Natanz et le centre technologique d’Ispahan. Quatorze bombes GBU-57 de type « bunker buster » — les plus grosses bombes conventionnelles de l’arsenal américain — ont percé les installations souterraines.

Le Pentagone a estimé que le programme nucléaire iranien avait été retardé d’environ deux ans. Victoire tactique, dira-t-on à Washington. Mais dans les capitales du Golfe, le bilan se lit autrement. Parce que la riposte iranienne est venue. Et elle n’a pas visé les États-Unis.

On frappe depuis le ciel. On répart au-dessus des océans. Et ce sont les voisins qui ramassent les éclats. C’est toute l’histoire du Moyen-Orient racontée en une seule opération militaire.

Al-Udeid : la base qui a tremblé

Lors de la guerre des douze jours, l’Iran a frappé la base aérienne d’Al-Udeid au Qatar — le plus grand hub militaire américain dans la région. Aucune victime, mais le message était dévastateur. Al-Udeid abrite le quartier général avancé du CENTCOM. Plus de 10 000 militaires américains y sont stationnés en temps normal. Les Qataris qui vivent autour de la base ont vu les défenses antimissiles s’activer. Ils ont entendu les interceptions. Le souvenir reste frais. Il reste brûlant.

Et ce n’était qu’un avertissement. L’Iran dispose d’un arsenal de missiles balistiques, de missiles supersoniques, de drones et de milices réparties dans toute la région. Le commandant de la marine des Gardiens de la Révolution a déclaré être « prêt à fermer le détroit d’Ormuz ». L’arsenal naval iranien comprend environ 5 000 à 6 000 mines marines, une vingtaine de sous-marins et un réseau de missiles côtiers antinavires couvrant l’intégralité du détroit.

Encadré de transparence du chroniqueur

Positionnement éditorial

Je ne suis PAS journaliste. Je suis chroniqueur indépendant. Cette analyse est écrite depuis une posture éditoriale anti-guerre et pro-diplomatie. Je considère que les interventions militaires américaines au Moyen-Orient ont systématiquement produit plus de souffrance, plus d’instabilité et plus de radicalisation qu’elles n’en ont résolu. Cette position est assumée et transparente.

Je ne prétends pas à la neutralité. La neutralité face à la menace d’une guerre qui pourrait déstabiliser une région entière et coûter des milliers de vies civiles n’est pas de l’objectivité. C’est de l’indifférence. Je prends parti pour la diplomatie, pour le dialogue et pour les populations civiles qui paieront le prix d’un conflit qu’elles n’ont pas choisi.

Méthodologie et sources

Cette analyse s’appuie sur des sources ouvertes et vérifiables : rapports de think tanks (Quincy Institute, CSIS, Chatham House, Atlantic Council), couverture médiatique internationale (Al Jazeera, CNN, NPR, BBC, The National), déclarations officielles des gouvernements concernés et analyses d’experts régionaux. Les faits militaires cités (déploiements, capacités, opérations) sont issus de sources du Pentagone et de médias spécialisés en défense.

Les chiffres et dates sont vérifiés par recoupement de multiples sources. Les citations sont attribuées. Les analyses et opinions sont clairement identifiées comme telles.

Nature de l’analyse

Ce texte est une chronique d’analyse géopolitique, pas un reportage factuel. Il combine des faits vérifiés avec une interprétation éditoriale assumée. Le lecteur est invité à consulter les sources primaires listées ci-dessous pour se forger sa propre opinion. La vérité n’appartient à personne. Mais le silence face à la menace de guerre est une forme de complicité.

Sources

Sources primaires

Responsible Statecraft — Why Arab states are terrified of US war with Iran

Al Jazeera — Gulf countries gear up diplomacy to stave off US-Iran escalation

CNN — US and Iran conclude high-stakes talks in Oman

The National — Saudi Arabia will not allow airspace to be used for attack on Iran

Khaleej Times — UAE will not allow use of airspace, territory, waters for attacks on Iran

Al Jazeera — Tracking the rapid US military build-up near Iran

NPR — Trump mulls Iran options as US forces move into position

Sources secondaires

Chatham House — Why are Middle Eastern governments lobbying against a US attack on Iran?

ECFR — Traps and limits: Why Trump bombing Iran won’t deliver what he wants

The National — Iran’s brief closure of Strait of Hormuz sends message to US

Gulf International Forum — The Uncontainable Consequences of a War with Iran

CSIS — What Operation Midnight Hammer Means for the Future of Iran’s Nuclear Ambitions

CNBC — Iran partially closes Strait of Hormuz as Tehran holds talks with US

Al Jazeera — What would blocking Strait of Hormuz mean for oil and LNG?

Al Jazeera Centre for Studies — Why Trump Hesitates to Go to War with Iran

Washington Times — Saudi Arabia, UAE say they will not assist the US in strikes against Iran

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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